‹ Tiers ÉtatChapitre 10 sur 15 · G FORCES · texte numérisé non relu

G FORCES

Tu confonds entre elles des choses qui n'ont pas le moindre rapport.

JEANNINE

C'est vrai : la loi t'accorde la sanction que je ne lui demande pas. Eh bien ! elle peut se vanter d'avoir sanctionné un joli trafic, la loi !

gi:u:;cjes Il ne te reste plus qu'à proclamer les bienfaits de l'union libre.

JEANNINE

Il n'est pas nécessaire de les proclamer pour en jouir.

GEORGES

Jouis-en donc, mais jouis-en seule. Ton bonheur t'appartient, comme il m'appartient d'en éviter à Colette les éclaboussures...

JEANNINE

Prends garde, si tu as encore un peu de cœur, qu'il y ait pour toi quelque chose de plus douloureux que le spectacle d'une enfant mise en demeure d'opter entre son père et sa mère.

GEORGES

Quoi donc ?

JEANNINE

'Le choix de Colette, qui n'est pas douteux.

J'en courrai la chance.

JEANNINE

Parbleu ! Qu'est-ce que tu risques?

GEORGES

Réfléchis. Tu es avertie.

JEANNINE

La signification du commandement avant la saisie... C'est une revanche que tu prends.

GEORGES

Une revanche, tu dis bien. Au revoir. A bientôt. (Il so?*t.)

JEANNINE

Oh ! si tu te figures m'intimider, mon petit, tu te trompes. [Elle va et vient une minute avec agitation, prend son chapeau comme pour le mettre, le laisse, y pique des épingles, les retire, etc..) Tout de même il serait bien capable... [Elle va ouvrir la porte de droite et appelle.) Colette !... Colette !...

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