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dans le gouvernement de Mobilcw. S'il en est ainsi, l'infortuné prince n'aurait été dépouillé de son vêtement national, afin de jouir des honneurs de l’apothéose dans le costume d’un général romain, que pour être définitivement transformé en bienheureux.
Thorvaldsen se décida, pendant son séjour à Varsovie, a répondre aux désii's de la princesse Potocka. Cette dame voulait charger l’artiste du soin d’élever un mausolée à son mari, le prince Potocki, tué à la bataille de Leipzig. Dés l’année 1816, elle avait fait écrire au sculpteur. La volonté de la princesse était que le monument fût placé dans une chapelle de la cathédrale de Cracovie. Un groupe de deux personnages aurait représenté le héros, moissonné prématurément à l’âge de vingt-deux ans, et la Pologne, sous les traits d’une belle femme ayant le type sévère consacré à Junon.
Vers la fin d’octobre 1820 Thorvaldsen se rendit à Cracovie. Il obtint de la princesse la modification de son projet, et se borna plus tard à représenter le jeune prince appuyai sur son épée : les formes du héros rappellent celles de l’Apollon du Belvédère, dont on avait engagé l’artiste à s’inspirer.
Le sculpteur alla ensuite à Troppau, oi’i se trou va i t réuni le congrès des princes. Il fut honorablement accueilli par ces illustres personnages, surtout par l’empereur d’Autriche, à qui le czar l’avait recommandé. L’empereur l*’ran<;ois le chargea de composer un monument à la mémoire du prince de Schwarzcnberg, et l'artiste en fit une esquisse; mais, pour des raisons demeurées inconnues, il ne fut pas donné suite à cette commande.
Thorvaldsen était à Vienne, où il venait de passer agréablement trois semaines, lorsque chez le prince Esterhazy il reçut l’avis d’un grave accident arrivé dans son atelier, et rapporté dans un numéro du Dinrio di Monta. Une lettre de son élève Frciind lui donna presque aussitôt des détails à ce sujet. Le plancher de l’un des ateliers du palais llarheriui s'était écroulé, entraînant dans sa chute deux statues de marbre : Ir Jrwic Hrrtjrr et l’Amour. La tête du berger, le bras qui lient la houlette, et les oreilles du chien, avaient été détruits; I* Amour avait perdu ses ailes et la jambe droite. Le plâtre du Ganymèdr avrr l'ait/lr avait été brisé en
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morceaux; grâce aux efforts de Tcnerani et de Freund, les autres statues avaient été retirées à peu près intactes des décombres. Par un très-heureux hasard, la statue de l’Adonis, placée le malin même près du mur, fut sauvée de la catastrophe.
Thorvaldsen devait aller à Munich; mais celte mauvaise nouvelle le détermina brusquement à revenir à Itome, où il rentra le 16 décembre 1820.
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