CURIOSITÉS MÉDICO-ARTISTIQUES
Présentation à l’Académie de Médecine par M. le Professeur Raphaël Blanchard :
« A côté des graves périodiques qui ne publient que des mémoires originaux, à côté des journaux hebdomadaires d’information rapide, la littérature médicale comprend aussi un certain nombre de feuilles qui consacrent une partie de leurs pages a des articles d’une forme particulière, où la médecine est envisagée dans ses rapports avec l'histoire^ la peinture, la sculpture ou la simple anecdote.
(( C’est surtout en France que sont nés et que prospèrent les journaux de cette dernière catégorie... Ils nous apportent des articles d’un réel intérêt historique ou documentaire, accompagnés d’images nombreuses et d'une bonne exécution artistique. D'ailleurs, cette abondante iconographie ne consiste pas éil une simple exhibition d’images, comme le ferait un album ; elle donne prétexte â des études attrayantes, sans prétentions à la haute critique, mais écrites simplement et marquées au coin du bon sens et de la bonne humeur.
« Au premier rang des écrivains qui se sont fait connaître et apprécier par de telles publications, figure le docteur Lucien Nass, auteur de divers ouvrages de plus longue haleine, qu’il a signés seul ou en collaboration avec d’autres médecins également versés dans les études d’histoire ou d’art médical (docteurs Cabanes et W i tk ofcWfejh Depuis plusieurs années, il est le collaborateur' régulier, pour la partie artistique, d'un journal bi-mensuel qup tous les médecins connaissent bien et qui a été l’initiateur de la presse médicale historico- artistique, actuellement si florissante.
« Les articles du docteur Nass sont très appréciés des médecins. Ils leur apportent une saine et agréable distraction, au milieu des soucis et du rude labeur de la profession médicale ; ils renseignent curieusement sur le passé de l’art médical, sur les usages et l’hygiène de nos devan-
ciers ; ils ornent l’esprit et y développent insensiblement le goût des arts, l’amour du beau, le culte du passé. A ces divers points de vue, de tels écrits sont bien loin d’être frivoles ou inutiles ; ils méritent au contraire toute notre reconnaissance.
« Aussi, n'apprendra- 1- on pas sans intérêt que les nombreux articles publiés par le docteur Nass depuis environ trois ans viennent d’être réunis en deux volumes, sous le titre de Curiosités médico-artistiques. J'ai l’honneur de présenter ces deux volumes à l’Académie, de la part de l’auteur; ils renferment respectivement 253 et 300 dessins dans le texte. On y trouvera, débarrassés de tout hors-d'œuvre, des articles attrayants, déjà appréciés dans le journal où ils ont paru tout d’abord, et qu’on sera heureux d'avoir à sa portée sous une forme plus maniable. »
( Bulletin de V Académie de Médecine , 280 et. 1909). Les Débats.
« Ce livre, dit l’auteur, n’est point un essai de critique artistique, mais simplement le fruit de quelques promenades à travers les musées de France et d’Europe. » M. le docteur L. Nass s’est plu à rechercher les rapports, plus étroits qu’on ne l«e pense généralement, entre l'art et la médecine, afin de nous présenter, dans ce volume, d’un format commode, très abondamment illustré, les nombreux documents graphiques qu’il a pu recueillir. Quelle aubaine pour les iconophiles, de trouver, ainsi groupées, ces représentations fidèles et nettement exécutées de sujets dont il serait bien difficile de collectionner les originaux. Ajoutons que dans les commentaires joints à chaque image on retrouve l’esprit ingénieux et observateur de M. le docteur Nass, l'érudit et sagace auteur des Poisons et Sortilèges et de Pauvres Docteurs , cet inimitable et si poignant roman de mœurs médicales. — F. D .
Impr. Gillot, 47, rue de Paris, Vincennes,
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