COPIA SCHREIBEN8 AUN IR. KHAYS. MAT. VOM H. GRAVEM VOU TILLT
Allerdarchleucbligster grossmechtigsterl
E. Ronn. Kbays. Maj. mag in aller aQderlhenigkeit ich nit verhaltea das der darchleachtige hocbgeborne Fuerst und Herr Hertzog Âdolpb Priedericb, Herzog zur Mekelnburg, elc, micb dorcb abgefertigte GesandtschafTt, unlengst bie angelaoget , unlersacben lassen, gestalt E. Kbays. Ma], allergeborsambst zu bericbtea das bocbgedachter Hertzog sicb zae deroselben allerundertbenigsten treue und Dévotion nit allein bel mir nocbmals offerirt and anerpolten , sondern beneben auch willig und bereit were setbige seine Dévotion auf aile fernere begebenheit desgestalt realiter zue demonstriren das solche E. ELhais. Maj. zu allergenedigisten satisfaction verhofientlich gereichen sollte.
Wie wol nu n Ë. Khays. Maj. die vorgangene Beschaffenheit zq
guetem genugen bekant, ich auch dahero ganz uunœtig erachte, des\«e*
gen einigen ferrern bericht beizupringen, so ist es gleichv\rol an deme,
das damais, als ich durch Gottes hulf mit kriegsmacht uber die Elbe
kommen, mich dieser Orter bemechtiget, alsbaldt deshalb Hochg,
Herzog seine gesandten nacher der Lauenburg zu mir geschicket und
sich £. Khays. Maj. zue bezeugung irer berurter seiner schuldigkeit
' alstdan allergeborsambst offerirt und aoerpotten, nachdem ich nun
entgegen durch vorgemeldte gesandten bei ihme Herr Herzogeu
geburhch unterhalten, das sie zu real démonstration sothaner ofTe-
rirtcn gehorsambsten Dévotion die verfûgung ergehen mœchte, damit
die statt Domitz zu E. Kh. Maj. Dienste in meine gewalt gebracht,
und mit khayserlichen gnarnison belegt werden mœchte« so ist nicht
ohne das Ëurer Kays. Maj. dem Herrn Hertzogen zu Friedland
anvertrauten Armada immittelst der Ënde angelangt und sich berurter
Domitz impatronirt habe , immassen dann die statt Wismar der
gesandten andeuten nach nun mebr gleichfalls E. Kh. Maj. kriegs-
volckh auf und eingenommen haben solle, wie deroselben ob denen
allen Hochgedachten Hertzog zu Fridlandt die eigentliche beschlos*
senbeit ohne allen zweifels allbereits gehorsambst w^urdet notificieren
1 Archives da Royaume. Correspondance de Wallenslein et de Tilly, t. II, folio 436.
400 CORRESPONDANCE DE TILLT.
haben und weile sich mehr bochgedachter Herr Herzog von fifeckeloburg, nach wie vor in seiner ^chuldigkeit verharreD afid selbige wahrlich darzulhuen anerbilig macht, so zweifelt mir nich S. F. 6. werden sich bierunter der geatalt gehorsamblicb bezeigen, das A)lches E. Kh. MdJ. zaforderst zu allergenedigisten contentemélit S. P. G. and dero Landen und Undertanen aber zu erspriesslichen besten gedeyn ond ausschiagen solle, welches E. Rh. MaJ. ich io aller undertenigisten gehorsambst hiermit als za berichten nit onlerlassen sollen. dieselbe E. K. MaJ. u. 8. w.
Datum LAuenburg den 7*«° novembria, a», 4627.
ISABELME AU COMTE DE TILLT. .
Mon cousin,
J'ay reçeu vostre lestre du dernier de janvier en response de celle qae Je vous avois escrit, afin que en cas que les hollandois aHentasseat quelque chose sur la ville de Lingen, procurassiez de la défendre avecq les armes de la Ligue calholique et pour y respondre vous remercie beaucoup de fois de Toffre que vous faites en ce regard, comme aussy de ce que vous dictes de la ville de Meppen, vous requérant de nouveau puisque les gens de vostre charge sont plus k la main que les aullres, que si les hollandois mettent siège devant le dict Lingen, que vous procuriez en tous cas de le secourir, attendu mesme la* grande utilité qui en résultera au bien commun et particulièrement à l'Empereur, ses armées et celles de la Ligue catholique, pour la situation de la dicte ville estant dedans i'Allemaigne, et vous m'y obligerez singulièrement et ferez grand service au roy monseigneur et nepveu el ï FEmpire.
De Bruxelles, le 2 mars 4 628.
^ Archives du Royaume. Liasses de raudience.
ANNB3UC8. 401
Madame,
Celle qu*il a pieu k Vostre Altesse Sérénissime m^escrire le 2 du courant, m'est venu le Jour d'hier soubs couverte de l'agent Morœus, lequel m'adverlit que copies d'icelles sont esté quand et quant envoyées k messeigneurs les électeurs de Goloigne et de Bavière, ce qu à esté très bien avisé pour gaigner temps et Vostre Altesse Sérénissime aura sans doute considéré que àur ce qu'il luy playt me proposer, Je ne la puis servir de pertinente response. sans leur préalable communication et ordre. Je seray doncq attendant ce qu*ils me commanderont en ce regard . et cependant ne manqueray de leur escrire aussy encor par cet ordinaire.
Le tgut puissant veuille conserver Vostre Altesse Sérénissime pour le bien de la chrétienneté.
