‹ Thyroïde Latérale et Glandule ThyroïdienneChapitre 23 sur 39 · AA ES · texte numérisé non relu

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Rappelons que semblables figures ont été signalées par M. Prenant chez l'embryon de Brebis de 70 millimètres. Nous les avons retrouvées aussi chez un autre sujet de même taille ; nous aurons en plusieurs circonstances occasion, d’en signaler l’existence chez d’autres animaux.

Par suite des caractères de ces grandes vésicules, il devient extrêmement difficile sinon impossible de les différencier des aspects analogues que peut offrir l’ébauche latérale.

Chez des sujets plus jeunes où les vésicules claires n’existent pas, le doute ne saurait exister sur l’interprétation des figures que l’on observe, d'autant que celles-ci présentent en outre quelque autre caractère de siège ou de structure qui permet de les considérer à coup sûr comme des vestiges de Pébauche latérale.

Ici il n’en est plus de même et la distinction qui pourrait être fondée sur les dimensions de l’ébauche latérale ne serait même pas à Pabri de toute critique puisque ces vésicules claires, aussi profondes qu’étendues se poursuivent sur un assez grand nombre de coupes. Aussi ne sera-ce qu'avec réserves que nous indiquerons comme représentant possible de la thyroïde latérale, une vésicule quelque peu plus volumineuse que les autres, siègeant au voisinage du hile de l’un des lobes latéraux.

Du côté opposé nous avons en outre à signaler dans l’épaisseur du tissu conjonctif qui sépare le lobe latéral de l’æsophage et de la trachée, l’existence d’un cordon cellulaire plein, auquel est appendu un tube creux dont la paroi représente les caractères de celle du canal central de la glande thyroïde. Cette observation est donc à rapprocher de celles que nous avons relevées sur des embryons de Cobaye de 35 et de 45 millimètres, où nous avons décrit l'existence du canal thyreo-pharynglen.

Les stades plus âgés du développement du corps thyroïde

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s’ils sont fort intéressants au point de vue des rapports du thymus, ne nous offrent, au contraire, rien à signaler au sujet du canal central, sauf la persistance à l'extrémité proximale et dorsale du lobe thyroïdien de cet amas de grandes vésicules claires que lon ne saurait assurément considérer avec une suffisante vraisemblance comme vestiges de l’ébauche latérale.

Les observations qui précèdent nous montrent donc qu'après une certaine période d'activité caractérisée par la transformation de ces assises les plus externes en cordons épithéliaux destinés à donner des vésicules, l’ébauche latérale persiste quelque temps encore sous forme de canal central du corps thyroïde. Ce dernier lui-même tend à disparaître sans laisser de trace, ce qui semble arriver à peu près au moment où les vésicules thyroïdiennes commencent à présenter de la substance colloide.

De plus, on voit que le canal qui sous le nom de fosses subbranchiales unissait chez l'embryon très jeune la cavité de l’ébauche latérale à la pharyngienne primitive ne disparaît pas d'aussi bonne heure que les observations de Born, de Kastschenko, sur Pembryon de Porc, et les remarques de Jacoby, tendent à le faire croire, il persiste au contraire, mais d’une façon non constante; nous lui avons donné la dénomination de canal lhyreo-pharyngien, qui a l'avantage de rappeler son origine et sa nature et d’être comparable à celle de canal thyreo-glosse donnée aux vestiges de l’ébauche médiane.

B) Æmbryons de Lapin.

Indépendamment des sujets cités au chapitre précédent et choisis dans une série composée d’embryons mesurant 12, EST) 20, 1225804426 millimètres, nous avons examiné quelques autres d’une taille de 43 et 60 millimètres.

Nous avons déjà montré quel était l’aspect des restes de

V’'ébauche latérale après que celle-ci découpée dans ses assises externes par des filets vasculaires en cordons épithéliaux ne consistait plus qu’en une vésicule très réduite, dont les parois ne possèdent plus guère que quelques couches superposées d'éléments cellulaires (pl. I, fig. 10).

Nous avons montré aussi comment certains cordons restés adhérents à cette vésicule centrale se transformaient directement en vésicules colloïdes sans subir le fusionnement, décrit par les auteurs, avec l’ébauche médiane. Enfin, nous avons rapporté la disposition rayonnée de ces cordons et de ceux du lobe latéral proprement dit autour de la figure représentant le canal central, dernier vestige de l’ébauche latérale. Si l’on descend chez l’embryon de 36 millimètres la série des coupes, on aperçoit au niveau de l'extrémité distale de l’ébauche latérale, un petit corpuscule épithélial très réduit, dont la structure est différente de celle des cordons ou des follicules colloïdes, qu’il dépasse d’ailleurs par son volume (pl. I, fig. 20). Ce petit corpuscule n’est autre que la glandule thyroïdienne. Outre l'identité de structure de ce dernier et de celui signalé chez des sujets plus jeunes (embryons de 14,5, 17, 20, 22 millimètres) il y a encore comme points de comparaison l'identité de siège: la glandule thyroïdienne chez ‘les embryons mentionnés se montrait toujours un peu au-dessous et en dehors de l’ébauche latérale: c’est donc bien la glandule thyroïdienne que nous avons ici Sous les yeux.

Chez des embryons plus âgés, nous n'avons plus rien rencontré qui de près ou de loin rappelle les formations d’origine latérale. Nous devons donc considérer ces dérivés branchiaux comme caducs au moins sous leur forme primitive puisqu'il subsiste des follicules colloïdes formés aux dépens du rudiment

latéral. Ces derniers embryons cependant nous offriront par la suite

des observations très intéressantes au sujet des connexions de la glande thyroïde et du thymus, ainsi qu’au sujet des glandules signalées pour la première fois par Gley comme glandules thyroïdiennes. Pour l'instant, nous nous contenterons de faire remarquer que nos observations sur la série d'embryons de Lapin, concordent absolument avec celles qui ont été plus haut relatées sur les embryons de Cobaye et peuvent pour ces deux exemples de Rongeurs être résumées dans cette proposition :

Chez les Rongeurs examinés (Cobaye et Lapin), la thyroïde latérale disparaît complètement en tant que canal central du corps thyroïde : la glandule thyroïdienne qui dans toute son évolution, s’est montrée en connexion constante avec l’ébauche latérale disparaît parallèlement à celle-ci et vraisemblablement au même moment.

2° RUMINANTS À. Embryons de Veau.

Chez l'embryon du Ruminant, les connexions anatomiques continuent à des stades plus Âgés, les connexions génétiques signalées par plusieurs auteurs (Stieda, de Meuron, M. Prenant), entre l’ébauche latérale de la glande thyroïde et la glandule thyroïdienne. Ces rapports sont tellement intimes que ce serait pensons-nous, une faute que de séparer dans une description, ces deux formations l’une de l’autre si l’on ne s’y trouvait obligé pour la clarté de l'exposition, Aussi de même que nous l'avons fait pour l'embryon de Lapin, en décrivant stade par stade les modifications anatomiques ou histologiques que nous aurons lieu d'observer dans l’ébauche latérale, aurons-nous soin de signaler de temps à autre les rapports de celle-ci avec la glandule pour bien faire ressortir la nature du complexus anatomique résultant de l'association de ces deux formations.

Nous avons eu dans le chapitre précédent, l’occasion de donner

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