Tiberius, iii-S"; Bertift
TIBÈRE
avertir que déjà Linguet avait fait, en 'très-bon français et à la grande indignation de La Harpe, une apologie de Tibère*. ' ' ' i' ' ■
Pour moi, je vous adresserai simplement une prière , c’est de vouloir bien , pendant quélques heures (car il nous faudra plusieurs conférences pour traiter ce sujet), effacer de 'vos esprits toute espèce de 'souvenir, tout jugement 'ou préjugé, tout sentiment d’admiration 'ou de répulsion pour Tibère. Admettez qu’il voüs'soit complètement inconnu y 'comme 'j’ai essayé' de me le persuader à moi -même avant dC' commencer mes recherches dans les historiens et sur les monuments , afin de rester indépendant
1. Histoire des révolutions de ï’empire rômâin. — Voyez aussi la thèse latine (Je M- Duruy, dei Tiberio ini~ pcralore, 1853; le Mémoire de Salvatore Betli, dans le t. CXXVI du Giornale Arcadico, et les apologistes do Tibère cités à la p. 9 de ce même Mémoire. ^ ^
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et impartial. Laissez-moi diviser, pour la com- Dioditij de l’analyse, la i vie de Tibère en plusieurs époques, et essayons de reconnaître quelle espèce.d’être nous avons sous les yeux, si c’est un monstre à face humaine, un prince ordinaire simplement perverti, ott un grand homme calomnié.
iiNous commencerons par regarder de près sa jeunesse, c’est-à-dire ràgeoù les instincts bons et mauvais se manifestent plus, librement, et, aûn de ne néglige^ aucun élément, nous imiterons les naturalistes, qui considèrent tout d’abord la famille du sujet, le type général expliquant parfois l’individu.
Tibérius Glaudius Néro appartenait à la famille Claudia, l’une des plus illustres de Rome, qui portait plus haut que toute autre la morgue du sang patricien. 11 descendait d’Âppius Glaudius, venu des montagnes
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de la Sabine avec tous .ses clients, et qui, de très-bonne heure, avaitîcommencé à maltraiter les plébéiens. Les Claudius naissaient sous un astre ti ès-nchangcant; tour à tour un bon et un ^mauvais génie préadaient à leur naissance, de sorte qu’ils ûtaictttitour à tounaliles ou funestes à leur pallie, ce qui est le propre .des raxres violentes, Tfüe.'. l’ai'dear deileur itompéraorent , cninlHiiéc avec les circon$tanbes,-poüsse£t(KijoRns .ve^'s «les cxtdêtnes.q li.n o-j ^.uvnnAr, t-i
- Ainsi UiVilpius 'Claudius HAjTfeiigie^n jatr grand caractère, son éJequeucebti scHDCuitoi’ité, relève Je» iqspnts, sdiattusudesliBranainâ défaits par Pyrrhus et prepord des triomphes «futpi^ de hi rcptibhqtie{:qkpiihi&'i CsfcadexiVitdaJis lia. «première guerre fuiqicpie, passe en. Sicilé , attaque et’iatiassedlœipCdntiia^nois ; oAppius uCliUidiuB ûtém. «blatte. A-^rirfial au moment «tr iboheri chait h 'se joisidre iii> eon frère , le défait , «le jùjo
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,et jeU^is^téte duüs lej catnp 4 ’i\>>^ibal j; voilà pour le^oq 9 !, a.,--.! hi.p;-:.! , ■ :
D’un, côté, ÉHau^iaift.produit
.le fapiçu^jdéij^çovin, «tifSinu43/B^n ipaja» tempteur des lois qu’il avait promulgué€^j>^ 9 Pïr -rqavL.flp l^ffllcH^e^yii^iiH^f,; ,.‘^ippws#ik:qaipmé Dkusu^,.,^! ^
portant ,iq,.dia(lùineai.çt rqpi 4irqaaiA,iM|s»ioU«nte joun as^ccwi' l»woo^ lAppips l«;/te<w,.qiii infcdif .^./)ptiq-,âtD4iépane >pavteKcéis 4 ’ii»piélé'f.et conduisit làt'uapA défait ^(tertfcitet les, nomaüis.démorajiséa, ' parce qu’il auMt, faH içtci- Vla^fuer lep poplelssacrés. J^atSflfturdOjCft p;iê(a,q,{^ppius,! p.as8aflt;t cqi,charHdliUS.il6S.«ie4 (Ip ;^oipB,ct ne; pouvant avancer à cause 4e ia lçplc,,,<spuliaitadt,ù grands cris le retour de son ^ére àja.jfiç et,une;nouvelle défaite»... afin que
lç|)enple décimé. ne lui,£ern)àtiplns.le passage». Enfin, c’est un Clodius qui se; fait, adopter par
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un plébéien , brigue le tribunat, fait exiler Cicéron, remplit Rome de troubles et de sang/ el, à la tête de sa bande de coupe-jarrets, va se faire tuer par Milon dans l’embuscade qu’il liii a tendue.
