‹ Thyroïde Latérale et Glandule ThyroïdienneChapitre 22 sur 39 · RONGEURS · texte numérisé non relu

RONGEURS

A. Embryons de Cobaye.

Indépendamment des embryons énumérés dans les chapitres précédents et qui mesuraient respectivement 11, 16, 18 millimètres, nous avons examiné des sujets dont la longueur nucococcygienne se trouvait être 30, 30, 34, 35, 36, 39, 39, 49, 49, 55,55, 70, 70, 84 millimètres; enfin des sujets presque à terme et quelques autres à terme.

Chez les sujets de 16 et 18 millimètres, la thyroïde latérale se présentait sous forme d’une masse allongée, creusée d’un canal dans lequel faisait saillie un bourgeon de structure réticulée (pl. I, fig. 3).

Chez un sujet de 30 millimètres, le lobe latéral est devenu

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réniformeet sur une coupe transversale intéressant la partie médiane, on aperçoit en son centre un nodule formé de tissu conjonctif embryonnaire, renfermant de gros vaisseaux sanguins.

C’est, en effet, par ce hile que pénètrent les artères et les nerfs thyroïdiens et par là aussi que sortent les grosses veines de ce nom.

De ce noyau vasculo-conjonctif partent dans toutes les directions des cloisons de tissu conjonctif lamelleux qui décomposent le lobe en un certain nombre de lobules d’importance variable.

C’est aussi à ce niveau que se rencontrent les vestiges de l’ébauche latérale du corps thyroïde (pl. I, fig. 29), sous forme d’un tube aveugle, entouré de tous côtés par le tissu glandulaire et placé un peu en arrière du centre. Selon le niveau des coupes la lumière paraît arrondie ou bien au contraire, rendue irrégulière par la présence du bourgeon réticulé signalé déjà chez les embryons de 16 à 18 millimètres. La paroi du canal, maintenant limitée à une ou deux assises de cellules, renferme quelques éléments en voie de mitose, d’où on peut conclure que cette formation latérale ne présente pas encore de tendances à la disparition. Les autres éléments, devenus cubiques, possèdent un protoplasma très clair, un noyau petit, arrondi ou ovalaire. La limite externe tantôt nettement limitée par une membrane propre, se trouve en certains points rendue plus confuse par l'existence de travées épithéliales qui, réalisant une figure analogue à celle que nous avons décrite chez un embryon de Lapin de 36 millimètres (pl. I, fig. 10), semblent se détacher de leur matrice. Le canal central enfin envoie de nombreux diverticules qui s’étendent dans toutes les directions, accompagnant parfois jusqu’à une certaine distance les lamelles conjonctives interlobulaires.

Des observations analogues peuvent être faites snr des sujets

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de 34 millimètres : nous n’y insisterons donc pas ; nous devrons cependant revenir sur ces embryons quand ultérieurement nous parlerons des formations thymiques annexées à la glande thyroïde.

Un embryon de 35 millimètres nous offre quelques particularités que nous relaterons seulement à titre individuel, car il ne nous à pas semblé qu’elles fussent constantes. Dans le lobe gauche du corps thyroïde, l’ébauche latérale se manifeste avec les caractères anatomiques et histologiques déjà signalés dans les sujets précédents. A droite, au contraire, si l’on descend la série des coupes, on aperçoit d’abord, à un niveau supérieur à celui du lobe thyroïdien, dans le tissu conjonctif lâche qui remplit Pangle rentrant formé par les deux convexités de la trachée et de l’œsophage, un canal irrégulier, anfractueux, tapissé d’une ou de plusieurs assises épithéliales et présentant tous les caractères habituels de l’ébauche latérale (pl. I, fig. 14). Sur des coupes distales, on voit ce canal émettre parmi plusieurs diverticules, un particulièrement, qui se dirigeant vers le hile du lobe droit, y pénètre en obliquant vers le bas et s’y renfle en reproduisant une figure analogue à la première.

De telles dispositions peuvent être expliquées par un enveloppement incomplet de l’ébauche latérale, par la médiane, de telle sorte qu’une partie de celle-là seulement se trouve intrathyroïdienne, l’autre restant en dehors du lobe latéral.

Il nous semble plus vraisemblable de considérer la partie extra-thyroïdienne de l’ébauche latérale comme une persistance anormale du cordon épithélial creux qui, à des stades moins avancés, unissait l’ébauche latérale à la cavité pharyngienne primitive et pour lequel nous avons proposé la dénomination de canal thyreo-pharyngien. Le cas présent n’est d’ailleurs pas le seul où nous aurons à signaler la persistance de ce tractus resté perméable.

Rien de nouveau à signaler chez un autre embryon mesurant 39 millimètres de longueur, sauf qu’à ce moment le canal central de la glande thyroïde n’est plus guêre constitué que par une ou deux assises cellulaires et ne fournit plus aucun bourgeon.

Au sujet d’un embryon de 49 millimètres, nos notes ne mentionnent que la persistance du canal thyreo-pharyngien. Il se montre ici constitué par un cordon épithélial creux accolé à la trachée et n’existe d’ailleurs que dans la partie proximale du cou sans descendre tout-à-fait jusqu’au niveau du lobe latéral.

Nous aurons à revenir ultérieurement sur cet embryon à cause des dispositions très intéressantes qu’il présente au sujet de la glandule.

Ajoutons encore qu’à ce moment le lobe latéral même est entièrement constitué par des vésicules bien formées et remplies toujours par de la substance colloïde accompagnée fréquemment de produits étrangers sous forme de sphères plus claires.

Sur plusieurs sujets cependant, mesurant 55 millimètres, le tissu glandulaire semble n’ètre pas encore si bien formé. Les vésicules en effet, sont encore toutes petites et ne renferment qu’une très minime quantité de substance colloïde ; les éléments épithéliaux sont encore élevés, de forme approximalivement cylindrique.

À côté de ces premières vésicules, s’en trouvent fréquemment d’autres plus grandes, vésicules géantes, de forme arrondie mais plus fréquemment encore ovalaire, tapissées par un épithélium cubique. Le contenu de ces vésicules semble être un liquide séreux.

Elles se trouvent répandues uniformément dans toute l’épaisseur des lobes latéraux et même de l’isthme mais semblent former de préférence un petit amas qui se trouve vers le bord dorsal du lobe, à son extrémité proximale.

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