‹ TibèreChapitre 47 sur 58 · CNÉIUS, PISON · texte numérisé non relu

CNÉIUS, PISON

PISOK.

Mon fils , qu'ai-je entendu ? puis-je croire un tel bruit ? On dit que par Séjan dans ces lieux introduit, Tu dois entretenir son redoutable maitre.

CNÉIUS

J'ai vu Séjan -, Tibère a voulu me connaître -, J'ai déjà , sans témoins , paru devant ses yeux ; Il m'a long-temps parlé du rang de mes ayeux ; Il m'offre des honneurs peu faits pour ma jeunesse.

PISON

Je tremble , 6 mon cher fils I le tyran te caresse !

CNÉIUS

Des bontés du tyran vainement menacé ,

Du nom de citoven je ne suis point lassé :

Mais lorsqu'en vous donnant des louanges contraintes ,

Tibère, un peu confus, répondait à mes plaintes^

Quand sa bouche avec art consolait ma douleur,

Son cœur était muet.

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