‹ TicsChapitre 14 sur 18 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic des tics, gnoadvikim, est bénin; on ne meurt pas d'un tic. Mais un tic est toujours une infirmité fâcheuse, cl si on l'abandonne à luimême, il a tendance à s’aggraver, à se généraliser. Il est donc indispensable de s’opposera sa persistance cl à son extension.

Le pronostic varie suivant l’agc au(]ucl le tic apparaît. Les tics des jeunes sont toujours moins graves que les tics des vieux. Chez les enfants, ils peuvent n’avoir (ju’une durée éphémère, (pielqucs jours, quelques mois, quelques années; puis ils disparaissent. C’est l'exception. On peut toujours espérer qu’un tic d’enfance guérira, car on peut espérer (ju’en se développant, l’enfant acquerra l’équilibre volontaire, nécessaire pour obtenir la répression des actes intempestifs. Mais pour que cet espoir soit fondé, le jeune liqueur doit être soumis à une éducation et à une surveillance attentives. Les parents doivent chercher à éloutfer ces embryons de tics par tous les moyens possibles; ils ne sont pas plus difficiles à détruire que les autres mauvaises habitudes de l’enfance.

Un tic est d’autant plus tenace qu’il existe depuis plus longtemps, et qu’il est toujours pareil à lui-même. Les tics variables disparaissent spontanément, mais sont remplacés par de nouveaux tics ; ils nécessitent donc de fré(iuentes interventions correctrices, toujours variées. On a cité des cas de guérison complète et détinitive chez les adultes, et il en existe réellement; mais il faut toujours se métier des récidives. Un ti(]ueur, même endurci, peut être débari'assé de tous ses tics; cependant il reste ti(iueur en puissance, et s’il vient à perdre les bonnes habitudes de surveillance (ju’il avait prises, il se trouve à la merci de nouveaux tics. Par contre, s’il a pris rbabilude d’une bonne discipline psycho-motrice, il sait se mettre en garde contre un retour olfensif.

Le pronostic devient plus sévère lors(iu’on a affaire à la mabulie des tics de Gilles de la Tourelte. Sa marche progressive est difficile à enrayer. Les tics peuvent se modifier, s’atténuer, disparaître même, pendant de courtes péiâodes; mais ils reparaissent bientôt sous la même ou sous une antre forme, et leur tendance à l’envahissement s’accentue progressivement. Lors(iiie celle évolution progressive se poursuit au delà de l’époque de la majorité, le pronostic est beaucoup plus sombre. Oppenbeim ' se montre plus oi^limisle et cite des exemples de « maladie des tics » terminés par la guérison.

t. OppcnheiiD, Bemerkungen /ur Lehre voni Tic, Jount. f. Psychologie u. Xeurologie, Bd. I, lÜOü.

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