APONÉVROSES
Aponévrose axillaire.
L’appareil aponévrotique de l’aisselle est 1res diversement décrit par les anatomistes. Je l’ai étudié à plusieurs reprises (Progrès médical, 1888. Recherches à l’occasion de mon cours de 1896-1897). Voici le mode de description auquel je me suis arrêté.
La plupart des auteurs décrivent comme il suit l’aponévrose ou plus exactement les aponévroses axillaires. Il existerait au niveau de 1 aisselle
trois systèmes aponevrotiques diilerents : 1" une aponévrose su| tendue d’avant en arrière entre le bord inférieur du grand [ le bord inférieur du grand dorsal; — 2° des aponévroses tapissant les différents muscles qui forment les parois du creux — 5“ un feudlet spécial, l’aponévrose clavi-coraco-axillaire q de la clavicule, formerait
au sous-clavier et au pecto- .A ..Arcade
ral deux gaines superposées, A"-- y
puis viendrait s’insérer à la
peau de l’aisselle, en for- '- w -
manl le ligament suspenseur ' f y
élevé contre certains points de celte description, alors presque universellemcn t acceptée (Poirier, Progrès médical, 18881. J’ai montré
MYOLOGIE.
Au moment oit l’aponévrose se réfléchit sur la face interne du paquet vasculo-nerveux, elle présente un vaste orifice. Cet orifice, au niveau duquel l’aponévrose est peut-être plutôt très amincie que véritablement absente, est limité par deux croissants fibreux qui se regardent par leur concavité. L’un de ces croissants est inférieur et externe; il représente le bord supérieur de l’aponévrose brachiale ; c’est YArmbogen de Langeu ; nous lui donnerons le nom A’arcade brachiale. L’autre est supérieur et interne: ceslYAchselbogen du même auteur; traduisons: arcade axillaire. Ces deux croissants s’unissent par leurs bras, ou piliers; les piliers antérieure se continuent l’un avec l’autre en arrière du tendon du grand pectoral, les piliers postérieurs en avant du tendon du grand dorsal. L’orifice que limitent ces deux arcs a une forme ovalaire; il répond au paquet vasculo-nerveux, et plus profondément au tendon du grand dorsal. Son ■ existence m’a paru constante, mais sa forme et sa disposition sont sujettes à de grandes variations. L arcade axillaire est souvent peu distincte. l)e même, l'arcade brachiale est souvent dédoublée, car l’amincissement de l’aponévrose brachiale se fait en quelque sorte progressivement.
L’existence de cet orifice aponévrotique me paraît liée au. passage des rameaux brachiaux des nerfs intercostaux et de quelques veinules souscutanées. Bien que la veine basilique puisse enjamber l’Armbogen, comme la veine saphène interne enjambe, à la cuisse, le repli de Hev et Allan Buons, il s’agit là, selon moi, d’une disposition exceptionnelle, et j’ai presque toujoui a vu la veine devenir sous-aponévrotique au-dessous de cet arc.
En somme, bous trouvons, au niveau de l’aisselle, une disposition du système aponévrotique absolument comparable à celle qui existe au niveau du triangle de Scaupa. Ici, comme là, nous voyons le paquet vasculonerveux cheminer entre deux aponévroses, l’une profonde, tapissant les masses musculaires, l’autre superficielle, gardant le contact des téguments, dans les deux cas, l’aponévrose superficielle est amincie et perforée par le passage de nombreux vaisseaux ou nerfs passant de la zone sous-cutanée dans la loge sous-aponévrotique ou inversement. La seule différence qui «sisle entre les deux régions consiste dans l’étendue plus considérable de d espace inter-aponévrotique, au niveau de l’aisselle. L’extension de cet
TRAVAUX ANATOMIQUES
Sa branche supérieure, la plus importante, est constituée par deux feuillets.
Le feuillet, ou pilier superficiel, large de 2 cm. environ, naît de la face supérieure de la grande apophyse du calcanéum, à la partie la plus externe du creux' astragalo-calca néen. A son origine, il est renforcé par quelques fibres provenant de l’aponévrose d’enveloppe du pédieux et de la coulisse fibreuse des péroniers, latéraux. Il se porte ensuite en haut et en dedans, croisant obliquement les tendons du péronier antérieur, de l’extenseur commun et de l’extenseur propre'. Au niveau du jambier antérieur il
Le feuillet, ou pilier profond, naît de la partie la plus reculée du creux astragalo-calcanéen. A ce niveau ses fibres s’insèrent sur la face supérieure de la grande apophyse du calcanéum et sur la portion de l’astragale qui forme la paroi postérieure du canal inlerosseux ; quelques fibres ont même une origine plus éloignée encore et vont s’attacher à la petite apophyse du calcanéum, en passant par le sinus tarsi ; il est facile de les voir et de les suivre dans le canal interosseux lorsqu’on a séparé l’astragale du calcanéum. Retzius, dans son excellent travail sur le ligament annulaire, a suivi ces fibres jusqu’à leur origine au sustentaculum lali.
L’origine du feuillet, ou pilier profond, est séparée de celle du feuillet su
ml se ferdre à la face profonde lu feuillet superficiel; mais elles te font que s’accoler à ce feuillet il, par une dissection attentive, on
peut s’assurer qu'elles reviennent, par m trajet récurrent, à l’origine calcanéenne du feuillet ou
pilier superficiel. Les fibres restantes poursuivent leur trajet, mais bientôt elles contournent le tendon
de l’extenseur propre, comme les
précédentes ont contourné le paquet tendineux de l’extenseur commun ; et, comme elles encore, elles s’accolent à la face profonde du feuillet
TRAVAUX ANATOMIQUES
la saillie du tendon du jambier antérieur au niveau du cou-de-pied.
Les tendons du péronier antérieur et des deux extenseurs sont au contraire inclus entre les deux piliers du ligament annulaire. Le pilier profond de ce ligament, relié au pilier superficiel par les fibres récurrentes que nous avons décrites, forme, autour de ces tendons, deux âmes ou frondes qui les maintiennent, en même temps qu’elles leur servent de poulie de réflexion. De ces deux frondes, l’externe, la plus large et la plus forte, contient les tendons du péronier antérieur et de l’extenseur commun; l’interne, plus étroite et moins résistante, ne contient que l’extenseur propre du gros orteil; cette dernière peut faire défaut; cependant son absence est rare. — Le paquet vasculo-nerveux passe ordinairement en arrière d’elle, dans le tissu cellulo-graisseux abondant qui sépare son feuillet profond de la capsule de l’aruculaiion ubio-iarsienne.
Aponévrose plantaire.
J'ai disséqué l’aponévrose plantaire sur une vingtaine de sujets et j’ai pu compléter les descriptions classiques sur quelques points. Je donne en raison de son originalité la figure qui complétait ma description..
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