‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 39 sur 103 · ALES · texte numérisé non relu

ALES

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regret et sans trouble. Le philosophe Pascal disait que le sul doute d’un au-delà devrait rendre sages tous les hommes, ét bannir de la surface de la terre tout crime comme tout

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Le mondain vit en sûreté, mais Dieu confondra sa sûreté, - Ï prône la paix, mais la mort troublers sa paix. Hi se rit de :

£ Gen pétalants demandent l'habit da Tiers-Ordre de a péniten | .!@8; our ils ajoutent aussitôt : “‘ afin d'obtenir plus facilement par là le salüt éternel. ” +

| Ÿ ail donc une relation sf étroite entre ln pénitence a 1

pas 1 ‘cpatradietion mitnitsie 4 7 La relntion:entre le salut et lé pétitence est tellement étroite : ‘que l’un ne va pas sans l’autre, «Ou la pénitenèe ou l'enfer ; c'est-à-dire ou le repentir sincère et efficace des péchés passés: et le renoncement aux péchés futurs ou l'enfer ; “et-puisque tout en nous nous pousse’au péché, puisque chacun est entraîné par sa propre concupiscence qui engendre et enfante : le péché, cause de Is mort et de l'enfer, il faut de toute néces-

sité renoncer. À ‘cette concupiscence, sinon ce sera l'enfer. . : “":.. Le mot de l'Evangile : Abneget semetipeum, qu'il se renonce, . -.. restera toujôtrs le premier mot du salut. Le chemin du ciel

ne s’invente pas, lentrée ne s’y pratique pas à la guise de tout venant. La seule voie du salut, la seule porte du paradis, c’est : la volonté de Dieu, qui-suppose l° renoncement à la nôtre: ! St vis ad vitam ingredi sérva mandata, vrue. aurez la vie si vous gardez les commandements. ; Aussi est-ce sans la moindre hésitation que les postulants ‘ : CORNE eur |

| … frayé qu'elle présente aux

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eo ee tite de raie qu contentent trop facilement la demie dévotion des chrétiens -- actuels, et qui tuent la vraie dévotion, comme l’a fait si ju- ‘. dicieusement remarquer un écrivain bien goûté ; ils s’imaa ginent en lessuivant qu'ils font encore quelque chose pour leur salut, et ils oublient que transgresser une seule loi c'est se

milite 0 que ls tie chrétienne a de plus subetantiel : : 4n fuite du monde, Pesprit de prière et de réflexion, la pratique

de la: charité et de l'humilité, la fréquentation des sacrements.

: {1 est un genre de vie chrétienne parfait promettant à ceux qui l’erabrassent dans son entier les honneurs de la canoni- Mais encore pourquoi l’habit ? ignore-t-on que l’habit . me fait pas le moine ? C'est vrai, mais il aide’; l'uniforme du soldat ne lui inspire-t-il pas plus de bravoure, de sentiment ‘ d'honneur ? l’habit ecclésiastique ne rappelle-t-il pas au clerc une conduite en rapport avec sa dignité ? tant il est vrai que de l’habit vient souveni l'esprit de la charge, et des

© devoirs à remplir, que l’extérieursoutient l’intérieur comme

l'intérieur réforme l’extérieur ; sous les habits d’un prince on se fera honte de cacher la grossièreté d’un paysan. Ne lisons- -nôus pas que le manteau d’Elie communiqua son esprit et ‘son pouvoir à son disciple Elisée ? Et sans remonter si haut, ne trouvons-nous pas dans notre famille franciscaine un fait analogue ? C’est sainte Elisabeth de Hongrie qui met sa

. confiance dans le pauvre manteau que lui a légué son séra-

phique Père !

Le Prôtre a donc bien raison de remercier Dieu et de louer - 1s noble et généreuse démarche des postulants. A leur demande qui ressemble à celle du jeune homme de l'Évangile, l revêtant ls pérsonne de Jésus-Christ, & pénétré

ere enne-ren taretrale

pe “ Jésus le regarda «t

IV. — Bénédiction des objets Accipite armaturam Dei ut possitis resistere. (Eph: 6, 13).

Le Le Directeur dans une courte exhortation montre l'ex- : * cellence et l'efficacité du Tiers-Ordre ; il encourage les pos-

tulants en leur montrant que cette sainte société répondra | . pleinement aux désirs de sanctification qu’ils manifestent.

