C- PONTI • VICTO RIS VERIANI V E FL P P AMA T O R I S CIVIVM FI LIO
Çh HAMMONIVS DONATIAN VS Qj P ■ I • D PATRONO L D D D
La caractéristique de cette inscription est l’emploi dans la gravure de l’écriture onciale, réservée d’habitude pour les manuscrits.
Ce n’est pas, au reste le seul exemple que l’on en ait trouvé à Timgad (voir plus loin le n° i i). La présence du titre vir egregius, qui disparut après Constantin (I), assigne à ce monument une date antérieure au milieu du IVe siècle.
N° 9. Piédestal plus important que le précédent. Le personnage qui y est mentionné était un légat de la légion de Lambèse, patron de la colonie (voir le fac-similé à la page suivante, fig. 32).
A. Larcio, A. f(ilio) Quirina (tribu) Prisco seviro equitum romanor(um), decemvir(o) stlitib(us) judicand(is), quaestor(i) provinciae Asiae,
(1) Hirschfeld , Verwaltungsgeschichte , p. 273, note 4.
leg(ato) Aug(usti), leg(ato) leg(ionis) ///[/] Scythicae, ped ('lire pro) leg(ato) consulare provinciae Syriae, trib(uno) pleb(is), praetori, praef(ecto) frumenti dandi ex s(enatus) c(onsulto), leg(ato) provinciae Baeticae Hispaniae, proco(n)s(ule) provinciae Galliae Narbon(ensis), leg(ato) Aug(usti) leg(ionis) II Aug(ustae), leg(ato) Aug(usti) pr(o) pr(aetore) exercitus provinciae Afric(ae) septemvir(o) epulonum , co(n)s(nli) desig(nato), patrono col(oniae); d(ecreto) d(ecurionum) p(ecnnia) p(ablica).
A. Larcius Priscus vivait, suivant toute apparence, dans la première moitié du IIe siècle. M. Mommsen(I) en fait un contemporain d’Hadrien. En tout cas, il ne peut pas être postérieur de beaucoup au règne de ce prince(2).
N° io. Base d’une statue élevée à un enfant, originaire de
p. 123. Cf. Bulletin épigraphique de la Gaule, - 1884, p. 12 et suiv.; p. 158 et suiv.
(2) Pallu de Lessert, Fastes de Numidie, p. 60 ; R. Cagnat, Armée romaine d’Afrique,
LE FORUM
Timgad sans doute, par décret de l’assemblée provinciale de la province d’Afrique, siégeant à Carthage(l).
c. ANNIO ARMINIO DOj nato claris S I M O PVERO C N
NI F L AV I A N I PROc . I T RA CT VS KAR
T H A G I N I E N S I S F \ lio . anni A R M I N I DO
N AT I F LA M I N I S pe r pet i.i N E P O T I ci
CONCILIVM P R| ovinciae \k F R I C A E
[C.] Annio Arminio Do[nato claris]simo puero, C. Anni(i) Flaviani proc(aratoris) . . . B2) tractas Karthaginiensis fi[lio. Anni(i)\ Annini(i) Donati flaminis [ perpetui ] nepoti, conc ilium pr[ovinciae ] Africae.
La base de statue élevée au père de cet enfant a été retrouvée dans un ruisseau voisin des ruines de Timgad, où elle a été jetée, à la suite de la destruction de la ville. On y lit toute la série des
fonctions qu'il a exercées : c’est un officier, qui prit part aux guerres
de Marc Aurèle(3).
Le piédestal dédié au fils est donc de la fin du IIe siècle à peu près. C’est la date qu’a déjà indiquée M. Fallu de Lessert(4).
N° ii. Base qui porte une inscription en onciales (fig. 33 à la page suivante) comme celle que nous avons citée sous le numéro 6. Le personnage dont les qualités y sont célébrées était, lui aussi, un citoyen de Timgad ; le texte laisse supposer qu’il exerça des commandements militaires et fut, en même temps, homme de lettres (5).
Vocontio. P. Fl(avio) Pndenti Pomponiano c(larissimo) v(iro) erga