CHAPITRE IV
Clergé et Paroisses
Archidiocèse, puis un travail sérieux .
un autre de grande valeur relatif aux
paroisses, enfinin tableau vivant. e 1. — Lettre de Son Eminencé le Cardinal L.-N. Bégin Archevêché de Québec,
. 14 juillet 1918.
Nous Nous rappelons avec bonheur le temps, où dès notre
retour au Canada, Nous propagions le Tiers-Ordre dans Notre bonne ville de Québec et où, en compagnie de prêtres sélés,
l'est pourquoi Nous désirons vivement que tous nos prôtres déploient un zèle éclairé et constat pour répandre le Tiers-
; Paroisse, la société. Et où done mieux que sur les lèvres de la Sainte ‘Eglise trouverait-on la doctrine précise et authentique sur ce - sujet ? Or voici, ls définition que J’Eglise nous en donne dans les canons et 706 du Code de Droit Canonique :
en observant les règles ap- Apostolique, ” Au canon 701, ires la premièrè placs parmi
dE dE tt tre tac tie à: ré et l’autre sexe qui, avec entrain, se sont attachés aux pas du Séraphique Père, . Nous louons leur pieux empressement et Ë nous l'approuvons de tout Notre pouvoir, comptant qu'il s’accroftra êt se communiquera bientôt à un plus grand nombre. "”
1: Nous-rcimintndons fortement que Le fratcenitée aiant érigées canoniquement, qu’elles soient dirigées avec soin, conformément à la règle, et qu’elles soient visitées en temps voulu. à Qu’ D AE Once mue da short ds
8 Directeurs, les pere ess seau pos à la ruine; mais que les nouveaux -
: “Notre grand désir est que les Pasdes âmes de Notre diocèse ne négligent leurs paroisses les pieuses fraternités
ts
Aux prêtres de Rome, Léon XITE fait écrire parson Cardinal Vicaire : “Que les Pasteurs d'âmes, les prédicateurs et les confesseurs, tant du clergé séculier que de quelque ordre relié. gieux que ce soit, tentent tout pour exciter les fidèles, spéciale- 5
ment les hommes et surtout les jeunes gens, à se faire inscrire | dans le Tiers-Ordre franciscain et à en fréquenter les pieuses ‘ assemblées.
Dans une allocution adressée le 1e décembre 1882, à une délégation de 1,300 dames et jeunés filles appartenant à difiérentes confréries, Léon XIII prononce ces paroles : ‘“ Nous voudrions vous amener, vous toutes qui êtes ici présentes, . à donner votre nom au Tiers-Ordre de saint e
“ Je désire, s’écrie-t-il une autre fois, que le Tiers-Ordre se propage chaque jour davantage. Je voudrais que le nombre des Tertiaires montât au chiffre d’un million, de deux millions, mieux encore je voudrais que tous les fidèles se fissent tertiaires. ”
Ces enseignements de Léon XIII, son successeur Pie X, de sainte mémoire, les a rappelés en plusieurs circonstances. CET “On peut affirmer, écrit-il, que si saint François n’avait fait
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1Cy- autre chose pour l'Eglise que d'instituer son Troisième Ordre, ier, il devrait, pour ce seul bienfait, être compté parmi les hommes qui ont le plus mérité d’Elle. ” le “ Quoi de plus souhaitable, disait Pie X dans sa lettre du )m- 25 avril 1909, à l’époque où nous vivons, où dans la société 'AS- domestique comme dans les relations mutuelles des citoyens ent et le gouvernement de la chose publique, il s’est glissé une si tés grande négligence et un si grand mépris des principes chrétiens, quoi de plus souhaitable, disons-Nous, que de voir se lui développer toujours davantage une telle association capable m- : de faire cireuler dans toutes les couches de la société l'esprit gie de la sagesse et: de la morale chrétienne. ” rs ‘Ah ! de quels avantages, écrit le même Pontife, le Tiersle, Ordre de saint François serait pour l’Eglise, à l'heure actuelle,
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> Come ms prédéteateure Fe LX, Léa XITI où Pi X, & Sainteté Benoît XV est éga/sment Tertiaire de saint François
e | 50 affection pour la | 7 … “famille ‘septembre 1914 :
