‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 50 sur 103 · II. — Portée de la profession · texte numérisé non relu

II. — Portée de la profession

. Nemo respiciens retro aptus est regno Dei.

(Luc. 9, 62).

Nos Tertiaires ne doivent pas être étonnés de trouver dans la formule de profession ce qui suit : ‘“ Confirmée par les Souverains Pomiif:s Nicolas IV et Léon XIII. ” Ils savent, en effet, que le Pape Nicolas IV a été le premier Souverain Pontife qui a donné, en faveur de la Règle du Tiers-Ordre, une approbation authentique et solennelle comme Honorius III en avait donné une pour le premier Ordre for. é par saint François, comme Innocent IV en avait donné une autre pour le second Ordre, appelé l’Ordre des Pai.vres Dames ou Clarisées. Ils savent aussi que Léon XIII, voulant ramener le monde à l'esprit de l'Evangile par l'intermédiaire de saint François, et trouvant que certaines prières trop longues, des jeûnes trop nombreux étaient l'unique obstacle à la diffusion du Tiers-Ordre dans nos temps actuels, erut nécessaire d’adoucir ces points onéreux, sans retrancher quoi que ce soit de l'esprit de la Règle.

| jefinéront plus strictement, prieront plus régulièrement, assis- : teront à la messe plus fréquemment, prätiqueront les œuvres

:..tront con contre les envahissements ‘cortuptèurs des danses en s'en abstenant eux-mêmes et fuiront les et les procès qui troublent ls société ; mais ils : de prières et de jeûnes particuliers : deux être diminuées en tout temps suivant les pie reg gr donc a . tout relâchement dans l’observance de le Tertiaire, par ces paroles: “Je promets en outre” sa fidélité sous le contrôle d’un Visiteur auquel il Due 6 de BUS DES à ee D à obligations. Si par malheur, ce qu’à Dieu ne plaise ! en-

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“Mardi par la pensée que rien n'oblige sous peine de. péché

même véniel, il se laisse gagner par la négligence, il veut bien ‘ne pas échapper à la censure énergique et à la satisfaction convenable de sa faute. Cette pénitence, imposée par le Visiteur, aura le double avantage de stimuler sa ferveur, et de lui faire récupérer dans une certaine étendue les mérites que lui auraient fait perdre ses manquements volontaires contre la

Dieu ne sé laisse jamais vaincre en générosité, Le Ter-

requise et plus encore pour entrer dans la vie éternelle, que : déjà le prêtre, au nom de Dieu, fait ‘etentir à ses oreilles l'assurance de l'obtenir: “ Et egorexz parte Dei, Et moi de la part de Dieu, si vous observez ces choses, je vous promets la vie éternelle.” Ce sont les mêmes paroles qui accueillent la profession religieuse, c’est ce qui montre une fois de plus la haute estime dans laquelle l'Eglise tient le Tiers-Ordre. “. On aurait tort cependant de conclure qu’elle ne met aucune

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il y a diverses demeures. Dans une armée, tous les bons sol- |. dats sont dignes d’éloges et d’encouragements, mais le mérite qui doit fixer la récompense :e raesure d’après le degré de . courage que chacun aura déployé. Une mère ne doit pas . “-héservér ses caresses au plus parfait de ses enfants ; elle doit “encourager toutes les bonnes volontés et avoir un sourire

pour tous l2s mérites. C’est ainsi qu’agit l'Eglise notre Mère. Par ces paroles, Dieu s’engage à son tour à donner à chavue

profès non-seulement la gloire en l’autre vie comme récompense, mais la grâce en cette vie comme moyen indispensable - pour rester fidèle à ses engagements et comme préambule * nécessaire de la gloire.

Le Directeur d'ordinaire impose alors au nouveau profès un crucifäix qu'il portera désormais comme insigne sacré

dans les réunions, les processions, les pèlerinages, partout où

il aura l’occasion et l’autorisation d’afficher son titre glorieux

. d'enfant du stigmatisé de l’Alverne et de disciple du © “ erucifié. Le crucifix, comme le prêtre l’a demandé en le bé-

nissant, sera pour le Tertiaire un remède contre les maux du monde, un accroissement de bonnes œuvres, la rançon de

son âme ; il sera enfin un appui, une protection et un bou-

clier contre les traits de ses ennemis. Le Tertiaire le placera

‘comme un sceau sur son cœur, afin qu’à son abri il soit en sûreté « etque nar ce signe, il sait victorieux. Telles sont les paroles

que rétre prononce en faisant l'imposition du crucifix ; elles :. xigent aucun commentaire.

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