SCENE VII
FLAVIUS, puis TIMON et NÉRA.
FLAVIUS
Timon vient. Il est avec Néra. rwsé
Pour quelque don sans douie il me rappellera.
11 se relire.
TIMON
Tandis que le feslin à grand bruit les rassemble, Viens ! de plaisirs plus doux enivrons-nous ensemble! Dis-mois tous tes désirs, les rêves et les vœux... Tu sais! je t'appartiens, je veux ce que lu veux. Je suis plutôt ta loi que celle des dieux mêmes!... Mets la main dans la mienne, etdis-moi quetu m'aimes!
JNÉRA.
Ta vue est mon bonheur, ton coefor est mon séjour. Je ne demande rien au ciel que ton amour!
De ce palais brillant la pompe m'importune ; Je t'aime pour toi-même, ei non pour ta fortune. Je méprise ces biens que la foule chérit; J'aime en toi tes vertus, ton âme et ton esprit.
TIMON
Tu m'aimeras toujours? Ta flamme est assez forte Pour survivre aux revers ?
NÉRA
Biche ou pauvre, n'importe, Je t'aimerai toujours. Auprès de mon amant, Le plus affreux désert est un séjour charmant.
TIMON, ouvrant un écrin qui est sur la table.
Vois ces bracelets d'or !
néra.
Ils sont bien faits pour plaire.
TIMON
D'un baiser sur ta main, c'est le faible salaire.
Il lui met le bracelet.
NÉRA
C'est trop beau pour moi.
TIMON
Vois ce rubis précieux !
NÉRA
Quel lustre !
TIMON
Il est encor moins brillant que tes yeux.
Il lui met un anneau au doigt .
Regarde ce collier ! D'orner ton cou de cygne, Malgré ses diamants, il est à peine digne.
NÉRA
Mon bonheur est si grand qu'il ne peut s'exprimer ; Que ferai-je pour toi? Je ne puis que l'aimer.
TIMON
Il faut que je le fasse un don d'une autre sorte, Mais plus utile encore. Eh ! Flavius !