ACTE DEUXIÈME
allaient, par manière de politesse, serrer la pince du colon et lui demander des nouvelles de sa femme et de ses lardons, il n'pourrait plus faire que ça!
TRIMBALLE
Ça vaudrait mieux que d's'occuper à nous foutre dedans!
BOURRACHE
Evidemment. .. Evidemment... Mais.. . (a TrimbaUe.) Bon, tu m'as embrouillé toi, avec les interpellations!
MOUILLARD
Vous en étiez que le colon en roterait, s'il faudrait...
BOURKAGHE.
Ah! oui... merci... Alors, voilà ce que vous faites. Quand vous entrez chez un supérieur, vous y failer, U; salut... ^'ais ça, c'est trop compliqué... je vous l'upprendrni plus tard. Pour l'instant, une supposition qwe le colon il s'amène ici .. quelle conduite que vous ariiorez ?... Vous. Turlot, vous voyez le colonel... One faites-vous? Je vous préviens que c'est un mauvais coucheur.
TURLOT
Alors, je ne bronche pas, je serre les fesses..
Vous serrez ce que vous voulez, ce n'est pas la quest'on ! Voyons, vous avez bien vu, tout à l'heure, quand le lieutenant est entré? Qu'est-ce que j'ai crié?
TURLOT
Fixe! Ah! oui... alors, je le fixe?
BOURRACHK.
Non. Tu regardes droit devant toi...
84 TlRE-AU-rLANC 1
TURLOT
C'est ça... Et puis, je me tiens raide...
BOURRACHE
Très bien... Et quand le supérieur dit : repos?
TURLOT
Je me repose.
BOURRACHK.
Suffit, je vois que t'es intelligent. Faudra suivra !e peloton. Uue chose que je dois vous dire nnssi, c'«'fit que c'est le premier qui aperçoit un officier qui doit crier « fixe ! »
JKAN.
Oserai-je risquer une simple observation?
BOURRACHE
Laquelle?
A quoi peut-on reconnaître qu'on est le premier à apercevoir l'officier qui entre?
BOURRACHE, très embtrrasai.
Qu'est-ce qu'il a dit?
MUFLOT.
Il a dit : A quoi qu'on peut reconnaître î
TRIMBALLE
C'est vrai, à quoi qu'on peut reconnaître?
BOURRACHE, cherchant, en cachette, dana aa thiori*
A quoi qu'on peut reconnaître?...
MUFLOT.
L'officierentre, je le vois, tu le vois, nous le voyons...
BOURRACHE, à Jean.
Mais, bougre de tourte, le preiiier qui le voit crie :