I. —Le Directeur d’une Fraternité
Tout prêtre peut, en principe, devenir le Directeur d'une
| fraternité du Tiers-Ordre, lorsqu'il en a obtenu les pouvoirs.
Le fait même d’être Tertiaire ne ou de diriger
our cela il lui faut une délégation officielle On peut être directeur du Tiers-Ordre sans être Tertiaire ;
L toutefois, il semble bien convenable que tout directeur s’af-
filie lui-même à la famille séraphique ; et c'est d'ailleurs ce. qui a lieu le plus souvent. = e Il nous semble qu'après. les nombreuses invitations de
Léon XIX, tous. les prêtres qui ont charge d’âmes, devraient teur du Tiers-Ordre.
demander les pouvoirs de directeur usent-ils autant qu'ils le pourraient ?
Nous supplions nos chers confrères en saint François
. d'apporter tout leur sèle à recruter pour le Tiers-Ordre de .… nombreux membres parmi les bons chrétiens de leurs paroisses .
re
et de s'appliquer à former des friternités nombreuses et
: = On peut affirmer que la bonne organisation et la ferveur
--des Tertiaires dépendent, en grande partie, de leur direc-
teur. Si ce dernier veille à ne recevoir que de vrais chrétiens,
à réunir, chaque mois, régulièrement le Conseilou Discrétoire,
‘les novices ou les profès, s’il les instruit de leurs
devoirs et de leurs obligations, il les formera à l'amour de à la i
ce Lu
Le Ro pu lui-même de
De touts les associations pieuses qui font l’ornement d’une paroisse, qu'aucune ne soit tenue en si haute estime et encouragée autant que le Tiers-Ordre qui prime toutes les rar puisqu'il constitue un véritable Ordre reli-
US ei et CR « rapport avec le R. Père Gardien du couvent dont il a reçu les pouvoirs et tiendra à ce: que la Visite annuelle ait lieu régulièrement. Un grand nombre de fraternités ont périclité et perdu leur ferveur et leur activité pour le bien, parce qu’elles . n'ont pas reçu la visite suivant les prescrip.ions très sages et très salutaires de la sainte Règle.
Nous ne saurions trop insister auprès de nos vébérée directeurs du Tiers-Ordre pour les prier d'étudier la vie de nôtre séraphique Père et celle de nos Saints, ainsi que la Règie des Tertiaires, afin de pouvoir mieux inspirer aux membres de nos fraternités l’esprit séraphique.
Le directeur (a-t-on écrit avec raison) est l'âme de la fraternité, le pivot sur lequel tout se meut. C'est lui qui
t sainteté et l'esprit che dv bee ne sont pas choses si communes. Le directeur reste done facilement
-dessous de sa tâche.
“ [l souffre quelquefois d’une surcharge de travail. Il est peut-être seul à la tête d’une grande paroisse. Or, qui ne sait combien une telle situation c-fre d'occupations absorbantes... Le dimanche, jour utile pour les réunions mensuelles, M. le curé'est shargé de besogne… : ses heures sont comptées. . . Le Tiers-Ordre en sourire, si on ne sait le mettre en tête. des autres œuvres ou associations. .
“ Le directeur souffrira peut-être encore du découragement.
C'était au commencement de l’œuvre ün homme de bonne volonté, mais l'hostilité aveugle du monde, les défaillances de ceux sur lesquels il avait fondé les plus belles espérances, ont peu à peu ulcéré ce cœur de prêtre. Il ne sc sent plus la force d’aimer, et, avec la flamme de la charité, s'éteint celle du sèle. Alors le directeur remplit peut-être encore matériellement ses occupations envers la fraternité, mais la vie n'y ést plus. Comme une lampe qui manque d'huile elle ne tarde pas à mourir d’inani
EE Minient pus ph tonus Je sionisss de M dans sa vie. Inutile d’insister sur ce point. Si le prêtre n’ajoute pas à sa parole la prédication du bon exemple; quelle influence exercera-t-il sur ses Tertiaires, comment parviendra-t-il à leur faire pratiquer des vertus qu'il méprise lui-même, à leur infuser l’esprit religieux, si lui-même est à peine un honnête homme selon le monde ?
“Le directeur peut enfin pécher par égoïsme. Aimant ses aises à l'excès, il est naturellement hostile à tout ce qui peut Pme mar ete
= imprime le mouvoinent ot ls vie. TOt où tard la fraternité
sera frappée à son image et ressemblance. Etant données l'hostilité du monde, la fragilité des Tertiaires, la multitude
des obstacles à vaincre, pour établir et diriger. une frater- pe
nité du Tiers-Ordre, ce ne serait pas trop pour le prêtre qui en est chargé d’avoir une âme de saint et d’apôtre. Malheureusernent la sainteté et l'esprit apostolique ne sont pas choses si communes. Le directeur reste done facilement au-dessous de sa tâche.
| “ I souffre quelquefois d’une surcharge de travail. Il
“ Le directeur souffrira peut-être encore du découragement. C'était au commencement de l’œuvre un homme de bonne volonté, mais l'hostilité aveugle du monde, les défaillances de ceux sur lesquels il avait fondé les plus belles espérances, ont peu à peu ulcéré ce cœur de prêtre. Il ne sc sent plus la force d’aimer, et, avec la flamme de la charité, s'éteint celle
du sèle. Alors le directeur remplit peut'être encore maté-
riellement ses occupations envers la fraternité, mais la vie n'y ést plus. Comme une lampe qui manque d'huile elle ne tarde pas à mourir d’inani
nt tot DES sun je douches de Mo dans sa vie. Inutile d’insister sur ce point. Si le prêtre n’ajoute pas à sa parole la prédication du bon exemple, quelle influence exercera-t-il sur ses Tertiaires, comment parviendra-t-il à leur faire pratiquer des vertus qu'il méprise lui-même, à leur infuser l’esprit religieux, Roanne pra honnête homme selon le monde ?
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oi ei dde n'est. pas mon œuvre, c'est l'œuvre
is Ge Bien plus il est dangereux : il ne fait qu’exciier 1 dérivions du monde, jeter le discrédit sur la religion, diviser ‘la narose en deux camps, etc. Le plus sage pour moi est ‘done de ne pas m'en occuper et de le laisser mourir de sa belle mort.
“Est-il besoin de dire qu’une Hnténité cndulle par
©: Pun ou l autre de ces chrecteurs, dont on vient dé tracer le
à ne saurait vivre longtemps ?
= “Vous n'attendes pas ici un traité sut la sainteté et le | ‘4 Une simple réflexion suffira. — De même que, déns un - incendie, on sauve d’abord les objets les plus précieux, laissant le reste, si c’est nécessaire, pour la part du feu, ainsi dans dre emes a etrarele dLsne free fusdiees arr cb * … spéciaux à toutes les âmes, qu’il fasse ls part du feu, qu ne de ne Eee ten dés bbe: ÉD tique des vertus chrétiennes, les âmes les mieux disposées ;
:… qu’il soit bien persuadé de cette vérité, qu'une âme généreuse
poussée au bien fera plus, à elle seule, pour la gloire de Dieu et le salut du prochain, que cent autres lâches et tièdes... Or, le Tiers-Ordre sera, entre les mains du prêtre qui saura -s'en servir, un merveilleux instrument pour cultiver ainsi
les âmes privilégiées, et il y en a dans chaque paroisse. ”