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COLLECTION D’OS ANORMAUX OU PATHOLOGIQUES

Dans ce résumé de mes travaux anatomiques, je dois accorder une mention à la collection d’os anormaux que j’ai pu réunir à l’École pratique.

Lorsque je fus nommé chef des travaux, la Faculté remettait les débris de dissection à M. Tiumond qui avait été chargé d’entretenir en état et au complet les collections osseuses réunies pour l’enseignement. M. Tiumond livrait en masse ces débris à la macération ; puis il faisait un choix des pièces convenables pour l’enseignement ; le reste était rendu à la terre. Je priai M. Tiumond de recueillir et de rendre a 1 École pratique ces os, jugés impropres en raison de leurs difformités et qui, à de certains égards, étaient les plus intéressants. Au bout de deux ans ces débris, qui nous arrivaient par sacs entiers, emplissaient une des pièces du sous-sol de l’École pratique. Je m’occupai alors, avec l’aide des élèves de mon laboratoire, de mettre un peu d’ordre dans ce tas. Ce tas était une mine précieuse dont les os, anormaux ou pathologiques, formaient le fonds. J’y ai puisé à loisir et avec grand profit. Ayant ainsi à ma disposition des centaines de spécimens de chaque os, j’ai pu, lorsque j’entrepris d’écrire sur l’ostéologie, étudier toutes les variétés et signaler de nombreuses anomalies. Pour fixer l’architecture des os, à l’étude de laquelle je me suis particulièrement attaché, j’ai scié sans regret et jusqu’à ce que j’eusse établi le type commun. Pour donner Un exemple : mes recherches sur l’anatomie normale et anormale de l’atlas et de l’axis sont basées sur l’examen de plus de 500 spécimens de chacun de ces deux os.

Dans cette collection d’os les types pathologiques étaient innombrables; j’y ai trouvé plus de 40 cas de fracture de l’extrémite supérieure de l’humérus, qui m’ont permis d’établir le type des fractures par pénétration. J’ai fourni de nombreux matériaux pour des thèses sur la fracture de l’extrémité inférieure du radius à mon élève Ch. Dudodït et à d'autres. Mon ami le professeur Ledoubub y a fait d’inestimables trouvailles. J’ai trouvé pour Walther des fractures du bassin; Morestin y a choisi des tarses anormaux, Jovara des maxillaires. Combien d’autres encore, qu’il serait trop long et fastidieux de citer ont enrichi nos archives scientifiques de travaux basés en partie sur des pièces puisées dans la collection que j’avais formée.

OEUVRES DIDACTIQUES

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