‹ Titres anatomiques et travaux d'anatomieChapitre 22 sur 35 · VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA DURE-MÈRE · texte numérisé non relu

VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA DURE-MÈRE

Lorsque j’étudiai ces vaisseaux (1890-1891), je me heurtai.aux plus Scandes, difficultés techniques. Bien que tous les anatomistes s’accordas-

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sent, à la suite de Safpey, h nier ces paisseaux qu’ils n'avaient pu injecter, je croyais fermement à leur existence. Ma foi était raisonnée : A. Je jugeais inadmissible que la dure-mère, membrane fibro-périostique, ne possédât pas de lymphatiques dans sa couche externe, si vivante, si abondamment pourvue devaisseaux sanguins; B. J’avais vu, étudié et admiré une magnifique planche de l’Atlas de Mascacni, sur laquelle on voit deux vaisseaux lymphatiques suivre le trajet de l’artère méningée moyenne, en dehors des veines, et sortir par le trou sphéno-épinéux pour se rendre aux ganglions jugulaires profonds. Après bien des insuccès, au cours desquels il m’arrivait d’injècter, sur la face externe de la dure-mère, de petits bouts de lymphatiques qui se vidaient aussitôt, avant que j’eusse pu affirmer leur nature par la forme des réseaux et la présence des valvules, je réussis enfin à les injecter, sur une longueur suffisante pour qu’il n’y eût plus de doute sur la nature lymphatique des vaisseaux injectés.

Les difficultés de l’injection et l’impossibilité de conserver les pièces injectées au mercure proviennent évidemment de ce fait que ces lymphatiques reçoivent les lymphatiques osseux : or, pour injecter la face externe de la dure-mère, il faut la détacher du crâne, briser ainsi un grand nombre de vaisseaux afférents, et préparer autant de fuites, par lesquelles le mercure s’échappe dès qu’il a pénétré un vaisseau de quelque calibre. ,

Les résultats de mes recherches ont été consignées dans mon Tra,té d'anatomie médico-chirurgicale, page 70, Paris, 1892.

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