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occupées par une poignée de défenseurs fidèles, gentilshommes, gardes nationaux et Suisses. Ceux-ci repoussèrent pourtant les assaillants, et peut-être auraient-ils tout à fait dissipé l'émeute ce jour-là, si l'ordre du roi n'était arrivé de ne pas faire feu sur le peuple et de se retirer. Il resta néanmoins dans le château quelques-uns de ces malheureux Suisses auxquels il n'avait pas été possible de signifier la volonté royale. Exposés à tout le ressentiment populaire, ils furent massacrés sans merci, inutiles mais héroïques victimes de leur dévouement à une cause perdue.
Un officier de cette loyale garde suisse qui avait échappé à la colère des vainqueurs, le commandant Pfyffer von Altishofen, s'était retiré auprès de Lucerne. Il projeta de faire élever dans son jardin un monument à la mémoire de ses infortunés compagnons d'armes. La Suisse entière adopta cette pensée; de nombreux souscripteurs s'y associèrent avec empressement, et plusieurs princes souverains voulurent aussi contribuer à l'érection du monument. L'ambassadeur de Suisse à Rome, M. Vincenz Rùttimann, pria Thorvaldsen de vouloir bien l'exécuter.
Bien qu'il fût assez souffrant à cette époque1 et peu disposé à entreprendre de nouveaux travaux, l'artiste se chargea néanmoins de cet ouvrage. Il modela une ébauche représentant un lion blessé à mort, couché et posant sa tête sur l'écu royal de France qu'il serre encore dans ses griffes. La pensée de l'artiste était à la hauteur de la noblesse du sujet. La simplicité majestueuse de la composition est digne du dévouement chevaleresque dont elle perpétue le souvenir.
L'un des élèves de Thorvaldsen , Bienaimé, fut chargé, d'après l'ébauche, de commencer le travail, que le maître retoucha luimême. L'artiste, qui n'avait pas encore vu de lion vivant, s'inspira des statues antiques. Le plâtre fut envoyé à Lucerne dès le commencement de l'année 1819. On avait eu d'abord l'intention d'exécuter l'œuvre en bronze ; mais Thorvaldsen fit abandonner ce projet. On creusa dans le flanc du rocher une vaste niche haute
1 En 1818.
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de dix mètres, et, d'après le modèle en plâtre, le sculpteur Lucas Ahorn tailla ensuite le lion colossal dans le roc même. Ce travail, commencé en mars 1820, fut achevé eu août 1821.
En quittant Lucerne, Thorvaldsen ne fit que traverser Schaffliouse, Stuttgart (où il visita le sculpteur Dannecker, qui modelait alors une statue colossale du Christ), Heidelberg, Francfort, Coblentz, Cologne, Munster, Hambourg, Sleswig, et il arriva dès le II octobre à Copenhague.
On lui avait depuis longtemps préparé un logement au palais de Charlottenborg , où est installée l'Académie des beaux-arts. (Test là qu'il descendit. La première personne qui s'offrif à ses yeux fut le vieux concierge qui avaif autrefois servi de modèle aux élèves lorsque Thorvaldsen élait à l'école. Cette vue, qui ranima tous les souvenirs de son enfance, lui causa une vive émotion; il sauta au cou du vieillard pour l'embrasser avec effusion.
Le bruif se répandit bientôt dans la ville de l'arrivée 'le Thorvaldsen. Ses amis d'enfance, d'autres qui avaient fait le voyage d'Italie et avaient pu le voir a Rome, accoururent a l'envi autour de lui. L'artiste fil à tous l'accueil le plus cordial. Vinrent ensuite eu foule tous ceux qui ne le connaissaient que de réputation, et le sculpteur, dont les mœurs étaient toujours demeurées simples, lui même quelque peu confus de tant d'ovations. On se pressail autour de lui, disait-il, comme s'il cul été le grand kraken <lu Nord1, ce monstre marin célèbre dans les légendes Scandinaves8.
Dans le petit nombre des amis de sa première jeunesse se trouvait un conseiller de justice, .M . I [as te8, qui l'avait accompagné autrefois à bord de la Thétis. Voici comment ce magistral raconte son entrevue avec le sculpteur r' :
« Lorsque nous parvînmes à être seuls, car il v avail cour autour
1 Nagler.
- Los matelots norvégiens s'entretenaient souvent autrefois de cet animal extraordinaire, dont l'évêque Pontoppidan a donné nue description dans son Histoire naturelle de Norvège. Il im probable qu'il tient par plus d'un point de ressemblance du grand serpenl de mer dont il a été question de nos jours.
