LE CHKIST ET LES DOUZE APOTRES
Statues colossales; marbre. — Eglise (le Notre-Dame, à Copenhague. — Hauteur : le Christ, 3 m. 49 c. ; Saint Pierre, 2 m. 42 c. ; Saint Matthieu, 2 m. 43 c. ; Saint Jean, 2 m. 4" c. ; Saint Jacques le Mineur, 2 m. 39 c. ; Saint Philippe, 2 m. 36 c. ; Saint Judas Thaddée, 2 m. 38 C ; Saint Paul, 2 m. 42 c. ; Saint Simon, 2 m. 47 c. ; Saint Bartbélemi, 2 m. 4(i c. ; Saint Jacques le Majeur, 2 m. 43 c. ; Saint Thomas, 2 m. ii c. ; Saint André, 2 m. 40 c.
Le Christ. (F. la figure, p. 201.) — Le Sauveur est debout, les bras ouverts, le liaul du corps légèrement incliné eu avant. Ses cheveux, séparés sur le milieu de la tête, tombent en boucles sur ses épaules. Il est drapé dans un ampli manteau qui laisse à découvert le côté droit de la poitrine.
Modelé à Rome en 1821.
Saint Pierre. — La tête tournée à droite, le saint porte à la main droite les ciels du Paradis; la main gauche ramène sur la poitrine les plis du manteau. La tunique à manches esl attachée sur le cou par une agrafe.
Modelé à Home en 1821.
Saint Matthieu. — Il tient un stylet de la main droite et soutient de la gauche une tablette qu'il appuie sur son genou. La jambe droite est soulevée et pose sur un rocher. À la droite du saint, un ange caractérise L'évangéliste, tandis qu'une bourse à terre rappelle l'ancien publicain. Le vêtement se compose de la tunique à manches et du manteau.
Modèle à Rome en 1 S 2 1 .
224 SECONDE PARTIE
Saint Jean. — Les yeux levés au ciel, il attend la révélation et se dispose à écrire sur une tablette. Le manteau enveloppe ses épaules et se trouve retenu par une agrafe au milieu du cou; ouvert par devant , il laisse voir toute la tunique. L'aigle est aux pieds du saint.
Modelé à Rome en 1824.
Saint Jacques le Mineur. — Les traits du visage rappellent la parenté de saint Jacques avec le Christ. Appuyé sur un long bâton de voyage, il médite. 11 est vêtu du manteau et de la tunique à manches.
Modelé à lîoine en 1823.
Saint Philippe. — La tête légèrement inclinée à droite, il s'avance accablé do douleur. La main droite, sortant des plis du manteau dans lequel le saint est drapé, tient une croix.
Modelé à Rome en 1823.
Saint Judas Thaddée. — Vêtu d'une tunique à manches, saint Judas est debout, les mains jointes près du visage, la tête un peu baissée. Une longue lance armée d'une hache, instrument de son martyre, est appuyée contre son bras gauche.
Modelé à Rome en 1842.
Saint Paul. — Le saint porte une longue barbe. Dans l'attitude de la prédication, il lève le bras droit et pose la main gauche sur le glaive. Il est vêtu de la tunique à manches. Son manteau, qui tombe des épaules, passe sous le bras droit, puis est jeté sur l'avant-bras gauche.
Modelé à Rome en 1821.
Saint Simon Zélotès. — Le visage grave et pensif, saint Simon est appuyé sur la scie, instrument de son martyre. Ses deux mains réunies portent les plis ramenés du manteau, qui, ouvert sur la poitrine, laisse voir la tunique.
Modelé à Rome en 1823.
Saint Barthélemi. — Il est vêtu d'une ample tunique à manches. Le manteau est jeté sur l'épaule droite, et la main gauche en retient le pan. L'apôtre porte une barbe épaisse ; il tient à la main droite le couteau avec lequel il a été martyrisé.
Modelé à Rome en 1823.
Saint Jacques le Majeur. — Le saint s'avance, tenant de la main droite un long bâton de voyage. Le bras gauche soutient les plis du manteau pour faciliter la marche. Le vêtement de dessous est une tunique à manches. Un grand chapeau tombe sur les épaules.
