Titres et travaux
amiboïdes des cellules, il reste la rétraction dos cellules^et leur contraction, les éléments étant en continuité primitive de substance par certains points de leur surface. Les réactifs excitent la cellule pour la tuer ensuite après une période agonale, de durée variable suivant ces réactifs et de laquelle dépendent les aspects également variés que l’on obtient. Existe-t-il un excitant physiologique qui détermine le retrait et la contraction que nous produisons dans nos expériences ? Autrement dit, les espaces et les ponts intercellulaires constituent-ils une disposition normale ? Nous concluons en faveur de l’affirmative : les ponts et espaces intercellulaires sont une disposition normalement possible, quoiqu'atténuée alors, quand agit l’excitant physiologique.
Partant de l’observation fortuitement faite autrefois par moi,
j’ai songé que l’étude de cet épithélium dans ce groupe pouvait présenter quelque intérêt. J’ai constaté alors que cette stratification n’existe que dans une zone périphérique, annulaire, très large, il est vrai, de la membrane cornéenne ; ce qui équivaut à dire que les Poissons présentent un ligament pectiné très étendu vers le centre de la cornée et caractérisé par une structure épithéliale. J’ai donc constaté, d’ailleurs après Berger, Emery, Angelucci, la constitution cellulaire du ligament pectiné chez les Poissons, quoique les cellules ne m’aient pas paru aussi schématiquement délimitées que ces auteurs les ont représentées. Cette constatatioii
la chambre antérieure de l’œil et le ligament pectiné se développent ici comme chez les autres Vertébrés, les cellules épithéliales (et
ligament pectiné des Poissons sont de nature conjonctive, étant développées dans le mésenchyme oculaire : nouvel exemple de transformation épithélioïde de cellules mésenchymateuses. 11 reste
l’Oiseau, le tegmentum vasculosum.
Cette membrane, outiie l’intérêt spécial qu’elle offre au point de vue de la physiologie du limaçon, puisqu’on en fait le siège de l’exhalation de l’endolymphe, est remarquable au point de vue de l’anatomie générale, parce qu’elle est un epithelium vascularisé. Il s’agissait de savoir si les vaisseaux appartiennent bien réellement à l’épithélium, ou s’ils ne sont pas, comme on l’a soutenu, le résultat de l’immigraiion au sein de ce dernier de tractus vasculoconjonctifs venus des parties plus profondes, s’il s’agit bien d’un épithélium vasculaire ou si ce n’est là qu’une apparence. Une étude histogénétique pouvait seule prétendre à donner la clef de ce problème.
Les principaux résultats de cette étude sont les suivants. L’épi-
pas réussi à saisir sur le fait l’enveloppement des vaisseaux par le plasmode épithélial. L’élude de stades plus âgés nous a appris que la couche plasmodiale de la strie vasculaire devient un tissu réticulé que nous avonsappeléle réticulum épithélial Jusqu’alors, avant la preuve histogénétique, ce réticulum, qui était connu, avait
lum ayant la môme origine qu’elle n’est pas un fait propre à la strie vasculaire. Les exemples sont nombreux attestant la réalité des pseudomorplioses connectives d’éléments d’origine épithéliale. Le réticulum épithélial ne représente d’ailleurs, dans les transformations que subit la strie vasculaire eh voie de développement, qu’une disposition transitoire. Chez l’adulte, en effet, ainsi qu’on l’a déjà observé, la strie tout entière subit une diminution d’épaisseur, grâce surtout au tassement et à l’effacement du réticulum, qui cesse d’être distinct comme tel.
. Le réticulum épithélial donne alors vraisemblablement naissance : 1“ à une sorte de membrane basale nucléée ; 2° à des cellules inters titielles, situées entre les cellules épithéliales propres, et qui sont à leur tour soit des cellules de soutien, soit des éléments d’aspect lymphatique.
La strie vasçulaire de l'adulte se compose de deux formes principales de cellules: de cellules épithéliales propres, et d’éléments épithélio-connectifs, étalés en une membrane basale, interposés aux cellules propres sous forme de cellules de soutien, ou disséminées çà et là à la manière de cellules lymphatiques. Ces différentes catégories d’éléments sont examinées en détail.
En résumé, la strie vasculaire tout entière est d’origine épithéliale ; conformément à la manière de voir de Retzius, elle ne renferme pas de tissu conjonctif véritable. La strie est donc un épithélium vasculaire.