Madame,
A longues et heureuses années;
De V. A. S.
Très-humble et obéissait serviteur»
JaII, comte TSeHCLAES de TILLT.
De Boxtehude, le 21 mars 4628.
ISABELLE AU COMTE DE TILLT
Mon cousin,
Je vous fais la présente, pour vous dire et requérir qu'en considé-
* ration du grand membre de gens de Tarmée du roy monseigneur et
nepveu que Je doibs faire loger au pays de Lamarck. vous veuilliez
excuser de faire hy verner au dict pays les compagnies de Tarmée qui
* Archives du Royaume. Liasses deVaudience. ^Ibid.
est soubs voire charge, que Ion nùi inforiDé vous prétendez y envoyer.
De Bruxelles, le 3 d'avril 46^.
Madamei
Je ne puis laisser d'advertir V'? AI** Sér"* que ce siège de Sladen est enfin venu si avant que le Gnal Morgan a capiUilé la rendition de la ville parmi les conditions ci joincles par copie, entre lesquelles se trouvant une qui touche en tant à ¥'• Al** Sér™*, que le pa^i^age dud* Gnal Morgan avecq ses trouppes sorties. dudit Staden debvra saddooner au voisinage d'aucunes garnisons de sa MaJ. calhol. devers la Frise. Je me suis tant confié de l'inclination de Votre AI*" Sér"" au bien de TEmpire (lequel n'a voulu que je donnasse ailleurs retraicte audil Morgan et k ses trouppes qu'en Hollande d'où il est venu, ou bien en Angleterre) que J'ay creu qu'elle ne voudra refuser de luy donner en ce regard l'asseurance qu'il convient et aux dites garnisons les ordres que besoing sera pour l'indemnité de ma parolle. C'est de quoy je la supplie très humblement, avecq cette asseurance réciproque, qu'en ce passage riennie sera attenté contre le service de sadite Maj. catholique, et qu'il se fera avecq le moins d'incommodité que sera possible, et je demeureray sur ce, à Jamais,
Madame,
De V. A. Ser.,
Très-humble et obéissant serviteur,
JaN, comte TSeRCLAKS de TlLLV
Au camp devant ledit Staden, le 6 de may 4628. * Archives du Royaume. Correspondance historique.
ISABELLE AU COMTE DE TILLT
Mon cousin,
Sur la relation qui m'a eslé faicte du capitaine Maurice Maxuny de Feneit qu'estant marié en ces pays, il seroit autrefois marié en Allemaigne avecq une fille Luthérienne, je vous ay escript par autre lettre mienne que vous ne consentiez qu'il serviroit en l'armée qui est soubs vostre charge, et comme il s'est rendu ici pour se purger de ce cy dessus et pour niontrer que c'est une calomnie, j'ay bien voulu vous faire la présente pour vous dire qu'en cas qu'il se trouve qu'il n'dit fait le dict mariage, que vous le veuillez avoir en favorable recommandation aux occassions de son avancement, qui se pourront par delà présenter, à tant, mon cousin, Nostre Seigneur vous ait en sa sainte garde.
De Bruxelles, le 9« d*aoust4628.
pilllippk, pah la grace de dieu, roy de castille, de léon,
d'arragon, etc.
A tous ceux qui ces présentes verront oo lire ouiront, salut.
Scavoir faisons qu'en considaon et récompense des bons remarquables et agréables services etc. de notre cousin le comte de Tilly, B" de Marbais, général de l'armée Impériale, etc., avons iceluy ses succèssears. chefs ot aines de la famille de Tiily successivement gratifié, cédons transportons les jjailiages et seig'®' de Bossières, et VIefville et village de et Tcmploux. y comprenant respectivement les hameaux de Bossières, Hermoye. Madin, Del vaux, Golzinne, Beuset et Malmaison, p'* des villages de Hemerée et BonelTe, la Youerie de Rossignies, partie du village de Dampremy suivent certaines restrictions de bois et de droits,
* .Archives du Royaume. Liasses de l'audience.
"2 Archiv. du Roy. Chamb. des Comptes, n<> 4013. Pièce sommaire.
^-lesquelz ledict comte de Tilly commencera à Jouir en la même forme et manière nous avons farci jusques ores, -^ jusqu'à ce que nous nos hoirs et successeurs en ferons le rachat, lequel nous pourrons faire toutes et quantes fois h nous eulx plaira ou, moyennant la somme de 450,000 livres du prix de 40 gros, notre monnayge de Flandre, bien entendu que ledit rachat se devra faire en fournissant une fois la dicte somme de S^ — pourestre les dites parties réunies à notre domaine, — mais ledit rachat ne se fera du vivant du dit comte de Tilly, ny comles Jean et Wcrner ses neveux, et les deniers du dit rachat debvrool être employez en achats de biens immeubles pour successivement venir par héritance au chef et aine de la maison de Tilly, — et à charge de payer la rente de 1,937 1. dudit prix deubz au prince de Chimayel celle de cent livres, deubz aux enfans de Simon Froissart, receveur à Fleurus.
El à condition que ledict comte, ses hoirs et successeurs ou ayanl cause ne pourront céder n^y transporter lesdites seigneuries, jurisdirtioDS, droits, permissions el pouvoirs èi ceux qui tiennent parti contraire à nous, ou aux ecclésiastiques, monastères, églises, hôpitaux, chapitres, communautez et autres gens de main- morte.
Donné à Bruxelles, le 1 \ aoust 1 628.
Retiré au profit de S. M, le 1'' juillet 175<2.