‹ Thrombo-PhlébitesChapitre 8 sur 27 · CF AVES · texte numérisé non relu

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Rozier, sur plusieurs temporaux d’adulte, n'a ren-

contré qu'une seule déhiscence. Sur des temporaux

de fœtus, il a vu des lacunes au niveau du cadre

tympanal et de la paroi interne de la caisse. Sur

9 temporaux de nouveau-nés ou d'enfants, il a trouvé une déhiscence totale du plancher de la caisse, 3 fois à droite, 2 fois à gauche. « Ces temporaux qui appartenaient à des sujets âgés de 1 ou 2ans avaient des fosses jugulaires profondes et on peut se demander si la formation de la fosse jugulaire ne produirait pas un arrêt de développement du plancher de la caisse. Dans tous nos cas, ajoute Rozier,

la déhiscence était recouverte de la muqueuse de la

caisse. Au milieu, cependant, on remayquait un petit point osseux dont les bords très irréguliers présentaient de petites aiguilles semblant se diriger dans tous les sens. Ces déhiscences peuvent, peut-être, disparaître chez l'adulte...» Ces déhiscences sont, en

effet, vraisemblablement dues à un arrêt de dévelop-

pement, le plancher de la caisse ayant un point osseux de développement spécial, qui apparaît vers le 4° mois de la vie intrwutérine et se développe indépendamment du rocher et de l'anneau tympanal. Outreces déhiscences, quand la cloison osseuse esltrès mince, on trouve fréquemment des orifices probablement vasculaires de la grosseur d'une piqûre d’épingle. Is sont parfois très nombreux et Ja voûte osseuse ressemble à un crible, D’autres fois, au lieu de se diriger normalement, ils courent obliquement, sillonnent la paroi osseuse qui se trouve

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NaR 1 ; ouverte d’un seul côté si elle est épaisse, des deux côtés si elle estmince. Dans ces derniers cas, ce sont po: - dés sortés de déhiscences allongées en forme de fente. Fa Signalons enfin, la communication rencontrée une fois par Barbarin (1) entre la fosse jugulaire très profonde et l’antre mastoïdien! Re De ces constatations anatomiques se dégagent deux faits importants. Ces communications entre la De caisse et la fosse jugulaire sont autant de voies pos- = sibles à l’infection. Les cas où le processus infectieux #3 a suivi cette voie sont probablement nombreux, mais il est difficile d’en apprécier la fréquence étant 12% donné que ans les autopsies on recherche bien > rarement ces communications par des coupes | É-: La sériées du plancher de la caisse. Voilà le premier ; fait. Le second est le suivant : Ces dispositions étant plus fréquentes à droite, on explique ainsi, dans une certaine mesure, pourquoi les Suppurations de l'oreille droite exposent davantage à des complications cérébrales. Aeril > Restent, enfin, les rapports de la fosse jugulaire avec le conduit auditif externe osseux. Normalement, | ainsi que nous Pont montré nos coupes, le point le plus externe de cette fosse se trouve dans le même he plan antéro-postérieur, vertical, que le cadre tympa- La nal. Done, le conduit auditif externe osseux se trouve normalement situé tout entier en dehors de la fosse

(1) Barbarin. — TA. Doctorat.

jugulaire. Il en est séparé par toute l'épaisseur de la portion Lympanique du temporal, dont la face anté- rieure, haute et large, complète en arrière la cavité glénoiïde de Particulation temporo-maxillaire, Dans © des cas rares de golfe anormalement développé, on ee | a vu ce dernier faire saillie dans le conduit auditif ee

externe, Grüber (1) signale un cas de ce genre.

LS Muller parle d'un cas où existait une déhiscence ECA A ; , ee rie “ Ê :

$ de la paroï inférieure du conduit et signale une per- De : foration de la paroi du conduit du côté de l’artieula-

tion temporo-maxillaire.

