Pour üne étude plus détaillée Voir : Les Franegins
‘tion par la double puissance de la
envoie prêcher deux à deux,: et, dans leurs voyages, ils ne’
portent ni‘sac, ni pain, ni atrent, ni chaussures. a ‘invite à manger, ils.prenuent ce qui leur est présenté ;
leur donne quélque- chose par aumône, üe n'en edit > pour le lendemain. ne sddlnstion: eee OU F inspirent le mépris du siècle. Les riches laissant leurs villes, leurs terres et tous leurs tiens, se réduisent à l’habit de.
Frère Mineur “’est-à-dire à une pauvre tunique et à une : . corde ‘pour ceinture. Ces religieux se sont tellement multipliés en peu de temps, qu’il n'y a point-de province en la . .chrétienté- où ils n’sient de leurs frères, pour représenter
au monde, comme dans un miroir très pur, le néant de ses grandeurs. Ils ne refusent l’entrée de leur Ordre à personne :
- ils-reçoivent d'autant plus facilement qu’ils se’ reposent: sur
la Providence divine du soin de leur subsistance. Le Seigneur donne à ses serviteurs. dès cette vie, le centuple d’une manière si sensible que ceux-là s’estimént heureux qui peu-
vent leur accorder l’hospitalité. Les Sarrasins même admirent . -
leur humilité et leur perfection, les reçoivent. avec joie et . leur fournissent les choses nécessaires quand ils. vont chez : eux prêcher l'Evangile.
Ces paroles résument ce que nous disent les timide sur le caractère primitif. de l'Ordre dés Frères Mineurs. . Répandre partout autour d'eux la vérité et l'esprit: évangélique,. combattre énergiquement l'ignorance et la corruprole et de l'exemple:
telle-est la mission des enfants de saint François.
A travers los siècles |
.Fidèles à suivre l'exemple de leur saint Patriarche, les Frantiscains n'ont jamais failli à cette mission providen-
” tielle. Ils sont à l’œuvre depuis plus de sept siècles ;. leurs
prédicstions ont retenti dans l'un et. l’autre ‘bémisphère :
ils ont vaillamment annoncé la vérité ; les périls n’ont fait : z
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LE TRÉSOR DU DIRECTEUR sm mraperannpomniene
vertu, la fécondité de ses œuvres, l’état de ses prodiges. Tels ont paru saint Antoine de Padoue, saint Bonaventure, saint Bernardin de Sienne, saint Jean de Capistran, saint Jacques de la Marche, saint Pierre d’Alcantara, saint François Solano, saint Léonard de Port-Maurice, ete. etc.
La prédication
L'Ordre de saint François embrasse tout à la fois, et l’œuvre de la prédication dans les pays catholiques, et l’œuvre des missions chez les infidèles. Il n’est pas de nation barbare que les missionnaires franciscains n’aient évangélisée : il n’est pas de pays si reculé et de plage si inconnue, qu'ils n'aient arrosés de leur sueur et de leur sang. Dès les commencements de l'Ordre, les Frères Mineurs . avaient pénétré dans toutes les régions connues. De nos jours, le zèle apostolique ne s’est point ralenti dans l’Ordre séraphique ; il entretient des missions dans les cinq parties-du globe. On retrouve les disciples de saint François en Asie, sous le soleil brûlant de l'Afrique, dans les vastes régions de l'Amérique, et au milieu des peuples sauvages de l'Océanie. Les historiens élèvent au-delà de trois mille 1e nombre de ces courageux missionnaires qui ont scellé de leur sang la foi de Jésus-Christ.
La science
L'Ordre de saint François n’a jamais séparé la science de l’apostolat. La prédication fut, il est vrai, la fin principale que se proposa le saint Fondateur : mais il donne à la prédication un fondement solide dans les connaissances sacrées. Le frère mineur doit puiser les inspirations de l’éloquence aux sources pures de la théologie. C’est ainsi que
l'Ordre des Frères Mineurs, après avoir consolé et réjoui
‘L’onDRe DES PRÈRES MINEURS |.
l'Eglise par le sèle infatigable de ses apôtres, l’a aussi éclairée par la science de ses docteurs. Mais ce qu'il y aura à jamais de glorieux pour cet Ordre, c’est que ses plus illustres doci -urs ont regardé leur vie et leurs travaux comme la propriété de Marie Immaculée, leur auguste Patronne. Ils ont fait servir leur science et leurs lumières à défendre ce que l’on appelait alors l’opinion franciseaine, c’est-à-dire le singulier privilège de l’Immaculée-Conception de Marie.