— Puis se tournant vers l'autel il commence de suite les prières. Les premières paroles font connaître d’où il faut attendre - toute force pour l’accomplissement de ces bons desseins : : # Notre force est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. ” Que les autres se mettent à l’œuvre confiants dans la force de leurs bras et de leurs armes,. pour moi je mets toute ma confiance dans le nom du Seigneur, le Dieu des armées.

Aussi la Liturgie continue-t-elle immédiatement : “Je . vous en prie, Seigneur, écoutez ma prière, et que mes cris parviennent jusqu’à vous.” Le prêtre s'adresse tantôt à Dieu, tantôt aux fidèles, priant, suppliant, encourageant, exhortant, bénissant. C’est ainsi qu'après avoir prié Dieu, il salue le peuple par ce salut si familier aux anciens Patriarches, comme nous le constatons sur les lèvres de Booz visi-. tant ses moissonneurs : “ Que le Seigneur soit avec vous. ” Et puisque toute force vient de Dieu, souhaiter au Tertiaire la présence et l’assistance de Dieu, c’est lui souhaiter tout. : Tout pénétré de la grandeur de l’entreprise, le prêtre, dans une magnifique prière qu'il fait sur l'assemblée et en particulier sur lss postulants, rappelle d’abord la première mobilité du cœur humain qui a coûté la vie à Notre-Seigneur Jésus- +. Christ; puis il demande à Dieu de vouloir bien fixer ces cœurs généreux sur la véritable pierre ferme, afin qu'ils ne “ÿ quittent plus le fondement de l'édifice spirituel, qu'ils ne D re meme

F crie ere moi dun ui 10 sn a ments de Dieu. . Ts en sont incapables per eux-mêmes, il le C& sit, voilà pourquoidé prétrr termine sa prière en faisant appel ‘. aux mérites: de Jésus-Christ, source de’ vie, à l’intercession ‘| touté-puissante. de Marie Immaculée, à la protection pater- ‘nelle de saint François dont ées postulants veulent être les *‘’enfants, enfin & l'aide-tout fraternel des saints dans la compa- : gnie desquels ils espèrent trouvér la vraie joie qu'on ne sau- D np tom en a ES Cette prière résine ét.le but à stteindre, et les moyens “à prendire et les cniaiiès àenivre, et le sécours à demander : \elle’n’est à vrai dire que l'élan d'un cœur pénétré d’un pro- jet hardi et se ‘confiant dans la protectiun du ciel. “Ayant .imploré l'assistance du Très-Haut, et attiré le : regard de la divine miériéorde sur les pernnes, le prêtre ‘va maintenant bénir l’habit dont il rerétira les postulants. * L'Eglise, toujours . ‘âttentive aux conséquences du. péché originel, se souvénant sans cesse que toutes les choses créées gémissent sous le joug étranger de Satan, l'Eglise, dis-je, à toujours soin de soustraire les objets dont elle veut se servir à l'empire et à l'influence du malin esprit par la vèrtu du signe libérateur de la Croix. Mais il y a ici, je dirais, plus qu’une bénédiction ordinaire ; il faut y découvrir tout un symbole. Seigneur, dira-t-elle dans sa prière, vous aussi = vous vous êtes r-vêtu pour notre amour de notre pauvre . humanité, vous avez caché sous les haïllons de notre chair : la noble entréprise qui vous faisait der dre du ciel en terre, : vous l'avez sanctifiée par votre pré.ice.et vous en avez fait une arme puissante contre le démon, faites donc à cette - “heure que cet habit sous lequel, on veut, pour votre amour, ‘cacher le plan d’une perfection plus grande, soit sanctifié : Jus mi ques ot Pari Je gap. d le vintoire à rémuportee Non noi significative, son moins symbolique, non moins : effiéace”est là bénédiction du cordon qui csindra désormais en Des : 4 eut. de ‘rapporter. le text

de. ‘œette “bénédiction pour s’en res dent :

ü Prions. — — © Dieu, qui üi pour racheter les esclaves, avez sale qu votre Pis fut Dé avec des cordes, Dénines, ous vous en supplions, cette corde, et-faites que votre serviteur, -

qui ceindra’ce lien de pénitence, se rappelle sans cessë les liens‘ ce méme Jus hr Notre Bague quon.

‘ comme à jamais enchaîné à votre service. Par le même Jésus- ;. CIROUe Baigneur, *

La Véture

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