Vous le voyez, dans cette famille^ tout est extrême. Mais excepté Clodius le tribun , tous avaient professé le plus absolu mépris pour le peuple, combattu ses droits, bâtonné quelquefois lesitribuns, malgré leur caractère inviolable. De sorte que Tibère avait quelque chose de cette race vigoureuse, énergique, dure i d’un caractère âpre comme les montagnes de la Sabine. Dans toute famille* les membres ne sont pas également distingués; il y a une loi de repos, quelques générations de transition entre les hommes éminents î comme pour les champs il y a un temps de jachère. Le père de celui qui nous occupe aujourd’hui était né dans un de
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ces intervanei?,''èn 'teiiipîs de jachère. Il s’appelait aussi Tibérius Claudius Néro. Néro était un mot sabin qui- voulait dire brave ; on en avait fait un surnom,- et de bonne heure' on avait renoncé, dans la' fkmille,'>à' celui desLucios, parce que deux des ancêtres qui l’avaient porté avaient commis des- 'meurtres ou exercé le brigandage sur les grèmds ‘ Chemins. On peut donc, à la rudesse native des Claudius, ajouteruune dose d’instinct sanguinaire, ''i ”
' Le père dé Tibère , au' contraire , était doux , sans éclat; il ne joua qu’un rôle médiocre. Le fait le plus saillant de sa vie, c’est, après s’étre "rangé 'dans le parti d’Antoine,' d’avoir fait sa paix avec- Octave en lui cédant sa femme. * Il avait épousé la célèbre Livie, à peine âgée de quatorze ans. Elle lui avait donné 'un premier 'fils, Tibère, et' elle était enceinte de six mois lorsque le triumvir la vit. Pour le terrible
;T1BÈUE.
-Octave,; voir et désirer. n’étaient . qu’un , com- . mander et . être ola^i;chose aussi cei^aiwî..Tibç- Joâus Jféro. lo, comprit parfaitement;, 41 ; répudia tiÜKia; leS(poPtjifes n!y l?roujièrent point àtredn-p, .4ïn<jik|ue,jJa.fJW’,et,;la religion [fussent égaiemqit \hte?aéeâ/pwi aeHe^'Pfféçjpitatioij. Lors,^i’n^- -ifahU qttbfot j)ru«w-i,rJaquM:clmz 04^V)^,qelii;i- .3cinte ne»y«iy*.à<i&(wt(pèi^,-i(iui jowrut^qppifjnc-'^ f.aainé0s.{^lus.^ndi< ,!0 vb oviu-,..: s[ r
Alors Livie, qui,#^iait déjifc établi . but!) t^t. iMnB0err,«d rri®t|J£ au
->,PabitioüiTibèafÈf.i( ^ide neuf ans;, était, al ors un nfifetit^prqdigB.w'-car,, il .sprononça , l’éloge funèbre A>dei*)8rcpéi'e, à -Uitribune ;du for'una^.f^lowt.ila ,Ifotdei(»ns«ijt)!léei.' jGai’aniir qu’il; pût, éprit luitiHnûme «et, élflge .seraitiau. moins inutile , .vous ••.)lK»4ei c#oirio!i -pas s. nn-, l’avait iqornposé,pqu,r, lui. iuMais -paraUrni-^evaot.le public,. pron<inççrj le oiidiftCQur^ d’nnei voix soutenue, . avoir la mémoire
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;,f)T4sieni«:et le cairBet«écQ3S»jiie>, ofeat déjà <Je la part d’yn enfant de -neuf eoat-u» effort .qui -dépasse l’ordinaire. Toutefois , son emfaince' fut triste tel •:eombre ; Suétone, Je dit et >diïïiîreates raisons nous le font comprendre. D’abntdxtil ..-uAïaitvvéew plusieur:S:aia«fée9,6ei^Jes«}ittSf4t la ^tqndtessede sa.méi»K)ll09:fdis dwft[|a)«8ws*i ^du .fiaiatlm» jji ne fut; ■ p^n.l^eauGaup pJiusielnoVé. .ili.vie,,,iqui-ij! 3 .\ait toujours préféré eomme^qn .^ainé^ pas4’*€»AisM(SidUuguat«,
;.av^it. concentré usur l«i/4ouiefe:^e/ anjWdono, •<^ivie,t-^ajfuPdur héritière, wpo.;|aiien%p. !4iigi-
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Xibèro, ..eMfi,450f2^«mi^ïi.l4) IW