‹ Thomas JeffersonChapitre 196 sur 212 · HISTORIQUES · texte numérisé non relu

HISTORIQUES

Dans tout le cours de ces oppressions , nous avons demandé justice dans les termes les plus humbles : nos pétitions répétéesn'ont reçu pour réponse que des injustices répétées.

Un prince dont le caractère est ainsi marqué par toutes les actions qui peuvent signaler un tyran est impropre à gouverner un peuple libre.

Nous n’avons pas non plus manqué d’égards envers nos frères de la Grande-Bretagne.

Nous les avons de temps en temps avertis des tentatives faites par leur législature pour étendre sur nous une injuste juridiction. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre établis-

établissement dans ces contrées *i« pouvait justifier une telle prétention; que nous les avions effectués au prix de notre sang et de nos trésors, sans l'assistance des richesses ou de la force de la Grande-Bretagne; qu’en constituant nos diverses formes île gouvernement, nous avions adofté, il est vrai, un roi commun, posant ainsi les bases d'une ligue et d’une amitié perpétuelle avec eux; mais que la soumission à leur parlement ne faisait pas partie de notre constitution et n avait jamais été acceptée en principe, si l'on peut s’en rapporter à l’histoire : et nous avons fuit appel à leur justice et à leur magnanimité naturelle aussi bien qu’aux liens de notre commune origine pour désavouer ces usurpations qui étaient île nature à interrompre nuire liaison et nos lions rapports. Eux aussi ont été sourds à la voix de la raisun et de la consanguinité , et lorsque l'occasion leur a été donnée, par le cours régulier de leurs lois, d'éloigner de leurs conseils les perturbateurs de notre harmonie, ils leur o ni, par de libres élections , confié de nouveaux pouvoirs. Et aujourd’hui meme ils laissent leur premier magistrat envoyer, pour nous envahir et nous détruire, non-seulement des soldats de notre sang commun, mais des mercenaires écossais et étrangers. Ces faits ont porté le dernier coup à une affection mourante, et la dignité nous commande de renier à jamais ces frères insensibles. Il nous faut chercher à oublier notre ancien

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