‹ TibèreChapitre 6 sur 58 · XXX ANALYSE · texte numérisé non relu

XXX ANALYSE

Séjan. L'ombre de Germanicus, qui plane entre les personnages y comme une puissance vengeresse, et toujours présente sur la scène , y répand une majesté idéale. Le choix des pensée^, la fermeté du style ne trahissent le sentiment de la poésie, ni dans l'ensemble ni dans les détails. Jadis, imitateur du lang^^ge de Tacite et créateur de son sujet. Racine nous représenta l'image de la cour de Néron et d'un crime de famille. Puisant aux mêmes sources après lui , Chénier nous expose le spectacle de la cour de Tibère, et d'un coup d'Etat contre la liberté publique. Il ne ressemble point à son modèle , et s'élève prescpie à sa hatuettr. D'après cet effort, on ne niera plus qu'il ait possédé les véritables secrets de son art. On sent que les méditations avaient mùiî son talent, qti'il traça de verve tout ce bel ouvrage, et que l'aversion du despotisme lui inspira ce tableau frappant de la tyrannie : il ne l'a point emprunté, point traduit. C'est d'après nature cju'il l'a copié : il l'avait vue.

Népomucène L. Lemercier, de l'Inislitut.

TRAGEDIE

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