3 Voir la note I de la page 2.
1 Thiele.
de lui comme autour d'un prince étranger d'illustre maison, il alla chercher dans le pupitre son alhum et m'y fit voir un feuillet sur lequel j'avais écrit, vingt -quatre ou vingt-cinq ans auparavant, quelques vers comme souvenir. Il me serra silencieusement la main, dirigea de nouveau ses pas vers le pupitre où il prit une médaille. « Vois-tu, mon cher, me dit-il, quelques amis de Rome qui ont de l'estime pour moi ont fait frapper cette médaille en mon honneur. J'en ai apporté quatre exemplaires ; je t'en donne un. Il n'est qu'en bronze. J'en possède un en or, mais je ne te le donne pas. Il ne faut pas que le métal puisse faire oublier l' homme. »
Tandis que toutes les gazettes souhaitaient à F envi la bienvenue au sculpteur, l'Académie de Copenhague lui fit une réception solennelle. La fête eut lieu le 15 octobre, dans la grande salle du corps des arquebusiers; toute la ville y assistait. Les étudiants vinrent au-devant de Thorvaldsen au bruit des fanfares et des tambours , et firent faire la haie sur son passage ; le canon gronda ; une cantate de circonstance fut chantée par la société chorale ; enfin , le poëte Oehlenschlaeger prononça un pompeux discours : « Si nos aïeux, dit -il, ont jadis renversé à Rome les chefs-d'œuvre des anciens, aujourd'hui, grâce au génie de l'homme du Nord, ils s'y relèvent, dignes de la Grèce antique! »
La fête se termina par un immense banquet , dans lequel Thorvaldsen occupa la place d'honneur entre Oehlenschlaeger et le comte de Schimmelmann. Le maître porta aux étudiants un toast qui fut chaudement acclamé de toute l'assistance; mais l'enthousiasme de l'assemblée tourna au délire après que le comte de Schimmelmann se fut levé en s' écriant : « Vivent toutes les belles filles danoises ! vivent par conséquent les Grâces de notre Thorvaldsen 1 ! »
L'artiste fut ensuite reçu à la cour, où l'accueil le plus distingué lui était réservé par le roi et par toute la famille royale. Afin qu'il prît place à la table du souverain sans porter atteinte à l'étiquette très-sévère de cette époque, on lui conféra la dignité de conseiller d'État.
1 Thiele.
VIE DE THORVALDSEN. 71
Thorvaldsen était un peu fatigué du mouvement qui se faisait autour de lui. Quand il voulut se retirer dans un atelier pour se soustraire à toutes ces ovations, il n'y trouva pas plus de tranquillité dans les commencements; la mode et le bon ton exigeaient qu'on eût vu travailler le maître, et les visites se succédaient incessamment. « Mais, lui dit un jour une grande daine lui voyant prendre la terre glaise dans ses mains pour modeler, je suppose, monsieur le professeur, que vous ne faites pas vous-même celte besogne lorsque vous êtes à Rome! — Je vous assure, madame, lui répondit l'artiste avec bonhomie, que cela est la ebose la plus essentielle. »
lia présence de Thorvaldsen à Copenhague fut (railleurs mise à profit. On le consulta sur toutes les questions d'art , on le chargea de proposer les moyens les plus propres à en répandre le goût dans le pays, et il eut à rédiger des rapports1. Les travaux à exécuter pour les monuments publics occupèrent aussi son attention : on voulait enrichir de sculptures non-seulement le château royal et la maison municipale, mais encore la chapelle du château et L'église métropolitaine de Notre-Dame.
Celte église venait d'être réédifiée, et Thorvaldsen avail le champ libre pour en imaginer toute l'ornementation. Ces! alors qu'il conçut le premier projet de cet ensemble de décorations sculpturales qui s'étend à toutes les parties intérieures el extérieures de l'édifice, et qui compose la presque totalité de son œuvre religieux :
Au fronton, leSermon de saint Jean-Baptiste} au portail , l'Entrée de Jésus à Jérusalem ; dans l'intérieur de L'église, le Christ colossal et les Douze Apôtres; derrière l'autel, la grande bise représentant Jésus allant au Calvaire; de chaque côté, le Baptême du Christ cl l Institution de la Cène.
Bien qu'on ne lui ait commandé à celle époque que le Sermon de saint Jean, le Christ et les Doute Apôtres y cependant le court séjour de Thorvaldsen à Copenhague porta ses fruits, el pour
1 II fut en outre cliarjjé de faire les bustes du roi Frédéric VI, <le la reine, des deux princesses royales el du jeune prince Frédéric-Charles-Christian.
l'artiste et pour son pays. Le sculpteur partit le 11 août 18201, et retourna en Italie en passant par l'Allemagne, qu'il parcourut cette fois assez longuement. A Dresde et à Berlin il fut chaleureusement fêté par des amis, et il arriva le 19 septembre de la même année à Varsovie, où il était appelé par des négociations nouées depuis longtemps au sujet d'importants travaux.
