COMPLICATIONS
Les tics qui apparaissent chez les vieillards ont une signification pronostique toujours fâcheuse; ils coïncident avec une décliéance de l'activité corticale. Ceux qui surviennent au cours de vésanies peuvent être considérés comme les avant-coureurs de la démence fDufour).
D’une façon générale, le pronostic d'un tic est intimement lié à l’évolution de l’état mental. Les variations qu’on observe dans la marche des tics de jeunes sujets correspondent bien aux variations de l’évolution psychique. Celle-ci, comme le développement corporel, est sujette à des irrégularités constantes. De même (|u’on assiste à des poussées de croissance entrecoupées de périodes d’arrêt, on voit aussi les fonctions psychiques traverser des alternatives semblables. Les i-etards de l’évolution corporelle peuvent être passagers ou définitifs; il en est ainsi de l’évolution mentale; on conçoit donc que le développement des tics soit intimement relié aux retards du développement mental. 11 n’en faut pas conclure que les tics écliappent à toute intervention thérapeuti(]ue et que leur évolution ne puisse être modifiée ni enrayée; l’inefficacité des moyens de traitement usités jusqu’à ces dernières années avait contribué à acréditer leur incurabilité. La sévérité de ce pronostic s’est l)eaucoup amendée. On sait aujourd’hui que dans la majorité des cas un traitement approprié produit toujours des améliorations, dont la durée et l’importance sont en raison directe des efforts correcteurs exercés sur les tics. On peut même enregistrer des cas de guérison, et ceux-ci deviendront de plus en plus nombreux au fur et à mesure que plus de liqueurs seront soumis de meilleure heure à un traitement rationnel. Les spasmes, au contraire, sont particuliérement rebelles à tout espèce de traitement, et les tics, longtemps confondus avec eux, ont acquis à tort cette réputation.