‹ Thomas JeffersonChapitre 133 sur 212 · DESTITUTIONS · texte numérisé non relu

DESTITUTIONS

en masse de nature à « révolter lès nouveaux convertis cl à les rejeter sous la discipline de leurs anciens chefs, alors sans soldats »

Trois jours après avoir pris la responsabilité du gouvernement , Jefferson écrivait à Monroe : « Il faut bien, je le sais, prononcer quelques destitutions, mais il faut en prononcer le moins possible, peu à peu, et ne les motiver que sur quelque malversation ou quelque incapacité flagrante Entre les garder et les renvoyer tous, il y a une conduite intermédiaire à suivre , que nous n'avons pas encore, arrêtée , et que nous n’arrêterons pas avant que toute l’administration ne soit réunie. Même alors peut-être ne procéderonsnous qu’à tâtons, balançant nos mesures d’après l’impression qu'elles pourront produire*. «

Le discours d’inauguration que le nouveau president adressa au sénat fut son premier ballon d’essai. Il y prodiguait les plus sages conseils aux républicains et les plus douces caresses aux fédéralistes: « La volonté de la majorité doit toujours prévaloir, cela est incontestable; maisque personne n’oublie ce principe sacré : pour que cette volonlésoitlégitime, il faut qu’ellcsnit raisonnable. La minorité a des droits égaux, que des lois égales doivent protéger, et qu’on ne peut violer sans oppression. Unissons-nous donc, concitoyens, d’un seul cœur et d'une seule voix... Toute différence d’opinion n’implique pas une différence de principes. Nous avons appelé de noms divers des frères enfants du même prin-

1 Jefferson bu colonel Monroe, 7 mars 1601. — IV'orlt* of Jtfftrton, t, IV, p. 368.

» Ibid.

Page 1