‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 12 sur 103 · R. P. Lacordaire, O. P · texte numérisé non relu

R. P. Lacordaire, O. P

auf

| Nous pourrions encore citer, à la euité de 00 monarques - que miitiude de princes, de dues, de comtes et de seigneurs sieurs tableaux. chronologiques de l'Ordre élèvent

, i, bien loin lieu de craindre de m'être trop fait

de | recensement fait en 1686, on put ; compter cent dix-huit mille Tertiaires. Colomb, + qui nous s révélé l'existence du Nouveau-Monde, était lui-

Les Saints de l'Ordre js Parmi les fruits que l'Ordre de la Pénitence a produits, il n'en est pas assurément de plus que les

arc de leurs frères qui viennent successivement après @.. voutenir les combats du Seigneur dans la voie des mêmes épreuves. Ils sont en même temps, pour chacun d’ , des

citer ceux qui ont jeté le plus d'éclat.

L'Ordre de la Pénitence compte parmi ses gloires : saint “Louis roi de France, type accompli de la vraie grandeur : saint Ferdinand, roi de Castille ; saint Elzéar, comte d’Ariano, et la bienheureuse Delphine de Glandèv :

L'Ordre de la Pénitence a eu ses martyrs :

; vingt-deux Tertiaires cueillaient à leur tour, dans les mêmes

contrées, la palme du martyre.

I! est sorti de cet Ordre une phalange de vierges illustres. Nous citerons sainte Rose de Viterbe, jeune et admirable enfant, en qui Dieu fit éclater la toute-puissance de sa grâce ; sainte Angèle de. Mérici ; sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies, morte à Naples en 1791; les bienheureuses Viridiane, Lucie de Salerne, Jeanne de Signa, Elisabeth de Souabe.

Parmi les veuves le Troisième Ordre compte la célèbre sainte Elisabeth de Hongrie ; sainte Elisabeth, reine de Portugal ; sainte Françoise romaine ; sainte Jéanne de Valois, reine de France :les bienheureuses Louise d’Albertoni, Micheline, Paule Gambara, Angéline, Humiliane, Jeanne Marie de Maillé, etc.

L'Ordre de la Pénitence a été encore l'asile des grands repentirs, il a eu ses Madeleines comme sainte Marguerite de Cortone et la bienheureuse :.1gèle de Foligno.

De nos jours Le Tiers-Ordre qui, dans les siècles passés produisit tant de Saints, n’a point perdu de nos jours sa puissance de sanctification ; l’Ordre séraphique poursuit actuellement en cour de Rome, la cause d’un grand nombre de Tertiaires dont plusieurs sont du siècle dernier ou même de’ notre jeune mècle : Sœur Marie Lilis du Crucifix, de Viterbe, morte le 12

février 1773; elle fonda cinq monastères de Tertiaires ré-

gulières sous la direction des Franciscains ; la Sœur Marie ‘ |

Ce prêtre respectable, mort le 4 août. 1859,

Fe

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Disons à la gloire du Tiers-Ordre franciscain qu’il a donné naissance à douse Ordres ou Congrégations religieuses, puisque c’est dans son sein que leurs fondateurs ont cultivé leurs vertus. Nous citerons en particulier le cardinal de Bérulle, fondateur de la célèbre Congrégation de l’Oratoire de France ; M. Olier, qui a établi la société et le séminaire de Saint-Sul-

Le Tiers-Ordre de saint François se divise en deux branches : le Tiers-Ordre Régulier, c’est-à-dire celui dont les membres vivent dans le cloître : et le Tiers-Ordre Séculier tel qu’il fut fondé par le saint Patriarche pour tous les . fidèles qui vivent au milieu du monde.

Après la mort de saint

après la mort de son épouse, aux pauvres ce qu possédait et se retira chez Mineurs de Sienne.

Canoniquement érigée : ceux +nfn tiennent à aucune Fraternité.

t François s’est merveilleuise, s’ila porté des fruits si beaux le -risnaissance et qu’il s’est dé-

L'anathème pontifical

Après une si haute : gi solennelle approbation, il semble que le Troisième C dr: de saint Françoisne devait plus souffrir de contradictions, du moins de la part des enfants de l'Eglise. Cepexdant, iin’en a pas été ainsi : cet institut devait lui aussi avoir ses épreuves. L'histoire est là pour nous apprendre les luttes et ies combats qu'il a dû soutenir dans les siècles passés et qui l’eussent anéanti si l'Eglise n’eût veillé à sa conserv: ion. Mais après la lettre encyclique Auspicato les enr ms déclarés de la sainte Eglise seuls pour-

. Taient encore faire de l’oppusition à l'Ordre de la Pénitence.

ai es premantes invitations du Vicai

rt on à singles He dl ae él

La pratique de l'Evangile

Quel est donc l'esprit de l'Ordre de la Pénitence ?

