IMPOSITION DU CORDON
Qu'on veuille bieu ne pas oublier que le premier habit des Tertiaires était le grand costume j ils portent encore aujourd’hui dans les assemblées. On comprend qu’un habit de cette forme ne puisse rester flottant et qu’il ait besoin d'un cordon ou d’une ceinture qui le tienne en respect. Il serait absolument incommode et de plus très inconvenant de le laisser flotter en liberté : le seul fait de se vêtir de la. sorte eut été regardé par les palens eux-mêmes comme um signe évident de dissolution dans les mœurs. Le cordon trouve ainsi son usage tout naturel.
Mais la sainte Eglise ne s'arrête pas à cette signification. vulgaire, elle porte plus haut ses regards inspirés, elle pour suit un but plus élevé, et donne au Tertiaire qui reçoit le: cordon des pensées dignes de sa haute vocation.
Remarquons d’abord en passant que le cordon, si utile: qu’il soit, n’est cependant pas une partie indispensable du vêtement. Il s'ajoute plutôt comme un ornement qui donne à l’homme un maintien plus gracieux, et comme un secours qui facilite ses mouvements. Si, de plus, nous considérons le cordon comme une ceinture, nous ajouterons qu’il donne au corps plus de souplesse et plus de force : toutes considérations qui trouvent ici leur application. L’habit suffit pour couvrir et proteger le corps ; l’habit du Tiers-Ordre suffit, pour apprendre au Tertiaire, comme nous l’avons dit dans la précédente instruction, Ja transiormation complète qu'il doit subir dans son être spirituel. Il semblerait donc à première vue, que le corüon ne trouve plus de place dans le monde mystique. Détrompez-vous, sa place est très bien marquée.
Tout ce que fait le cordon ou la ceinture au point de vue du vêtement matériel, et du maintien du corss, le cordon rappelle que le Tertiaire doit le réaliser dans le vêtement spirituel de scn âme. Voyez, en effet : le cordon, ai-je dit d’abord, est un ornement, il ajuste, il dispose plus gracieusement l’habit ‘ autour du corps. L’habit du Tertiaire est un habit de pénitence, recouvrant tout son corps et étendant la moriification