INTRODUCTION
La découverte successive d’un certain nombre d'organes qui à des titres divers, portent le nom de {hyroïdiens permet de substituer aujourd’hui à la notion d’un corps thyroïde unique, celle d’un système thyroïdien, composé d'éléments multiples et variés dans leur nature, que leurs rapports anatomiques, leur structure ou l’histoire de leur développement rattachent les uns aux autres.
Dans ce groupe anatomique, la glande thyroïde des auteurs constitue encore la partie la plus importante. Autour d'elle cependant se rangent d’autres formations qui ne semblent pas dénuées de toute importance.
En premier lieu, il faut citer les îlots glandulaires répandus de tous les côtés dans la région cervicale et que les travaux de Verneuil, Grüber, Madelung, His, Zuckerkandl, Kadyi, Merten, Streckeisen, etc., ont décrits sous le nom de glandes thyroïdes accessoires. Elles sont accessoires parce que comparée à celle du corps thyroïde proprement dit, leur importance volumétrique est pour ainsi dire négligeable. Elles n’en sont pas moins des glandes thyroïdes, car outre que par leur structure elles reproduisent le type de la glande principale, l'étude de leur développement montre qu’elles dérivent de l’une des ébauches embryonnaires de cet organe.
La dénomination de glandes thyroïides accessoires ayant été attribuée aussi à d’autres formations très différentes des précédentes, nous lui préférons celle de {hyroïdes aberrantes.
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Plus récemment encore, les recherches de Sandstrœm, et dans la suite celles de Gley, Cristiani, etc., ont abouti à la découverte d'organes thyroïdiens nouveaux, de nature particulière, connus sous les noms de glandules parathyroïdes, glandules thyroïidiennes, corpuscules épithéliaux.
Bien que l’histoire embryonnaire de ces glandules soit à peine connue, ces formations doivent aussi, il semble, être rattachées à la glande thyroïde à cause des connexions anatomiques étroites qu’elles présentent souvent avec cet organe.
Les différents éléments de ce système thyroïdien paraissent donc bien liés les uns aux autres et il semble très logique de les ranger dans un groupe unique.
L'observation de cas pathologiques et les recherches de la physiologie viennent encore confirmer cette conclusion.
C’est ainsi que l’accroissement anormal des {hyroïdes aberrantes produit sur les faces latérales du cou, dans les régions sus et sous-hyoïdiennes, derrière l’œsophage ou la trachée, derrière le sternum, sur les deux bronches et jusque sur la crosse de l'aorte, des goitres qui reproduisent le type de ceux formés aux dépens du corps thyroïde proprement dit. (Lalitte, Thèse de Nancy, 1890).
Les recherches de M. Gley ont montré comment les glandules thyroïdiennes pouvaient remplacer la glande principale et empêcher l’éclosion des manifestations pathologiques consécutives à la thyroïidectomie,
De telle sorte que pour toutes ces raisons d'ordre soit anatomique, soit physiologique, soit même pathologique, il était rationnel de réunir dans un seul groupe ces organes multiples : au système thyroïdien répondait l'appareil thyroïdien.
À y regarder de plus près cependant, cette conclusion ne parait pas aussi nécessaire qu'il semblerait à première vue.
Nous ne voulons pas, bien évidemment, mettre en doute la