La sainteté
L'Ordre de saint François n’estime la science qu’autant qu’elle est unie à la pratique des plus hautes vertus évangéliques ; aussi a-t-il produit un grand nombre de Saints. On en compte environ deux cent cinquante, dans les trois Ordres, qui sont honorés d’un culte public, plus de soixante qui ont le titre de Vénérables et dont la cause se poursuit. Il est un très grand nombre de disciples de saint Frariçois qui ont laissé après eux une réputation de sainteté confirmée par de nombreux miracles. Le Ménologe franciscain du P. Fortuné Hueber, édité en 1698, comptait déjà environ six mille martyrs ou confesseurs, et deux cents dont le corps se conservait, en tout ou en partie, sans corruption.
La règle
On n’est plus surpris de voir tant de saints religieux, quand on se rappelle que saint François n’a donné d’autre règle à ses enfants que la pratique littérale des conseils évangéliques : ‘“ La Règle et la vie Ces Frères Mineurs, est-il dit en tête de cet admirable code, consiste à observer le saint Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en vivant dans lobéissance, sans propriété, et en chasteté. ” Aussi, le célèbre docteur !‘avarre estime cette règle si sublime, qu'il n'hésite pas à regarder comme martyr de tous les jours celui qui observe à la lettre, selon la volonté du saint Fondateur. Saint Vincent Ferrier ne craint pas de dire : ‘“ Quiconque
La
res -finqu'à la mort dans cette fidélité, peut être canonisé, ”
‘- furent forcés de prendre la défense des deux Ordres, dont île étaient la lumière. On méprisait la pauvreté des Frères Mineurs, on condamnait la règle qui les oblige à vivre:d’au-
Imitateurs de la pauvreté et du zèle des Apôtres, ils opèrent
“ Par leurs exemples et-par la prédication de l'Evangile, de très grands fruits de salut parmi les peuples. Nul Ordre re-
© =, <ligieux ne m'est Plus agréable. Je les aime d’un amour parà , Parce que ce: sont des hommes pauvres, humbies et mortifié-. Ils enrichissent le ciel d’une muttitude d’âmes als érrachent à l'enfer: Ditcs à ces religiaux que je leur des. “pri des grâces spéciales pour les aider à accomplir fidèlement :Jeur sainte mision, Qu'ils né craignent pas d'admettre
. OT RE RE RL et
parts, de ne point faire” un triste naufrage. Quiconque y entre, ne fit-il que réciter l'office divin et garder les saintes vertus de pauvreté, d’obéissance, de chasteté, est assuré de me plaire et de se sauver. ” : ee
Devant l'Eglise - =
Bi l'Ordre de saint François à relevé la gloire de l'Eglise
par ses saints, ses apôtres et ses docteurs, il n’est point sur-
prenant que l’Église se soit plu à favoriser cette famille | : déjà si illustre, en élevant plusieurs de ses- enfants aux plus. ‘ éminentes dignités. L'Ordre des Frères Mineurs a donné...
à l’Eglise cinq Souverains Pontifes : Nicolas IV, Alexandre V, Sixte IV, Sixte V, Clémént XIV ; plus de soixante cardinaux, plus de deux cents archevêques ou- patriarches, plus de deux mille évêques.
Grâce aux éminents services qu’il a rendus à l'Eglise cet :
Ordre a mérité de recevoir des privilèges et des faveurs sans nombre ; il a été protégé, défendu et maintenu dans ses prérogatives par les Conciles généraux de Lyon, de Vienne, de Constance, de Latran et de Trente. Le pape Jean XXII,
dans sa bulle Gloriossm Ecclesiam, donnéeen 1317, lui a dé- : cerné ce magnifique éloge : “ L'Ordre des Frères ‘Mineurs, établi par le bienheureux François et approuvé par le Saint- :
Siège, auquel il est attaché par un lien indissoluble; est illustre
par sa foi, fide clarus, puissant par son espérance, spe validus, -
répandè par sa charité, chariate profusus, dévoué dans son
©béissance, obeditione devotus. Cet Ordre, comme un astre. 3 resplendissant,’ a: illuminé tout l'univers : Velut singulare
Pendaht le premier- siècle qui æivit-la mort du saint Pa-