‹ Thomas JeffersonChapitre 187 sur 212 · SOUSCRIPTION NATIONALE · texte numérisé non relu

SOUSCRIPTION NATIONALE

connue du pays, un mouvement général de surprise et de sympathie se produisit partout. Les Etats-Unis ne pouvaient souffrir, disait-ôh, que les biens de Jefferson fussent vendus sotm quelque forme que ce fût ; le public devait payer ses dettes. Une souscription nationale s’organisa aussitôt :à New- York, à Philadelphie, à Baltimore, on réunit des sommes considérables. Le projet de loterie fut imprudemment abandonné. L’enthousiasme, un instant grand et général, tomba vite, et la souscription, dont on s’était tant promis, ne produisit en définitive que 18,000 dollars, le quart à peine de la somme nécessaire pour libérer Jefferson'. 11 fut assez heureux pour mourir avant de pouvoir se rendre compte de cette dernière et cruelle déception. A une maladie de la vessie dont il souffrait depuis plusieurs années vinrent s’ajouter, au printemps de 1826, les premiers symptômes d’une dysscuteric qu’il regarda tout de suite comme mortelle. Il fit son testament, mais ne changea rien à sa manière de vivre, s’obstinant, en dépit des siens, a continuer ses promenades solitaires à cheval et ses visites à l’université, l/e 24 juin, se sentant fort affaibli, il manda son médecin, le l)r Dunglison. A première vue, celui-ci reconnut que le mal était sans remède. Jefferson consentit à laisser ses petits-enfants veiller alternali veulent auprès de lui. Jusqu’au 3 juillet, il resta en pleine possession de ses facultés, parlant d’un ton serein à ceux qui l'entouraient des luttes auxquelles il avait pris part, des calomnies dont il avait été l’objet, de ses vœux pour

i Tucker, t. Il, p. 550:

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