Ê SSPESREE
Les membres du Ti rs-Ordre montrèrent toujours autant de piété que de courage à défendre la religion catholique : si ces vertus leur valurent la haine des méchants, elles leur méntèrent du moins l'estime des sages et des bons, qui est la chose la plus honorable et la seule à rechercher. Et même Notre précédesseur Grégoire IX, ayant loué publiquement: leur foi et leur courage, n’hésita pas à les couvrir de son autorité et à les appeler par honneur des soldats du Christ, le nouveaux Machabées. Cet éloge était mérité. Car c'était une grande force pour le bien public que cette corporation d'hommes qui, prenant pour guide les vertus et les règles de son fondateur, s’appliquaient, autant qu’ils le pouvaient, à faire revivre dans l'Etat l'honnêteté des mœurs chrétiennes. Souvent, en effet, leur entremise et leurs exemples ont servi à apaiser et même à extirpe- les rivalités de partis, À arracher les armes des mains des furieux, à faire disparaître les causes
de procès et de disputes, à procurer des consolations à la é misère et au délaissement, à réprimer le luxe, gouffre des fortunes et instrument de corruption. Il est vrai de dire que la paix domestique et la tranquillité publique, l'intégrité des mœurs et la bienveillance, le bon usage et la conservation du patrimoine, qui sont les meilleurs fondements de la civi-
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me d'une rendent de grands services à notre siècle. D'autant plus que -. pe doit D: curacicré de notre temps s6 râtiache pour plusieurs rai- | biens... . sons'au carai: re même de cette époque. Comme au dousième- : est, réde- siécle, la div ne charité s’est beaucoup affaiblie de nos jours, bienfaits 4 E y a. &at par négligence, soit par ignorance, un grand tus. Et, ‘ relâchement dañs l’accomplissement des devoirs chrétiens. lheureux et des préoccupations du. même genre, passent leur vie à la ivreté, il recherche du bien-être et-du plaisir. Enérvés par le luxe, | oubliant ils dissipent leur bien, et convoitent celui d'autrui: ils . na .avée exaltent la fraternité, maisils en parlent beaucoup plus qu'ils ur et de ne la pratiquent ; l’égoïsme les absorbe, et la vraie charité üi n’ont “pour les petits et ls pauvres diminue chaque jour. lettrée. En ce temps-là, l'erreur multiple des Albigeois, en excir éleva tant les foules contre le pouvoir de l'Eglise, avait troublé … artistes l'Etat en même temps qu’elle ouvraif la voie à un certain à sculp- socialisme. De même aujourd’hui, les fauteurs et les pro- # dans pagateurs du. naturalisme se multiplient ;: ceux-là nient es à la obstinément qu'ä faille être soumis à l'Eglise et, insensi- | sujets blement, ils vont jusqu’à mééonnaître la puissance civile illeux : elle-même ; ils approuvent la violence et la sédition dans l’élever le peuple ; ils mettent en avant le partage ; ils flattent les pauvre convoitises des prolétaires ; ils ébranlent les fondements i nom- de Pordre civil et domestique, + + ommes Au milieu de tant-et de si grands périls, vous comprenes Assise, . facilement, vénérables Frères, qu'il y a lieu d'espérer beauraines, -coup ‘des. institutions franciscaines raménées à leur.état bonté. primitif. Si elles florissaient, la foi, la piété, et: l'honnêteté des mœuïs chrétiennes fleuriraient aussi ; cet appétit dés- = ordonné des choses périssablés serait mâté et il n’en coû- . EE terait pas. de réprimer les de ce plupart des hommes 14 u , per- et les indigents, qui sont es ne
respect. convenable. En outre, .
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béralité.
Enrôlement dans le Tiers-Ordre .
Telles sont les raisons por lesquelles nous avons depuis longtemps et fort à Cœur que chacun, autant qu'il le pourra, se propose l’imitation de François d'Assise, Et parce que Nous avons toujours porté auparavant un intérêt particulier au Tiers-Ordre des Franciscains, aujourd’hui que Nous avons été appelé par la souveraine bonté de Dieu au souverain pontificat, comme une occasion s'offre de le faire à
chrétienne conscience ue ce soit e disposiracine, et e les dimstituent , question ent tant la même | manque et géné-
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* INT FRANÇOIS ÉT SON ŒUVRE 21 A ES A PS sans quoi rien de ce qu’on attend de bon ne se réaliserait. Appliquez-vous donc à faire connsître et estimer à sa valeur le Tiers-Ordre ; veillez à ce que ceux qui ont la charge des âmes enseignent soigneusement ce qu’il est, combien il est accessible à chacun, de quels privilèges il jouit pour le salut des âmes et quelle utilité il promet pour les individus et la société en général. Il faut d'autant mieux s'appliquer à cette œuvre que le premier et le second Ordre de Saint François, battus en ce moment par l’orage des persécutions, sont exposés à d’indighes traitements. Plaise à Dieu que par la protection de leur Père, ils sortent bientôt de la tempête plus forts et plus florissants ! Plaise à Dieu que les populations chrétiennes accourent à la règle du Tiers-Ordre, avec autant d’ardeur et en aussi grand nombre qu’elles affluaient autrefois à l'envi auprès de François lui-même !
Nous le demandons surtout et avec plus de raison encore aux Italiens, que la communauté de patrie et l'abondance particulière des bienfaits reçus obligent à plus de dévotion our saint François et à plus de reconnaissance aussi. Il
-riverait ainsi, au bout de sept'siècles, à l’Italie et au monde
chrétien tout entier, de se voir ramenés du désordre à la paix, de la perte au salut, bar le bienfait du saint d’Assise. Demandons cette grâce, dans une commune prière et en ces jours surtout, à François lui-même ; implorons-la de la Vierge Marie, Mère de Dieu, qui a toujours récompensé la piété et la foi de son serviteur par la protection d’en haut et des dons particuliers.
Et maintenant, comme gage des célestes faveurs et en témoignage de Notre bienveillance spéciale, Nous vous accordons affectueusement dans le Seigneur, à vous, vénérables Frères, à tout le clergé et au peuple confié à chacun de vous, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 17 septembre 1882, l'an vinq de Notre pontificat.
Léon XIII, Pape.
=. Après à môrt de ;- ‘dans tout l'univers, conservèrent fidèlement son esprit e “ , Continuèrent avec “zèle .sa mission. providentielle. — Cet
par le dépouillement et par’ l’habit, les plus petits et les plus
encore les conseils et imitent parfaitement la vie des Apôtres. Ils renoncent à leurs biens’ et ne "possèdent rien au-monde, en sorte qu’il n’y ani maison, hi terre, ni bestiaux; ni au-
cune autre chose, pas même une pierre où reposer la tête