L'empereur Alexandre se trouvait dans cette ville; Thorvaldsen lui fut présenté. Le rôle joué par le souverain de toutes les Russies à l'époque de l'envahissement de la France par les alliés avait rendu sa personne populaire en Europe; en France même on n'avait pas oublié qu'il s'était énergiquement prononcé contre les vindicatives propositions de Blucher qui prétendait démembrer notre pays.
Alexandre ayant appris que le sculpteur avait le désir de faire son buste, s'y prêta volontiers. Il n'avait pourtant pas voulu accéder à une demande semblable présentée par Canova, peut-être à cause des souvenirs assez nombreux qui rattacbaient le nom de cet artiste à plusieurs membres de la famille de Napoléon. Thorvaldsen, au contraire, quoique Danois, était le sculpteur adopté par l' Allemagne ; l'empereur se montra pour lui d'une grande bienveillance et lui accorda plusieurs séances. L'artiste se trouvant gêné dans son travail par l'uniforme militaire qui emprisonnait le cou du czar, celui-ci s'empressa de le mettre à nu ainsi que la poitrine. Mais l'usage établi obligea, dit-on, le sculpteur à demeurer tout le temps à une distance respectueuse du souverain de toutes les Russies. Thorvaldsen étant tombé malade, l'empereur s'empressa de lui envoyer son médecin, et lorsque l'artiste vint ensuite prendre congé, Alexandre, qui lui avait déjà fait remettre une bague garnie de diamants, l'embrassa cordialement, laissant ainsi de côté toute la roideur de l'étiquette.
Avant de quitter Varsovie, Thorvaldsen fit rapidement couler plusieurs exemplaires du buste du czar pour les offrir à quelques grands personnages, et quand il revint à Rome, il eut, pendant plusieurs années, des praticiens continuellement occupés à repro-
1 On lui avail remis une somme de 2,300 écus danois (0,900 francs environ) pour l'indemniser de ses frais.
VIE DE THORVA.LDSEN.
duirc ce portrait en marbre pour répondre à de nombreuses demandes .
Pendant que Thorvaldsen était à Varsovie, le président de la Société royale des amis des sciences et des belles-lettres de cette ville prit avec lui des arrangements pour un monument destiné à être élevé sur la place de l'Université en l'honneur de Copernic '. La statue lut terminée trois ans plus lard, mais des circonstances diverses en retardèrent l'envoi, et l'inauguration n'eut lieu (pic le 11 mai 1830.
Le voyage de l'artiste en Pologne avait surtout pour objel la statue équestre du prince Poniatowski. Une première Ici Ire avait été écrite dès 1817 par le comte Mokronowski , au nom du comité formé dans le but d'ériger un monument à la gloire du héros polonais. Thorvaldsen s'entendit directement avec le comité. Mais quand il fut de retour à Rome, l'œuvre lut assez longtemps négligée pour que la lenteur apportée à son achèvement donnât lien à une correspondance dans laquelle l'impatience des Polonais s'exprima dans les ternies les plus pressants d'abord9, les plus vifs ensuite.
1 On sait que les Polonais se sont toujours montrés fiers des travaux de Copernic, qui, en 1504, avait été nommé membre de l'Académie île Cracovie, distinction très-recherchée et d'un haut prix à celle époque. En ISOl , la Société des ainis des sciences de Varsov ie avait proposé un prix pour la meilleure dissertation sur les découvertes de ce savant. La statue dont nous parlons ici a été élevée aux frais de la nation polonaise, au moyen d'une souscription; il manquait 40,000 florins pour en compléter les dépenses, et ce lui un savant ministre d'Etat, l'abbé Staszic, qui les paya de ses deniers.
2 On lui écrit en 1825 : « En vous choisissant pour perpétuer la gloire de Copernic et de Poniatowski, c'est la nation entière qui vous a désigné, comme l'artiste le plus célèbre et le plus digne de sauver du naufrage au moins quelques souvenirs de notre gloire passée, l ue âme aussi noble, aussi élevée, pourrait-elle èlre insensible à ce choix? Plus d'une fois les arlisles sont lôrcéde célébrer l'orgueil sans mérite; vous, Monsieur, en travaillant pour la Pologne, vous prîtes un engagement plus digne de voire âme, celui d'immortaliser les vertus les plus sublimes, le génie créateur, la valeur e! le dévouement sacré à la patrie. Que ces motifs parlent à votre tune, échauffent votre génie, hâtent votre ciseau créateur. Envoyez-nous au plus tôt vos chefs-d'œuvre. Que l;i Pologne, en contemplant ses héros, bénisse ['artiste qui les a rendus à la vie. »
7i PREMIÈRE PARTIE.
