‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 11 sur 103 · LE · texte numérisé non relu

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glorieuses milices qui servaient Jésus-Christ dans les sueurs. de ls parole et de la pénitence. On revétait les livrées de saint Dominique où de saint François ; ‘On se greffait sur l'un de ces troncs pour vivre de leur sève, tout en conservant encore sa propre nature ; on fréquentait leurs églises, on parti- : cipait à leurs prières, on les assistait de son amitié, on suivait

aussi près que possible la trace de leurs vertus. On ne croyait

plus qu’il fallût fuir du monde pour s'élever à limitation des Saints : toute chambre pouvait devenir une cellule et toute maison une Thébaïde. Ainsi l'esprit de Dieu prend cœur à son ouvrage avec le temps ; il prôportionne les miracles aux misères : après avoir fleuri dans les solitudes, il s’épanouit sur les grands chemins(!). ” -

Diffusion de l'Ordre

À peine fondé, cet Ordre s’étendit merveilleusement et envahit tous les degrés de la hiérarchie sociale ; les Tertiaires se trouvaient partout : à la cour, à l’armée, dans les charges publiques, dans toutes les professions honnêtes, et ces chrétiens généreux et dévoués accomplissaient, sans affectation comme sans respect humain, les devoirs de leur Règle, donnant ainsi À tous l'exemple de la perfection propre à l’état séculier. En Italie, leur nombre toujours croissant déconcerta les projets impies de Frédéric II, empereur d'Allemagne qui faisait au Saint-Siège une guerre acharnée ; c'est au point que le chancelier de ce‘prince, effrayé des progrès d’une institution qui éclaircissait de toutes parts les rangs des factions, se plaignait à son maître de ce que l’œuvre de François d'Assise avait plus fait pour ruiner son parti dans ic Milanais, que n’auraient pu faire de nombreuses armées,

Le Troisième Ordre s'établit rapidement dans toutes lesautres contrées de l’Europe : en France, en Espagne,

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