‹ Thomas JeffersonChapitre 132 sur 212 · SE MONTRE K CONCILIANT · texte numérisé non relu

SE MONTRE K CONCILIANT

honnête des amis'du bien public qui se rattachait encore par habitude aux fédéralistes, comme aux défenseurs naturels du hou ordre, mais qui commençait à douter de leur sagesse et de leur patriotisme depuis que, par leurs manœuvres pour empêcher l'élection de leur plus dangereux adversaire, ils avaient failli troubler la paix intérieure du pays : a Tous ces braves gens, » écrivait Jefferson au mois de février 1801, « croyant déjà voir le gouvernement en dissolution, en sont venus à souhaiter ardemment l'administration même qu’ils avaient le plus redoutée, et à la regarder, après l’avoir obtenue, comme la fille de leurs œuvres. Les fautes des meneurs fédéralistes ont fait en une semaine ce qu’il nous aurait à peine été possible de faire en plusieurs années de doux et impartial gouvernement. Le gros de leur armee est aujourd’hui dans un état d’esprit qui l’amènera à se fondre avec nous, pourvu qu’aucune mesure excessive de notre part ne vienne le révolter de nouveau M. Adams nous dérange et nous embar-

rasse *. »

John Adams mettait en elfel la modération du parti républicain à une rude épreuve. Il profilait des quelques jours qu’il avaitencore à rester président pour nommer à tous les emplois vacants les ennemis les plus acharnés de son successeur, lui préparant ainsi assez perfidement la désagréable alternative, ou de respecter ces nominations au risque d’être mal servi et de mécontenter les coureurs de place qui s’étaient attachés à sa fortune, ou d’inaugurer son administration par des destitutions

1 février 1*01. — Work* of Jêfferton, t. IV, p. irlSS, 35P.

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