Il est important, maintenant, d'étudier la t0po-

graphie du trou déchiré et de la fosse jugulaire et de LS

4 voir comment ils se trouvent placés par rapport à 32 certains points de repère osseux tels que méal osseux 4 * auditif externe, bord antérieur et pointe de la

5 mastoïde. |

pe = Sur 100 crânes d’adultes examinés à l'École pra- . tique: le plan vertico-transversal passant par le bord 14 FE postérieur du méat auditif externe osseux et par le - © bord antérieur de la mastoïde atteint, dans la majo-

rité des cas, le trou déchiré exactement à sa partie RS “24 postérieure. Ce plan laisse en avant de lui le trou = stylo-mastoïdien et coupe en dedans le condyle occi-

pital vers son milieu.

DEp24Lé. plan vertico-transversal, mené par le bord antérieur du méat, atteint en général la limite anté-

(1) Grüber. — (Monats. für Ohren. (1899)

ES

rieure du trou déchiré, passant, parfois en avant, parfois au milieu de Porifice du canal carotidien.

En somme, le trou déchiré et la fosse se trouvent situés dans ce segment osseux de la base du crâne

compris entre deux plans verticaux el transversaux :

l'un passant par le bord antérieur, l'autre par le bord postérieur du méat osseux auditif externe. Æ:

C’est dire, qu’en se portant directement de cé méat

vers la profondeur, on peut, en effondrant la paroi

antérieure et inférieure du conduit auditif, en démol-

lissant l’apophyse styloïde et sa gaine, atteindre et ouvrir la fosse jugulaire. Cette voie d'accès est très étroite, d'autant plus qu'elle est rétrécie par la présence du condyle maxillure et de lParticulation tem-

poro-maxillaire, ainsi que par la branche montante 2%

du maxillaire inférieur. Elle offre du reste un écueil .

difficilement évitable : le trou mastoïdien et le nerf

facial. . : .

Si on repère la fosse jugulaire, ex hauteur, par

rapport aû méat externe osseux, on constale qu'un Re -

stylet enfoncé transversalement et horizontalement

dans le 1/3 supérieur de cet orifice passe parle point

le plus élevé du dôme jugulaire (point le plus pro-

fond de la fosse), Quant au point le plus déclive du

sinus sigmoide, il est situé sur un plan horizontal SON

passant par Le pôle inférieur de lorifice osseux du

conduit. Û \

La distance qui sépare la fosse jugulaire de la

surface cutanée de là mastoïde excède rarement 4m. 1/2: J

Enfin, l’apophyse transversale de l'atlas est égale- É inent ui point de repère, car ellé sé trouve appliquée NE à la face exocraniénné dé la base, en un point qui correspond à la dernière courbure du sinus.

Après avoir étudié les dispositions anatomiques sur l'os sec, voyons par la dissection comment se com- __ portent lé sinus sigmoïde et la veine jugulaire.

Le sinus sigmoïde est complètement enchâssé Ne dans son sillon osseux et ne fait aucune saillie au- F3 a dessous de la dure-mère qui le recouvre et le cache. se . Au niveau de son coude inférieur, la dure-mère est trés épaisse et renforcée, comme nous lavons cons- = taté sur tous les sujets, par un ruban fibreux qui ds ss s'attache en dedans au pourtour du trou occipital, se dirige obliquement en hautet en avant pour venir se terminer, en s'élargissant. au bord supérieur - du rocher ét au voisinage du méat auditif interne. Il recouvre et enveloppe le sac endolymphatique et par son bord antérieur limite en arrière et en débors le compartiment du trou déchiré réservé aux nerfs mixtes. Ce compartiment affecte ainsi la forme d’une fossette, au fond de laquelle se voient le 22 plus souvent deux orifices: l’un antérieur pour le = glosso-pharyngien, l’autre postérieur commun au

pneumogastrique et au spinal.

La direction du canal sinuso-jugulaire est celle que

nous à fait prévoir l'étude de l'os see. Le sinus sig- Ke moïde, après s'être porté, dans sa portion terminale, enavañteten haut, franchit lé compartimentjugulaire -

i NY RTS IN. nr.

