ACTE DEUXIEME M
fixet les autres se taisent. Tu ne comprends pas ça, toi?
JEAN
Si, si, très bien.
BOURRACHB.
Et puis, l'important, c'est que tu te mettes au garde à vous.
JEAN
J'ai compris... Il est inutile que vous preniez la peine de répéter...
BOURRACHE
C'est bien. Nous verrons. Rompez, (ii fait un signo »
Trimballe et i MuHot qui se concertent, Mitflot sort sans bru>t.'|
Ai'rès tout, c'est ton affaire; si tu n'es pas au ganle {< vous quand le colonel entrera, c'est toi qui pren! ras...
Jean va s'assooir eur son lit> tire de sa poche une pelild glace, un bâton do cosmétique et commence à s'arranger les cheveux. La porte du fond g'ouTre. BOURRACHE, hurlant.
Fixe!
Jean se précipite au garde à vous. Les autrei, prëvanus, ne bougent pas.
MUFLOT. entrant, à Jean, proteotcar.
Repos 1
JEAN, ae rasseyant sur ion lit.
Quelle farce stupidel
BOURRACHE, à Muflot, pondant que Trimballe gagne doa««ment la porte.
Il a tout de même saisi le mouvement I
MUFLOT.
Il y en a eu de plus bouchés que lui dans l'escouade i
86 T ir.K- AU- FLANC I
BOURRACHK.
Sûr... Le breton qui mangeait de la pâte au sabre avec sa boule de pain parce que ça avait une jolie
C*'uleur... (La porte s'ouvre, il crie.) Fixe! TRIMBALLE, entrant.
Repos!
MUPLOT.
II marche... il marche...
JEAN, vexé, au caporal.
Alors, c'est ça qu'on appelle le service.
BOURRACHE
Oni, c'est ça !
JEAN
C'est bien, on ne m'y reprendra plus!
II reconmence à se peigner.
MUFLOT, à Jean.
Dis donc, l'aristq, pour la peine det'avoir éduqi.é, c'est tout ce que tu paies I
JEAN
Monsieur, mon estomac ne me permet pas de bol ; • ontre mes repas.
MUFLOT.
Ça, ça nous est égal. Tu n'es pas forcé de boire. . Pourvu que tu rinces...
BOURRACHE-
On boira à ta santé.
JEAN, résigné.
Soit, messieurs, j'y condescends.
BOURRACHE
Allez! Au trot!
Tout sortent au fond-