Modelé à Rome en 1821.
Saint Thomas. — L'artiste s'est appliqué à caractériser le doute dans la ligure de saint Thomas. L'apôtre inédite, tenant l'index appuyé sur la joue, et portant à la main droite l'équerre, emblème des sciences exactes. Il est largement drapé dans son manteau, qui l'enveloppe presque entièrement. Le bras droit n'est pourtant recouvert que par la manche de la tunique.
Modelé à Rome en 1821.
Saint André. — Le saint porte un rouleau à la main gauche et tient de la droite l'extrémité de la croix. Il esl vêtu de la tunique et dn manteau, qui lui tombe de l'épaule gauche.
Modelé à Home en 1841 et 1843.
Les apôtres saint André et saint Thaddée, modelés pour la seconde fois par Thorvaldsen en 1841 et 1842, et exécutés en marbre pour l'église de Notre-Dame, avaient été représentés une première fois par l'artiste dans des attitudes différentes, et ces premiers modèles ne l'avaient pas satisfait. Saint André (liant., 2 m. 43 c, modelé à Home en 1823) est appuyé du liras gauche sur la croix et enveloppé dans son manteau; il ne porte pas de tunique; le bras droit et une partie de la poitrine sont nus. Saint Thaddée (haut., 2 m. 43 c., modelé à Home en 1827) a la tête tournée à droite et les mains jointes à la hauteur de la poitrine.
Le Musée Thorvaldsen possède les modèles de plâtre du Christ et des Douze Apôtres. Lorsque les directeurs les ont groupés dans la Salle du Christ, ils ont choisi avec raison les plâtres de Saint André et de Saint Thaddée qui datent de 1823 el de 1827, comme appartenant à la même période que les autres; tandis qu'ils ont placé dans une autre galerie les deux Heures modelées en 1841 et 1842.
Le Musée conserve aussi plusieurs maquettes intéressantes, études de ces grandes figures. De la première, le Christ, on remarque d'abord deux petites esquisses : l'une (haut., 64 c), qui n'est pas drapée, et dont l'avant-bras manque, a la tête renversée en arrière; l'autre (h iut., 54 c.) est drapée, et le mouvement de la tète est moins prononcé. On voit en outre une statuette de plâtre (haut., 1 m. 42 c.) exécutée par Teneraui : la tête esl droite, le pied droit est soulevé en arrière, la draperie diffère de l'exécution définitive. I.e travail en est délicat, mais n'a pas la touche plus vigoureuse du maître. Il existe dans la même salle du Musée des esquisses de Saint Matthieu (haut., 47 c.) ; Saint Jacques h- Mineur (haut., 51 c.) ; Saint Thomas (haut., 52 c.) ; Saint Harthéleuii (haut., 51 c.), avec la main qui tient le couteau plus rapprochée de la poitrine; Saint Simon (haut., 51 c), les mains croisées sur la poiniiic et ne tenant pas l'instrument de son martvre ; Saint Paul (haut., 49 c.) ; Saint Jean (haut., 50 c), la figure tournée, avant à ses pieds un calice et nu serpent , et derrière lui l'aigle; Saint André (haut., (>7 c); saint Thaddée (deux esquisses, haut., 71 et 79 c). Ce, trois dernières
études se rapportent aux modèles de 1841 et 18 42.
Il existe un bronze de la statue du Christ dans l'église de la l'aix à Potsdam. (F. p. 82 et suiv., p. 202 et suiv., et p. 213.)
L'ANGE DU BAPTÊME. M. la figure, p. L53.
Statue; marbre. — Eglise de Notre-Dame, à Copenhague. — Haut., I m. Ai <■.
L'ange, la tête ceinte d'une couronne de Heurs, pose un genou à terre et présente une large coquille en forme de vasque, destinée à contenir l'eau du baptême.
Modelé à Home en 1827. Le modèle de plâtre est au Musée Thorvaldsen. ( V. p. 203.)