‹ Thomas JeffersonChapitre 176 sur 212 · CONSEILS DE JEFFERSON · texte numérisé non relu

CONSEILS DE JEFFERSON

morceau historique destiné à préparer l’impression que devaient produire tant d’anecdotes si perfidement rapprochées, et c’est dans ce recueil de petits faits, qui, vrais ou faux, tendent également à dénaturer la pensée des fédéralistes, que leurs détracteurs vont encore chercher des armes.

En même temps que Jefferson donnait secrètement ces mesquines satisfactions à sa haine pour ses compétiteurs vaincus, il entretenait avec John Adams la correspondance la plus amicale ; il lui parlait de leurs dissentiments passés d’un ton à la fois supérieur et libéral, et lorsque son vieil antagoniste, resté bouillant et batailleur à quatre-vingts ans, se montrait trop impatient de rengager la discussion, il se refusait à toute polémique inutile avec la dignité naturelle d’un homme de bonne compagnie et d’un victorieux

C’était avec le même accent de supériorité que Jefferson reprochait aux républicains leurs querelles intestines, qii’il interposait ses bons offices entre leurs chefs rivaux, qu’il représentait aux anciens soldats de sa cause combien les motifs de leurs disputes étaient inférieurs aux raisons de leur union, travaillant encore de loin à rallier farinée qu’il ne commandait plus. Lorsqu’il la conduisait lui-même au combat, il n’aurait pu lui parler d’un ton plus exaltant des grandes choses qu’elle pouvait accomplir par l’unité de ses mouvements, il n’aurait pu se montrer plus exigeant en fait de discipline, il n'aurait pu insister avec plus de vigueur sur les devoirs d’un homme de parti, qu’il

' IVorh of Jefferson, t. VI, p. 125-127, 142-146, 155, 227 -, t. VII, p. 314.

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