J’ai étudié, en outre, la proéminence et le sillon spiral. On a déjà décrit à plusieurs reprises que les cellules du sillon émettent des prolongements vers la profondeur. Ces prolongements, que l’on ne trouve que chez les embryons et les jeunes animaux, sont striés en long, çà et là môme transversalement, ramifiés, anastomosés, pourvus de noyaux. Je suis d’avis qu’il s’agit de prolongements musculaires, ainsi que Bcettcher et Katz l’ont supposé sans fournir de faits à l’appui de leur hypothèse. Je crois aussi que l’on peut considérer comme étant dè nature musculaire un groupe de cellules situé dans l’épaisseur de la proéminence spirale. Les prolongements nucléés du sillon spiral représentent peut-être un muscle radié ; les cellules de la proéminence spirale correspondraient à un muscle annulaire. Quant à savoir si le ligament spiral
est rempli dé ces cellules musculaires, s\i\ existe en d’autres termes un muscle cocliléaire tel que l’ont compris Todd et Bowman, c’est ce que je ne peux décider, n’ayant pas étudié spécialement le ligament spiral.
Pour terminer, m’autorisant de ce que l’on a comparé plusieurs fois différentes parties de la paroi externe du limaçon à l’hémisphère antérieur de l’œil (la strie vasculaire à la partie ciliaire de la rétine, le muscle cocliléaire au muscle ciliaire, le ligament spiral au ligament pectiné), je groupe ces comparaisons partielles en un aperçu comparatif d’ensemble, dont j’essaie la valeur en le transportant successivement sur les terrains de l’histophysiologie, de la phylogénie et de l’ontogénie.
Morphologie de la glande génitale.
La première renferme l’étude de la période indifférente de la glande génitale et celle du passage à l’état sexuellement différencié. Après avoir exposé l’historique de la question, je conclus que les grandes cellules sexuelles ou ovules primordiaux existant dans l’épithélium germinatif et dans le stroma de la glande génitale indifférente ne constituent pas une deuxième sorte, mais seulement une seconde forme de cellules résultant de la différenciation des éléments do forme banale. Plus tard, quand les canalicules
Le deuxième chapitre contient l’étude, peu faite jusqu’alors, de la période embryonnaire du testicule. Les tubes séminifères pré*, sentent alors : de petites cellules épithéliales et des cellules plus grandes ou grandes cellules sexuelles, qui ressemblent de tous points à celles de la période indifférente, bien qu’elles n’en déri-
raisons qu’à la phase précédente, que deux formes cellulaires.
Dans une troisième période, très peu étudiée jusqu’à nous, dont l’examen fait l’objet du troisième chapitre de ce travail, et qui correspond aux approches de la maturité, les grandes cellules dispa-
divisions cellulaires. Les cellules épitheliales, dans une période de tentatives spermatogéniques que l’on peut appeler préspermatogénèse, forment d’une part des cellules nucléolées ou grandes cellules, et d’autre part des cellules prégerminatives, des cellules préséminifères et des prénématoblastes. Celles-ci sont identiques aux cellules germinatives, aux cellules séminifères et aux nématoblastes de l’adulte. Leur destinée cependant leur mérite le nom
resccnce, tant que l’animal n’aura pas atteint un certain âge. Quant aux cellules nucléolées, elles deviennent les cellules de soutien du tube adulte. Tous les éléments du tube sôminifère dérivant dès lors des cellules épithéliales, il y a, moins encore qu’aux périodes précédentes, lieu de parler de deux sortes d éléments dans
dont les résultats so
} des doni
pcment qui permettent de conclure à l’un sortes de cellules. Or l’une de ces deux
spécial dans le canalicule séminifère. ] Merkel n’existe pas; il est dû probablei
s dans ce travail, il s’agit fournies par le dévelopiiité cellulaire, s’il y a, de e séminifère adulte, deux
Conclusion générale. — Il n’y a dans la glande génitale encore indifférente, et plus tard dans le tube séminifère aux différentes phases par lesquelles il passe, qu’une seule sorte d’éléments, de
relatifs aux périodes jeune, embryonnaire et indifférente de la glande génitale.
9“ Recherches sur la signification des éléments du tube sémi-
Sabatier, a la forme complète que doit prendre la deuxième solution de notre problème. Mais si nous acceptons cette spéculation dans ce qu’elle a d’exclusivement théorique, nous devons rejeter es faits sur lesquels elle s’appuie. Nous gardons en un motle plan, et le réalisons avec d’autres matériaux.
