XI. — La karyokinèse dans la cicatrisation du tégument
Il est de notion classique que les mitoses n’ont qu’un rôle « secondaire »> (Ranvier) et sont d’apparition tardive dans la cicatrisation des épithéliums. On admet aussi que, dans un tégument donné, les mitoses se présentent toutes au même stade ; toutes donneraient naissance à des cellules filles superposées et toutes s’observeraient dans la couche basilaire qui « paraît avoir reçu en héritage la totalité de la propriété reproductrice » (Renaut) et mérite, de ce fait, le nom de couche génératrice.
Au cours de recherches sur la cicatrisation épithéliale, j'ai eu
notions que je viens de rappeler.
1" La karyokinèse est parfois an phénomène précoce de la cicatrisation. Sur les plaies du triton, datant de douze heures, la bande épithéliale cicatrisante empiète sur la perte de substance de 260 à 440 p, et dans ses assises superficielles, on observe des cellules aux stades ultimes de la mitose. Comme le processus karyokinétique dure normalement trois heures Chez le triton, qn
à peu près égale.
En résumé, les mitoses sont parfois un phénomène précoce r.de la cicatrisation épithéliale. Mais on ne peut constater aucune fixité dans leur distribution, dans le stade oà on les observe, dans le siège qu’elles occupent, dans l'orientation , qu'affecte leur plan de segmentation.
XII.-Recherchessurlacicatrisation épithéliale (Épithéliums pavimenteux stratifiés). — Journ. de l'Anat. et de la Physiologie,
Un exposé de faits relatifs à la cicatrisation épithéliale, une revue d’histoire et de critique, telles sont les deux parties de ce travail.
technique ; les quelques résultats qui résument ce mémoire servent
Procédant du simple au composé, j’examine successivement le processus de cicatrisation épithéliale dans l’épiderme du triton,
. dans celui do l’axolotl déjà plus complexe.en raison de la présence
de glandes uni-cellulaires et en dernier lieu dans le tégument
externe de l’homme,
A) Chez le triton, j’analyse comparativement des plaies de taille unique, mais de forme variable (plaies linéaires, plaies en sur-
, face); des plaies de même forme, mais d’âge différent (4, 8, 12, 24 heures, de 2, 12, 15, 30 jours) et inversement des plaies de même âge, mais de taille inégale. J’y constate que la bande cicatrisante est multi-cellulaired’emblée, et j’y étudie les variations ^qu’éprouvent le protoplasma et le noyau de la cellule épithéliale dans leur forme, dans leurs rapports, dans leur structure. Je signale dans la bande cicatrisante la présence de mitoses précoces (12« heure), de phénomènes de chromatolyse, et l’inclusion possible d’éléments provenant des coudes sous-jacents (fibres musculaires).
B) Chez l’axolotl, j’ai pratiqué des plaies superficielles et des plaies pénétrantes, ces dernières intéressant toute l’épaisseur de la queue. Entre autres particularités, je signale :
1» I/exagération des phénomènes de prolifération qui se traduit
il est très difficile d’en dégager la formule ] admettre schématiquement qu’en regard de
et nous avons formulé les conclusions suivantes : les anomalies vraies par excès sont le fait ou d’une dent surnuméraire ou d’une troisième dentition. Sans doute il est difficile, il est même parfois impossible de dire qu’une dent en excès, atrophique ou bien développée, doit être rapportée à tel ou tel de ces deux ordres de faits. Mais la chose importe peu, car dent surnuméraire ou dent de troisième dentition sont tout un : les deux organes sont issus vraisemblablement d’un processus identique; le bourgeon d’attente peut être de deuxième ou de troisième ordre. Aussi, si dans la pratique nous sommes réduits à faire des suppositions souvent aléatoires sur la nature originelle d’une dent en excès, l’anatomie générale nous amène à réunir les deux formations dans un même groupe; elle les réduit à un bourgeon épithélial qui d’ordinaire reste cristallisé à l’état de bourgeon. De plus, si ce germe d’attente évolue, il peut orienter son évolution dans deux directions différentes et donner naissance ou à de simples anomalies ou à de véritables tumeurs dentaires, selon que la formation cellulaire revêtira le type de la série normale ou le type de la série pathologique;
tible et nous nous somme rattaché à l’hypothèse d’une anomalie. Il ne pouvait être, en effet, question d’une fragmentation du cartilage, prélude et stade obligatoire de son évolution ultérieure, et nous n’étions pas non plus en présence de ces noyaux cartilagineux qui apparaissent, selon Stieda etMasquelin, au voisinage du bord alvéolaire de la mâchoire.