, ra r ‘à : :

en se coudant brusquement sur le bord postérieur de ce dernier. Il devient veine jugulaire. Celle-ci ne descend pas verticalement. Après s'être attardée à : décrire son golfe, elle se porte un peu obliquement en bas, en avant, en dehors et ne devient verticale qu'après un trajet de 2 cent. environ, décrivant ainsi une légère courbe à convexité externe. Au point où le sinus pénètre dans le trou jugulaire, il est très aplati et sa lumière prend une forme ovoïde à grand axe transversal. Le renflement veineux qui succède àce rétrécissement, se moule sur la fosse jugulaire : £’est le golfe ou bulbe de la veine jugulaire interne. W est ovoide, à grand axe vertical, parfois il à un aspect sacciforme. IImesure en moyenne 15"" en largeur, 15 à 20"" en hauteur. ;

Le sinus paraît accompagné à sa sortie du crâne par « un canal fibreux » dépendant de la dure-mère qui fixe le sinustet le golfe aux parois osseuses. Nous avons constaté, dans la majorité de nos dissections, que les parois veineuses étaient très peu adhérentes au bord postérieur de lorifice jugulaire, adhérentes, au contraire, au bord interne surtout à cause des aflluents veineux condyliens. Le fond du renflement bulbaire est uni au périoste par du tissu cellulaire -lamelleux.

Le canal veineux affecte des rapports intimes avec la portion terminale du sinus pétreux inférieur et avec les nerfs mixtes.

Le sinus pétreux inférieur, étendu de Pangle pos-

térieur du sinus caverneux à la veine jugulaire, est couché dans la gouttière supérieure de la suture pétro-oceipitale. Au niveau de son extrémité postérieure il pénètre dans le compartiment le plus antérieur du trou déchiré, devient descendant et, après un trajet plus ou moins long, débouche dans la paroi antérieure de la jugulaire. Tantôt il se termine immédiatement dans le golfe ; tantôt sa portion descendante étant plus longue (6 à 30"%), il se jette dans la jugulaire interne et présente ainsi un segment terminal veineux. Sur 25 sujets, nous avons rencontré 15 fois cette dernière disposition. Sur 22 sujets, Knott a vu le sinus pétreux s'ouvrir dans la veine jugulaire : 8 fois au bord de la fosse jugulaire, 5 fois au-dessous de la base. du crâne, 9 fois un peu au-dessous du bord inférieur de la fosse, entre le 1/3 inférieur et le 1/3 moyen du golfe veineux. L’orifice d’abouchement nous a toujours paru valvulaire et la valvule ostiale était, comme le signale Englisch, concave en bas, en dehors; sur 25 sujets, elle s’est montrée 19 fois suffisante, au point d'empêcher l'injection du sinus pétreux par la jugulaire.

Le glosso-pharyngien : sort du crâne par la partie la plus interne et la plus antérieure du compartiment moyen. Ilestaccompagné d’une gaine arachnoïdienne. Peut-être existe-t-il, au fond de la fossette pyramidale, une communication entre Fespace sous-arachnoïdien ou même la cavitéarachnoïdienneetles espaces périlymphatiques de l'oreille interne par l’aqueduc du limacon ? Un pont fibreux sépare du pneu-