La première pensée du sculpteur fut de représenter le héros en costume national, au moment où il presse son cheval pour se lancer dans le fleuve où il va trouver la mort. L'animal hésite et se défend contre son cavalier. Devant le piédestal du monument devait s'échapper l'eau d'une fontaine. Les premiers modèles furent la mise en œuvre de cette idée, admise par le comité; mais soit que de nouvelles conventions aient été faites, soit que la famille ait regretté de voir la cause matérielle de la mort du héros trop directement rappelée par cette composition, ce modèle fut complètement abandonné, pour faire place à une statue toute romaine, dans laquelle le prince est vêtu à l'antique. L'œuvre, telle qu'elle fut exécutée, rappelait la statue équestre de Marc-Aurèle au Gapitole. Terminée en 1827 seulement, expédiée en 1828 par Danzig, elle n'arriva qu'en 1829 à Varsovie. Le temps nécessaire pour la couler en bronze ne permit pas qu'on la découvrît avant le 11 mai 1830.
Survinrent alors les complications politiques, et le gouvernement russe ne se souciant pas de permettre l'inauguration d'une statue propre à exciter le sentiment national de la Pologne, la fit mettre à l'écart. Qu'est- elle devenue? C'est ce qu'il est bien difficile de savoir d'une manière certaine. Les uns disent qu'elle a été fondue et que le bronze a servi à faire des canons; d'autres, qu'on s'est borné à la démonter et à la placer à l'arsenal de Modlin, où elle se serait encore trouvée en 1842. Suivant un journal, le Kwistblatt1 , le gouvernement russe aurait eu la prétention de la transporter en liussie, et la famille ayant protesté contre cette atteinte à une propriété privée, il l'aurait fait fondre. Mais nous sommes plutôt porté à admettre la version de YAthenœum*. D'après le journal anglais, les morceaux de cette statue furent donnés au prince de Varsovie3; celui-ci, en les rassemblant, fit transformer le Poniatowski en saint Georges, et sous ce nouvel aspect le fit placer à sa campagne,
:! L' ' Athenœum doit désigner ici le général Paskewitsch , qui, après avoir forcé la capitale de la Pologne à capituler le 8 septembre 1831 et replacé le pays sous le joug de la Russie, fut créé par Alexandre prince de Varsovie.
VIE DE THORVALDSEN. 75
dans le gouvernement de Mohilew. S'il en est ainsi, l'infortuné prince n'aurait été dépouillé de son vêtement national, afin de jouir des honneurs de l'apothéose dans le costume d'un général romain, que pour être définitivement transformé en bienheureux.
Thorvaldsen se décida, pendant son séjour à Varsovie, à répondre aux désirs de la princesse Potocka. Cette dame voulait charger L'artiste du soin d'élever un mausolée à son mari, le prince Potocki, tué à la bataille de Leipzig. Dès l'année 181G, elle avait fait écrire au sculpteur. La volonté de la princesse était que le monument fut placé dans une chapelle de la cathédrale de Gracovie. Un groupe de deux personnages aurait représenté le héros, moissonné prématurément à l'âge de vingt-deux ans, et la Pologne, sous les traits d'une belle femme ayant le type sévère consacre'' à Junon.
Vers la fin d'octobre 1820 Thorvaldsen se rendit à Cracovie. Il obtint de la princesse la modification de son projet, et se borna pins tard à représenter le jeune prince appuyé sur son épée : les formes du héros rappellent celles de l'Apollon du Belvédère, dont on avait engagé l'artiste à s'inspirer.
Le sculpteur alla ensuite à Troppau, où se trouvait réuni le
congrès (les princes. 11 fut honorablement accueilli par ces illustres personnages, surtout par l'empereur d'Autriche, à qui le czar l'avait recommandé. L'empereur François le chargea de composer un monument à la mémoire du prince de Schwarzenberg, et l'artiste en fit une esquisse; mais, pour des raisons demeurées inconnues, il ne fui pas donne suite à celle commande.
Thorvaldsen était à Vienne, m'i il venait de passer agréablement trois semaines, lorsque chez le prince Esterhazy il reçut l'avis d'un grave accident arrivé dans son atelier, et rapporté dans un numéro du Diario di Roma. l ue lettre de son élève Freund lui donna presque aussitôt des détails à ce sujet. Le plancher de l'un des ateliers du palais Barberini s'était écroulé, entraînant dans sa chute deux statues de marbre : le Jeune Berger ci l'Amour. La tête du berger, le bras qui tient la houlette, et les oreilles du chien, avaient été détruits; l'Amour avait perdu ses ailes et la jambe droite. Le plaire du Ganymède avec l'aigle avait été brise- en
morceaux; grâce aux efforts de Tenerani et de Freund, les autres statues avaient été retirées à peu près intactes des décombres. Par un très- heureux hasard, la statue de l'Adonis, placée le matin même près du mur, fut sauvée de la catastrophe.
Thorvaldsen devait aller à Munich; mais cette mauvaise nouvelle le détermina brusquement à revenir à Rome, où il rentra le 16 décembre 1820.