‹ Thorvaldsen sa vie et son óeuvreChapitre 98 sur 189 · DEUX CARIATIDES · texte numérisé non relu

DEUX CARIATIDES

Marbre. — De chaque côté du trône, au palais de Christians-

borg, à Copenhague. — Haut., 2 m. i3 c.

Ces deux figures rappellent les cariatides de l’Érechtheum. L’une, qui tient la main gauche sur sa poitrine , est vêtue d’un chiton dorique recouvert d’une peau de bouc; elle personnifie le peuple. L’autre porte par-dessus le chiton ionique un péplum retenu aux épaules par des lanières, et tient dans la main droite une boucle de ses cheveux; elle figure la classe élevée de la société.

.Modelé à Rome en i8i3, sur la commande d’un comité polonais, d’après la résolution prise par les chambres polonaises le 26 juin 1812, résolution basée sur les paroles adressées par l’Empereur, à Vilna, aux dix personnages polonais envoyés près de lui. — La destination de ces figures a été changée. (U. p. 74.) Les modèles de plâtre figurent au Musée.

SECONDE PARTIE

L’ESPÉRANCE. (F. la figure, p. 282.)

Statue; marbre. — Musée ThorvaUsen. — Haut., i m. 63 c.

Cette figure, imitée de l’art éginétique, est conforme au type semi-hiératique admis ù cette époque de l’art grec pour représenter l’Espérance. La déesse s’avance lentement, le visage entièrement placide; elle relève de la main gauche le pan de sa longue tunique qui traîne à terre, et présente de la main droite une fleur sans corolle, dont la graine est sur le point de se répandre. La tête de l’Espérance est ornée d’un large diadème, et sa chevelure tombe en grosses boucles.

Modelé à Rome en 1817 et 1818. (F. p. 3o6.) Le modèle de plâtre figure au Musée. Deux marbres un peu réduits ont été acquis par le baron Guillaume de Huniboldt. L’un a été placé au château de ce ministre près de Tegel; l'autre sur la tombe de la baronne, dans le jardin du château. Le Musée de Berlin possède un plâtre, le château de Sans- Souci une copie.

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