STÉ0L0G1E
La plupart des recherches et des travaux que j’ai faits en ostéologie ont été -résumés dans le premier fascicule du tome I” du Traité d’anatomie humaine -, quelques-uns seulement ont été publiés à part.
Facettes anormales de la clavicule. — En mars 1890, j’ai publié dans le Journal de l’Anatomie un travail sur la clavicule et les articula-
C'est dans ce travail qu’ont été signalées et décrites les facettes que peut présenter anormalement la clavicule par le fait de son contact avec la première côte et l’apophyse coracoïde; la facette costale, peu marquée, se rencontre à côté de l’empreinte costo-claviculaire ; la facette coracoïdienne se trouve en avant du tubercule du ligament coracoïde; elle peut être très saillante et prendre la forme d’une éminence arrondie à contour ovalaire.
Os acromial, deux pièces, anomalie bilatérale. (Soc. anatomique, 1887).
Cavité glénoïde de l’omoplate. — J’ai été amené à modifier certains points de la description de la cavité glenoide. J’ai montré que le tubercule glénoidien n’a ni l’importance, ni la signification qu’on lui a attribuées; à regarder de près, il n’existe pas. En étudiant attentivement la cavité glénoïde, on peut voir que son quart inférieur est plus creusé que les trois quarts supérieurs; cette excavation, en forme de croissant à concavité supérieure, répond à l’insertion du fibro-cartilage articulaire; son union avec la partie supérieure, véritablement cartilagineuse, de la cavité glénoïde, est marquée par une légère saillie ou rebord, que quelques
Conduits nourriciers des phalanges. — Le plus souvent au nombre de deux, ils sont dirigés de haut en bas, et situés sur le tiers inférieur de la face palmaire, près des bords latéraux. J’ai rencontré cette disposition sur le plus grand nombre des phalanges que j’ai examinées; quelquefois le conduit nourricier était unique et situé, tantôt sur le milieu de la face palmaiie, tantôt sur l’un des bords. Il ne faut pas confondre les orifices de ces conduits avec d’autres orifices que l’on rencontre au voisinage des extrémités de là phalange, et qui correspondent à des canaux veineux.
Gouttière lombo-sacrée sur la base du sacrum; empreinte du pyramidal sur la face antérieure. — J’ai mis en relief l’existence de ces détails.
Sur les parties latérales, on trouve, de chaque côté du corps, une suiface triangulaire, lisse, résultant de l’élargissement et de la fusion des parties latérales de la vertèbre : ce sont les ailerons du sacrum. Un p eu
OSTÉOLOG1E.
Face postérieure du col fémoral; gouttière de l’obturateur
externe. En étudiant les nombreux fémurs de l’École pratique, j’ai
remarqué, sur bon nombre d'entre eux, la présence d’une gouttière qui creuse horizontalement la face postérieure du col. Sa direction prolongée conduit, vers le fond de la cavité digitale, à l’empreinte de l’obturateur externe. J’ai donné à cette gouttière, dont l’existence n'avait point été signalée, le nom de gouttière de l’obturateur externe.
Empreinte iliaque du fémur.
— L’étude attentive du pourtour de la surface articulaire du fémur m’a conduit à remarquer la présence d’un détail de configuration qui n’est point dépourvu d’intérêt. Le col semble empiéter sur la tête par ses bords, supérieur et inférieur; tandis que la surface articulaire s’avance sur les faces antérieure et postérieure du col; en avant surtout cet empiétement de la surface cartilagineuse sur le col est très marqué. Lorsque cette avancée cartilagineuse n’existe pas en avant, on trouve à sa place une empreinte rugueuse, à contour plus ou moins net, circulaire ou ovalaire : c’est l’empreinte iliaque du fémur.
Ce dernier détail de l’anatomie du col me paraît avoir échappé jusqu’ici - & l’attention des anatomistes ; je l’ai signalé à la Société anatomique, en 1892, et dans mes cours d’ostéologie. Un seul auteur en a fait mention, le D r A. Bertaux, dans une excellente thèse sur l’humérus et le fémur. Je ne saurais accepter la signification que Bertaux assigne à cette empreinte qai « donne insertion è un très fort trousseau de la capsule articulaire ». On cherchera en vain ce trousseau que je n’ai jamais rencontré. — Par
signalé ces particularités, jusqu a^ ïonnues, de la conformation exté par le Progrès médical en 1886
ugueuse, de forme triangulaire, à ; W postérieur cartilagineux du condyle.
calement de fossettes creusées par quelq nt de perluis vasculaires ; on y voit aus