Ces matériaux, nous les empruntons à nos études sur l’évolution du tube séminifère des Mammifères (voir n®" précédents). Dans
différentes reprises d’une forme cellulaire (œuf primordial) semblable à un œuf ; c’est aussi l’affaiblissement progressif de la puissance reproductrice de cet élément, et la disparition brusque de cette puissance à l’époque de la puberté.
C’est, d’autre part, pendant toute la période embryonnaire et jeune, la constitution indifférente de la plupart des éléments du testicule, qui se conservent sous la forme de cellules épithéliales ; et presque subitement, dans une phase rapide de tentatives spermatogéniques, l’affirmation chez ces cellules d’un état de différenciation, jusqu’alors fruste, mais se manifestant tout à coup par le caractère nettement séminal des éléments qu’elles viennent de produire. Il nous semblerait voir comme un antagonisme, ou tout au moins un balancement, entre les œufs primordiaux et les cellules épithéliales ou séminales, dans leur vitalité, leur différenciation, leur prolifération.
Comme maintenant nous voyons les cellules épithéliales produire, avant de disparaître du tube séminifère, des éléments sémi-
glque complexe de la glande génitale, qui est celle des Mammifères par exemple, s’est ainsi simplifiée, grâce à ce que l’élément F’ du testicule et l’élément 4 m’ de l’ovaire ont été éliminés de ce testicule et de cet ovaire, ou tout au moins privés de fertilité et adaptés à toute autre fonction que la fonction reproductrice. A ce prix a pu se faire la réalisation d’un testicule et d’un ovaire dans la glande hermaphrodite, ou la séparation des sexes sur deux individus différents. L’élimination de l’élément femelle du testicule, de l’élément mâle de l’ovaire, constitue la différenciation sexuelle, qui ne laisse dans ce testicule, dans'cet ovaire, que des éléments supplémentaires, aptes à donner des produits complémentaires
rente des cellules de la glande génitale, de cette glande génitale ellemôme, des individus à leur tour, qui ne deviennent sexués que secondairement, au heu qu'ils l’étaient primitivement chez l’Ascaride.
Cytologie des éléments séminaux {Spermatogénese proprement dite. Division cellulaire).
140 Observations cytologiques sur les éléments séminaux de la Scolopendre {Scolopendra morsitans) et de la Lithobie
(Lithobius forfLcatus). La Cellule, t. III, fasc. 3, 1887 ; 27 p. ; 2 pl.,
cytologiques des cellules-mères au repos, — la division des cellules-mères, — les phénomènes qui marquent la différenciation des cellules spermatiques en spermatozoïdes.
Ce sont les deux premiers points qui ont fourni le plus de résultats. Dans les cellules-mères au repos se trouve un Nebenkern
Valette St-George, par l’agencement de certains cytomicrosomes spéciaux.
Dans les cellules-mères en division, on ne voit pas le corpuscule accessoire dériver directement du fuseau nucléaire (Platner) mais indirectement par retour de certaines parties du reste fusorial à l’état de cytomicrosomes spéciaux plus tard agencés en un
corpuscule accessoire (confirmé depuis entre autres par Henking sur un autre objet). Nous avons en même temps relevé plusieurs détails sur la division des cellules-mères féminales de la Scolopendre, comme la formation d’une plaque cellulaire, la présence
ponts intercellulaires), et sur ces tiges l’existence d’un globule
■•la Société de Biologie,
stade de dyaster des cellules-filles. A côté de cotte forme et de ces conditions normales où nous avons vu le corps intermédiaire, il y en a d’autres, plus rares, aberrantes, intéressantes pour l’examen des trois points principaux soulevés par Flemming, savoir l’origine du corpuscule, sa destinée et sa valeur morphologique.