Pour bien le saisir, il faut se rappeler ce qui a donné lieu à l'institution même de cet Ordre. Euchesio et sa pieuse compagne Bona-Donna prièrent un. jour saint François de leur tracer-une règle de vie appropriée à leur état. ‘ J'ai s depuis peu; leur répondit François, à instituer un : aire que d'y-entrer.” Bientôt après, en 1221, saint François écrivait sa troisième Règle et dès cette même année le pape

, Jésus-Christ. ”

qui ne doiven

séductions et à ses tyrannies,

Les commandements de Dieu et de l'Eglise, voilà la base re de la Règle du Tiers-Ordre ; offrir à tout chrétien les moyens de vaincre le monde qu’il ne peut quitter, voilà le but de la Règle du Tiers-Ordre. 3

Désobéir à Dieu dans un seul de ses préceptes, c’est toujours se révolter contre Dieu, vouloir se pa ser de Dieu. Affaiblir dans nos âmes la notion de nos devoirs envers Dieu, notre créateur et notre père : nous rendre tellement esclave du plaisir, que nous ne craignions pas de transgresser les commandements de Dieu pour jouir de ce plaisir ; telle est l’ocvupation constante. de l’ennemi de nos âmes. Dans cette œuvre infernale, le mond° est pour lui un puissant auxiliaire.

Le monde ! Qui nous dira le nombre de ses -vie

Il suffit de se rappeler les terribles anathèmes de Notre-Seigneur. ‘‘ Je ne prie point pour le monde, dit-il; et ailleurs : Mes disciples ne sont point de ce monde, et moi, je nesuis pas de ce monde, “ Aussi, entendons l’Apôtre des nations s’écrier : “Nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit cui est de Dieu. ” ( Cor., 1. 12). Enfin, VApôtre bien- :

monde: ” (E Joan, n, 18). Pourquoi ne faut-il donc pas aimer

de la Règle du Tiers-Ordre ; offrir à tout chrétien les moyens de vaincre le monde qu’il ne peut quitter, voilà le but de la Règle du Tiers-Ordre. ;

Dieu, créateur et maître »bsolu de toutes choses, a le droit de nous imposer des commandements. Dieu, que Notre- Seigneur nous ordonne d’appeler notre Père, nous aime d'un amour infiniment tendre, tous ses préceptes tendent done À notre félicité. Aussi, Notre-Seigneur nous dit-il: ‘ Vou-

lez-vous entrer dans la vie ? Observes les commandements

de Dieu. ” Etre fidèle à tous les commandements de Dieu, c’est done être sûr d'arriver à la vie éternelle. Mais remarquons bien qu'il faut observer tous les commandements. Désobéir à Dieu dans un seul de ses préceptes, c’est toujours se révolter contre Dieu, vouloir se peser de Dieu. Affaiblir dans nos âmes la notion de nos devoirs envers Dieu, notre créateur et notre père : nous rendre tellement esclave du plaisir, que nous ne craignions pas de transgresser les commandements de Dieu pour jouir de ce plaisir ; telle est l’ocvupation constante de l'ennemi de nos âmes. Dans cette œuvre infernale, le mond° est pour lui un puissant auxiliaire. : Le monde ! Qui nous dira le nombre de ses -victÿmes. Il suffit de se rappeler les terribles anathèmes de Notre-Seigneur. ‘‘ Je ne prie point pour le monde, dit-il ; et ailleurs : Mes disciples ne sont point de ce monde, et moi, je nesuis pas de ce monde, “ Aussi, entendons l’Apôtre des nations s’écrier :

Les commandements de Dieu et de l'Eglise, voilà la bese

æe

‘Le monde cependant varie, suivant les siècles, -ses--scandales, c'est-è-dire les occasions de chutes. Ecoutez. la

conséquence

ie, de la jalousie et divisés et si hostiles que, voisines étaient en guerre

et les

des réunions Hoencieuses, et enfin l'obligation d'entendre les jours la sainte. messe

Fe PRESSE

ne pourrait-elle pas mettre une digue à l'esprit du monde qui tend à remplacer partout l'esprit de nee Jésus-Chriet? à

“Comme l'esprit

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