IV.— Cérémonies finales
Paz multa diligentibus legem tuam.
(Ps, 118, 165).
Un spectacle qui rappelle les premiers temps du christianisme se passe alors dans l’assemblée du Tiers-Ordre. Pen- Lt 0 el nes
LE Tufs0R DU DIRROTEUR
de reconnaimance et d'action de grâces, perdant que les cœurs réclament encore de plus amples miséricordes par le chant du Te Deum, les anciens Frères donnent aux nouveaux profès - J’acc: 'ade fraternelle. C’est le témoignage de l'union des
: intelligences et des volontés, c’est le gage du support mutuel, c'est l'assurance de la bienvenue dans la famille franciscaine.
Lprès le Te Deum, le prêtre fait quelques invotations en alternant avec le peuple : ‘“ Donnez, Seigneur, la solidité à l'œuvre que vous venes d'accomplir en assurant Le salut de ve servileurs, envoyez-leur secours et défense afin que l'ennemi ne réussisse pas à leur nuire. ”’ Puis il remercie Dieu au nom des nouveaux profès et implore sur eux une large bénédiction avec la grâce de la persévérance. Il intéresse à leur cause l’Immaculée Marie afin qu’elle leur obtienne une pureté sans tache ; il invoque le secours de saint François afin qu’à son exemple les Tertiaires puissent porter la croixet faire de dignes fruits de pénitence. Il s'adresse enfin à saint Louis roi de France, patron des Frères, à sainte Elisabeth, patronne des Sœurs, pour qu’ils aident leurs protégés à chercher avant tout le royaume céleste, en méprisant les grandeurs et les biens terrestres, ainsi qu'ils en ont eux-mêmes donné l'exemple.
Suit une dernière prière, spéciale à la profession. “O Dieu qui, après avoir converti et détaché du monde et de ses vanités vos serviteurs, les enflammez du désir de remporter le prix que vous proposez à vos élus, descendez dans leurs cœurs, et donnez-leur la grâce de persévérer dans votre service, afin que, munis des secours de votre protection, ils accomplissent ce qu’ils ont promis avec le secours de votre grâce, et que donnant toujours aux autres l'exemple d’une sainte vie, Üs arrivent au bonheur éternel, que vous avez promis à ceux qui persévèrent dans votre service. Par Notre-Seigneur. ”
Il me semble en ce moment voir saint François contemplant du haut du ciel ses nouveaux enfants avec un sourire paternel. Il les aimait tant sur la terre, peut-il les aimer. moins maintenant qu’il est au séjour de la parfaite charité ? Aussi,
avec quelle délicatesse de sentiment l'Eglise fait-elle parler