: 10 es C Collaborateurs, nour atteindre le but pra- 4 s sanctification de l'individu, de la société, il ne faudra pas oublier la recommandation de Léon XIII : ‘Que ceux qui ont revètu les insignes de a pénitence aient les yeux fixés sur leur très | saint instituteur et cherchent à l'imiter : autrement le bien \ qu'on en attend ne se réaliserait pas. *” - En attirant l'attention de sou clergé sur ce point, Notre . Vénéré prédécesseur, Son Eminence je Cardinal Taschereau, écrivait ces paroles remarquables : “Quelque grands que 4 Fa À extérieurs du Tiers-Ordr (hasil} po Æ Æ tels que À
Ée FAT les prières et les bonnes
- LETTRE DU CARD. BEGIN F de la société, les vertus chrétiennes sont pussihles à tous les degrés de perfection. En lisant la vie des Saints, on en trouve sur le trônv des rois comme sous les haillons des mendiants, dans is famille counme dans le cloître, au milieu de toutes les séductions du monde comme dans les déserts de la Thébaïds. Le Tiers-Ord-e est un moyen puissant de sanctification, parce qu’en détashant le cœur de tout ce qui passe, il le rend capable des sacrifices qu'inspire l'amour de Dieu et du prochain, ce qui est la plénitude de le ioi, comme le dit saint Paul : Pleniludo legis dilectio. (Rom., xt, 10). Aussi le Tiers-Ordre est-il accessible à toutes les conditions, À toutes les santés, à tous les ter :nérainents, aux prinees et aux princesses comme : aux serviteurs ct aux servantes, aux prêtres comme aux gens: mariés, aux jeunes gens ct aux jeunes filles comme aux vicil.
lards. ” : :
Travailler à faire de vrais Tertinires, c’est donc conduire les âmes à la vraie vie chrétienne. “ En effet, les règles franciscaines, dit le Pape du Tiers-Ordre, demandent d’obéir aux commandements de Dieu et de l'Eglise, de s'abstenir de factions et des rixes, de respecter le bien d'autrui. 2: ::r11:r la tempérance dans la nourriture et le genre de 1x «'{viisr le luxe, de s'éloigner des séduetions dangereuses, de la dans et du théâtre. Sans imposer les conseils de l'Evangile, cette règle pousse énergiquement les âmes de bonne volonté
devient cimentant.
| M 7 ocre eee be
: à soutenir, Fe MARGE ASP oncement à
une œuvre de très grande utilité religieuse, morale et civile ;
- c'est un remède salutaire aux maux si nombreuz dont | souffre là société ; c’est travailler à ramener eur la face de la
terre le rêgne de le vertu, et spécialement de la charité,
Que trouverons-nous de plus opportun et qui réponde mieux aux exigences des temps que nous traversons ? Oh! daigne le Ciel nous faire contempler, au milieu des misèrés qui nous afligent et des méchants parmi lesquels nous devons vivre,
F les multitudes courir à la suite du petit pauvre d'Assise !
Comme nous serions assurés de voir alors dans la main de Dieu des instruments capables de rendre à la terre la tranquillité perdue, !a paix si désirée. .
vous efforcer d’en suivre fidèlement les règles, en aus trant surtout de l’esprit de son saint fondateur.
Prêtres et Pasteurs d’âmes, vous v trouverez pour vousmêmes et pour la fécondité de votre sublime mission, les stimulants les plus efficaces pour la vertu ; les grâces de choix qui rendent victorieux dans les combats, énergiques dans la poursuite du bien , prudents dans les difficultés qui, hélas! se
; multiplient chaque jour.
Quel honneur d’être incorporé à un Ordre religieux qui donne autant de protecteurs et de modèles qu’il montre de bienheureux placés sur les Autels ! Quelles arrhcs de grâces, d'être frères ên religion ce ceux-là en particulier qui sont les exemplaires de la vie sacerdotale modefne : les Charles Borromée, Prose. ds Des: et Bi Jan Vianney.
Devenus Tertiaires, maté. vous en one mieux les avantages, vous vous en ferez plus facilement les propagateurs,
En ces temps de calamités universelles, à cette époque lugubre de l’histoire où les nations de l’Europe expient leurs
ca
séraphique Pêre saint François, le brôlant stigme- FAlverne, intercéder pour nous tous auprès du Cœur
etàaN : bien chers Collaborateurs, l'assurance dé Notre 1 {affectueux et entier dévouement en Notre-Seigneur