Titres de travaux du Dr. Lucien Nass
Poisons et sortilèges , les deux volumes très nourris de MM. Cabanes et Nass, forment une amusante monographie du crime « vénéfique » et maléfique à travers les âges. Avec une précision toute médicale, on y redresse, chemin faisant, mainte erreur historique ou judiciaire ; on y révise des autopsies, on y précise des circonstances, on y soulève des doutes qui profitent assez souvent à l’accusé. (Marcel Ballot.)
Le Temps (18 janvier 1904).
Le théâtre et le livre n'ont jamais exploité mine plus fructueuse : Est-il besoin de recommander l’ouvrage des savants docteurs Cabanes et Nass ? Il n’est pas de roman plus attachant, plus « prenant» ; et la raison de cet attrait, c’est que le curieux récit des temps passés est Limage même de ce qui se passe tous les jours sous nos yeux.
Journal des Débats (23 nov. 1903 et 12 mars 1904).
Ce livre, dont le titre et le nom de ses auteurs suffisent à piquer la curiosité des lecteurs et à faire présumer le grand intérêt, n’est autre chose qu'une étude sur le rôle joué dans l’histoire par le poison, l’arme la plus lâche de toutes celles qu’inventa le crime. N’ayant jamais été faite avec la science critique nécessaire, cette histoire, qui se confond avec celle du monde, fourmille encore d'erreurs, de légendes, que des écrivains, voire des plus graves, se sont transmises et ont successivement propagées. Or, c’est pour remettre, autant que possible, les choses à leur juste point, que les savants docteurs Cabanes et Nass ont composé ce nouvel ouvrage.
Rien n’est plus curieux que les solutions pleines de vraisemblance, appuyées sur des faits, des documents ou des raisonnements dont il semble difficile de pouvoir con^ tester la valeur, fournies en ce livre où fourmillent les particularités surprenantes et qui fait grand honneur au savoir et au jugement de ses auteurs. La collaboration de MM. les docteurs Cabanes et L. Nass a été si féconde en ces deux volumes quùrn ne saurait trop en souhaiter la continuation. (F. Drujon.)
Les Annales politiques et littéraires (17 avril 1904).
MM. Cabanes et Nass ont mis leur science et leur impartialité au service d’une recherche qui comporte beaucoup d’hypothèses et où leur critique éclairée devait rendre des services signalés. Les morts subites des princes ou des princesses — car l’aristocratie fut surtout le champ de ces expériences — leur donnent l’occasion de diagnostics ingénieux et intéressants pour le lecteur curieux d’histoire et souvent étonné d’avoir à mettre, au nombre des légendes, certaines indications acceptées. Hâtons-nous de dire, pour l’honneur de l’humanité, que les auteurs de ce savant ouvrage ont souvent démontré que le poison existait surtout, en bien des cas, dans Fimagination des contemporains et dissimulait l’ignorance des Esculapes d’alors. Ce livre est attrayant et les anecdotes dont il est bourré plairont aux lecteurs, qui s’égayeront, par exemple, d’y voir Henri de Navarre, le futur Henri IV, ayant peur de l’empoisonnement, puiser, de ses propres mains, sa boisson sur... les berges de la Seine. Ne serait-ce pas, aujourd’hui, le plus sûr moyen de trouver la mort ?