MU mo-gastrique et du spinal, le glosso-pharyngien qui à descend immédiatement en dehors de la portion descendante du sinns pétreux inférieur qui se place en avant de la jugulaire, en arrière de la carotide interne, pour venir côtoyer en dedans le musele stylo-pharyngien. Sur son trajet, le glosso-pharyngien présente : avant son entrée dans le trou déchiré, les petits gan- glions de Bidder développés sur ses racines, puis le ganglion d'Ehrenriter; dans le trou déchiré : le ganglion d'Anderseh. Ce dernier coiffe un léger coude saillant en avant que décrit le glosso-pharyngien à sa sortie du crâne: il se loge, en partie, dans la fossette pyramidale et sur sa fice externe donne naissance au nerf de Jacobson qui pénètre dans le canal tvmpanique. à | | Le pneumo-castrique : gagne le trou déchiré en arrière et en dehors du glosso-pharyngien, en avant et en dedans du spinal. I se place entre la paroi veineuse et la paroi osseuse, dans une atmosphère de tissu cellulaire lamelleux. I passe ex dedans du coude que décrit le sinus pétreux inférieur en se jetant dansle golfe. Dans son trajet à travers le trou déchiré, il présente son ganglion jugulaire; puis, immédiatement après sa sortie du crâne: son volumineux ganglion plexiforme ; situé ainsi d'abord en avant et en dehors du golfe de la jugulaire le pneumo-gastrique gagne en descendant là paroi postéro-interne de celte veine. Du ganglion jugulaire se détache le?

rameau méningé qui pénètre dans le crâne par le

trou déchiré ; au-dessous du ganglion jugulaire nait

veine jugulaire.

le rameau auriculaire où de la fosse jugulaire. I se porte en dehors, en croisant la face antérieure du

spinal et de la veine jugulaire et pénètre par un. canalicule dans le conduit stylo: mastoïdien pour en

ressortir avec le facial.

Le Spinal: le plus postérieur etle Ph externe des trois nerfs, descend appliqué à la paroi antérieure de la veine. I lui est très intimement adhérent surtout

avant d'aborder le ganglion plexiforme. Il est maintenu accolé à elle par une mince lame fibreuse résis-

tante. Aussi est-il mobilisable avec cette paroi vei-

neuse, comme nous l'avons constaté sur toutes nos dissections: —— D'abord vertical sur là paroi antéro-

interne de la veine, le spinal laisse sa branche interne

(fibres bulbaires), au ganglion plexiforme du X, et

, ’ sa branche externe (fibres médullaires) devient obli-

que en-arrière pour gagner la face postérieure de la

jugulaire interne, la croiser, et atteindre sa face externe, qu’elle abandonne, deux travers de doigten ; moyenne au-dessous de la pointe de la mastoïde.

Dans certains cas, la branche externe du FETE resté, en avant de la jugulaire.

Le grand hypoglosse: sort du canal condylien antérieur, se porte en dehors et en avant vers la « Dans cette course à la veine, il

coupe successivement le grand sympathique et le

preumogastrique en arrière » (1).

Quant au grand sympathique: «il nait à la base

(1) Sébileau. — Démonstrations d'anatomie p:123.

du crâne, en dedans de la carotide interne, le long

de laquelle il descend; vers le bord inférieur du constricteur moyen du pharynx,il se place nettement

en arrière de l'artère qu'il croise obliquement, aborde la face postérieure de la veine jugulaire interne, se < place par conséquent en dehors du pneumogastrique

derrière lequel il chemine , . : » (1) Le k

Restent à étudier Les affluents veineux du golfe de la jugulaire qui, pour la plupart, le relient à loreille interne et à l'oreille moyenne. Ces affluents". sont les suivants :

IL — Les veines de l'aqueduc du limaçon : Elles se jettent dans le golfe de la jugulaire où dans la jugulaire interne. Elles collectent le sang veineux d’une partie du limacon et cheminent d'avant en arrière et de haut en bas, soit dans l’aquedue du limaçon, soit dans un de ces canalicules, accessoires décrits par Siebenmannen 1893. (2) — D'après Veberliel, ces veines se jetteraient très souvent dans le sinus pétreux inférieur.

Il. — Le sinus pétreux inférieur : Nous connais- Neo) sons son trajet, son point d'abouchement dans le golfe, ses rapports avec ce golfe et les nerfs mixtes. Il reçoit :

1° Des veines du trou déchiré antérieur ;

(1) Sébileau. — Démonstrations d'anatomie p. 135, L Mu»; (2) Siebenmann, — Die Blagefasse des Labyrinthes des Menschl. F Ohres. Wiesbaden, 1893, et Arch, f. Ohren. Bd, 35. 1893. LR

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