‹ Thomas JeffersonChapitre 135 sur 212 · IMPUISSANCE · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE

turc fédérale étant garantie par la constitution, il avait d’abord paru à Jefferson bien difficile a de défaire ce qui avait été fait1; » niais il ne s’arrêta pas longtemps a cesdifticultés constitutionnelles. Pour les surmonter, il suffisait de trouver une majorité disposée à oublier pour un instant « le principe sacré » que sa toute-puissance avait le droit pour limite. Le droit ne fut pas violé sans détour. Les magistrats nommés par Jolin Adams ne furent pas destitués; le congrès supprima simplement leurs fonctions, en rapportant h loi qui avait institué de nouveaux sièges.

Ce coup de majorité parut presque naturel au pays, lant les fédéralistes y étaient devenus impopulaires. Ils perdaient tous les jours de leur poids, même dans les États où ils conservaient encore leur prépondérance. Ën vain leurs journaux empruntaient à l’ancienne presse républicaine laprelé et la grossièreté de son langage; ils ne trouvaient que des lecteurs blasés. Le public était 1ns des grandes luttes auxquelles il s'était mêlé sous la présidence de Washington et sous celle de Jolm Adams. La vieille rivalité entre le Nord et le Sud, qui avait si longtemps donné un aliment aux querelles de parti, semblait elle- même s’amortir. Les questions de principes ne suffisaient plus à passionner l'opinion, et aucune grande question d’intérêt ne divisait alors les diverses régions économiques des États- Unis. L’opposition manquait d’un levier pour soulever les esprits : elle avait été battue, en 1801, dans les élections pour le congrès comme dans les élections pour

• Work* of Jr/jfrnon. I. IV. p. 344. 370.

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