Quant à la formation du corpuscule, nous rapportons à l’appui de l’idée qu’il dérive de la fusion de plusieurs granules, l’observation d’un corps intermediaire volumineux, granuleux et mûriforme, celle de plusieurs grains placés côte à côte sur la limite intercellulaire, celle de corps intermédiaires accessoires placés sur le trajet du reste fusorial et de la bande sombre qui le prolonge dans chaque cellule (v. Kostanecki, chez des embryons de Vertébrés, a retrouvé
Quant à la destinée du corps intermédiaire, nous sommes porté à croire qu’il persiste, pour l’avoir vu longtemps encore sur des cellules parfaitement quiescentes. Et nous émettons l’hypothèse, appuyée sur plusieurs faits, que plus tard les corps intermédiaires se retrouvent peut-être dans ces granules très colorables qui sont situés, d’après les observations de M. Nicolas et les nôtres, à l’extrémité superficielle de la limite intercellulaire d’éléments épithéliaux divers.
même évolution cellulaire.
17» Même sujet (w extenso). Archives de physiologie normale et pathologique, avril 1892.
cellules séminales quiescentes, de même qu’on le savait ailleurs pour des cellules se trouvant dans les mômes conditions ; mais, loin de dire qu’il y est persistant, nous serions porté, par nos observations, à soutenir plutôt le contraire. Le plus souvent il est ici double, formé de deux grains accolés ou reliés par un pont
est composé de trois ou môme d’un plus grand nombre de grains. Il est possible en outre qu il y ait plusieurs corps centraux, car il existe dans le protoplasma de nombreux grains presque aussi colorables et presque aussi gros que le corpuscule central. Quand le corpuscule est formé de deux granules, ceux-ci sont
par van Beneden comme typique, est rare chez la Scolopendre. Le plus souvent, et môme dans des cellules au repos, il existe autour du corpuscule central une irradiation de filaments assez courts, telle que celle que Flcmming figure chez la Salamandre. A côté de cette forme, normale et habituelle pour la Scolopendre, il faudrait encore en signaler d’autres qui se présentent plus rarement.
Nous concluons à un polymorphisme du corpuscule central et de la sphère attractive beaucoup plus large que celui qu’on admet généralement, sans pouvoir dire si ces düTérentes manières d’être, existant dans une môme catégorie d’éléments cellulaires, doivent être sériées et correspondent à une succession d’étals progressifs ou même régressifs, ou si elles sont indépendantes les unes des
A. Spermatogonies. — a) Spermatogonie aurepos. Le protoplasma contient des cytomicrosomes (v. La Valette St-George) d’aspect particulier, qui sont les rudiments du corps accessoire, ou bien il renferme ce corps à l’état parfait. Il peut aussi loger des formations spéciales décrites par Platner chez les Lépidoptères et aussi les Gastéropodes et considérées par l’auteur, peutêtre sans motifs suffisants, comme distinctes du corps accessoire.
b) Spermatogonie en division. La phase initiale de la caryocinèse se fait suivant un mode de pelotonnement et de scission transversale fort remarquable, décrit déjà par Platner, mais d’une manière assez différente de la mienne. J’ai cherché à sérier les
développât directement, ni aux dépens du ] ni avec la substance d’un reste fusorial. Je s tre son origine fusoriale indirecte, defendt St-George, et à croire que les vestiges du fu en cytomicrosomes spéciaux, desquels naîtr£
fait en cela que partager le sort du protoplasma de la spermatide, auquel il est incorporé. Le long filament caudal, décrit par Platner comme une « pièce principale » (Hauptstück), me parait plutôt représenter la « pièce intermédiaire » (Mittelstück). Le filament
axile est formé, dans sa partie antérieure, de deux boutons superposés ou même davantage : structure déjà signalée par Jensen chez les Mammifères, et retrouvée depuis notre travail par Ballowitz sur un grand nombre d’animaux. Cette partie initiale du filament
B. Cellules spermutiques (nématoblastes et spermatozoïdes). Le corps accessoire est représenté par un croissant granuleux ; il fournit la « coiffe céphalique » (Kopfhuppe), le « bouton caudal » et l’enveloppe do la « pièce intermédiaire » ou Mittelstüek.
tés anatomiques », nous attirons l’attention sur l’utilité qu’il y
théâtres de dissections par les étudiants eux-mêmes, le degré de fréquence de certaines anomaUes de choix non seulement muscu-
présentation d’une interprétation embryologique, qui seule parait lui convenir et doit remplacer l’explication mécanique dont on dis-
Cette note contient, à la suite de la relation des principaux cas d’os intermaxillaire quadruple et de suture interincisive (endomésognathique) qui existent dans la science, l’indication de plusieurs dispositions semblables, dont une typiquement exprimée, que présentent des crânes jeunes ou même adultes déposés au