‹ Titres et travaux (volume 2)Chapitre 3 sur 3 · XVI. — Sur les premiers développements des dents et de · texte numérisé non relu

XVI. — Sur les premiers développements des dents et de

l’épithélium buccal.- Communication au Congrès de médecine , 1900.

(Section d’Embryologie et d’Histologie, p. 62.)

A) Un processus de prolifération épithéliale marque le début de l’évolution dentaire. Cette prolifération se fait en deux sens : elle aboutit à la formation d’un bourgeon superficiel et d’un bourgeon profond. Mur saillant et mur plongeant sont d’apparition contemporaine. Ils proviennent l'un et l’autre de la division des cellules de l’épithélium buccal. Tel est, réduit à ses lignes essentielles, le schéma que donnent les classiques des premiers développements des dents :

1° Sur de jeunes embryons de rat (7 à 8

l’assise basilaire est formée d’éléments cubiques ou cylindriques, pressés les uns contre les autres. Ces éléments, dont le protoplasma se colore énergiquement par les teintures acides, se différencient nettement des cellules polyédriques sus-jacentes.

Les cellules polyédriques sont remarquablement claires pour la plupart. Leur noyau plus ou moins déformé est rejeté d’ordinaire vers la surface de la cellule. Une couche de protoplasma homogène et transparent l’entoure de toutes parts. Autour de ce protoplasma périnucléaire s’étale une zone de protoplasma où se sont différenciées des fibrilles. Ces fibrilles sont d’une extrême finesse. Elles s’entre-croisent en tous sens, en un réseau délicat de forme irrégulière. Ce réseau se poursuit dans le protoplasma très colorable qui forme écorce à la cellule; il se continuerait également avec ces filaments d'union courts et serrés qui solidarisent entre elles les faces adjacentes de deux cellules voisines. A côté de ces filaments d'union courts, on constate (embryon de cheval de 25 centim.) aussi dans l’épithélium buccal des filaments d’union très longs et très grêles, disposés en gerbes par groupes de 8 ou 10. Ces longs filaments relient entre elles des cellules plus ou moins espacées

L’épithélium buccal se reproduit par division indirecte-; les particularités de cette division sont identiques à celles qu’oh observe dans la peau, chez Vembryon comme chez l’adulte.

Des phénomènes de même ordré s'observent dans le germe dentaire'et dans le gubernaculum. Au début les figures karyokinétiques se retrouvent dans l’organe adamantin tout entier. Puis elles

arrondie, et les éléments qui occupent le centre du nodule sont les plus avancés dans leur évolution. Que les cellules centrales du globe épithélial perdentleurs connexions réciproques, que certaines-, d’entre elles se détruisent, un petit kyste en résulte, dont la cavité est'occupée par des éléments libres. Ces éléments se sont

Page 1