‹ Thomas JeffersonChapitre 174 sur 212 · JEFFERSON ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

JEFFERSON ÉCRIVAIN

çais, « parce que le français est devenu par excellence la langue des sctences exactes, » quelques notions de dessin et de musique, de solides principes d’économie domestique, tel est le résumé des conseils qu’il adressait en 1818 à un père pour l’éducation de ses lilles

Jefferson n’avait pour lui-même aucune prétention littéraire. Il avait considérablement écrit, mais sans grand souci de la perfection et môme de la correction du langage. Aller droit au fait, exprimer sa pensée naturellement et clairement, il n’avait pas d’autre règle ni d’autre besoin. Dans ses papiers d’Etat, dans ses Notes sur la Virginie, dans ses fragments de mémoires, dans ses Ana, dans sa correspondance privée, son style est toujours simple, quelquefois très-nerveux et très-piquant, plus rarement élevé. En somme, il maniait fort bien la langue des sciences et des affaires.

Les affaires et la part qu’il y avait prise continuaient à le préoccuper beaucoup dans sa retraite. La juste autorité dont jouissait alors la l ie de Washington par Marshall, livre très- défavorable au parti démocratique, lui donnait de t’inquiétude et de l’ennui. Sentaul l’urgenced'admiuistrer uunantidole * » à l’opinion, il avait cherché à susciter un historien démocrate en la personne du poète jacobin Joël Barlow, auteur populaire d’une chanson en l’honneur de la guillotine sur l’air de Uod sa ve the king. Barlow, un instant séduit par le

* Jefferson à M. Burwell, 14 mars 1818. — Worii of Jefferson, t. VII, p. 102.

* Jefferson & M. Darlow, 10 avril 1811. — Works of Jefferson, t. V, p. 587, 176, 496.

Page 1