II. — ABSORPTION
pression exercée sur le canal cholédoque, au moyen d’une solution physiologique de NaCl h 7 p. tOOO, était en moyenne de 30 centimètres. Comme la pression sous laquelle se fait normalement la sécrétion .de la bile est environ de 20 centimètres d’eau^ une colonne de 30 centimètres de hauteur pesant sur le contenu du canal cholédoque est en général suffisante pour amener une résorption plus ou moins active, sans que l’on ait h craindre d’amener, h ce chiffre, des déchirures des canalicules biliaires. D’autre part, deux canules placées l’une dans le canal thoracique, l’autre dans la vessie servaient à recueillir la lymphe et l’urine. L’examen de ce dernier liquide permet de décider si la bile passe dans le sang, bien qu’elle ne puisse plus y être amenée par la voie détournée du courant lymphatique. Pour reconnaître la présence de la bile dans 1 urine, on emplovait concurremment la réaction de Gmelin, celle de Rosin, et le procédé de
Nous avons fait de la sorte sept expériences dont les résultats ont toujours été concordants : nous en reproduisons trois dans notre travail. Dans la première expérience, les pigments biliaires sont apparus dans l'urine t h. S ; dans la deuxième t h. 4.3 et dans la troisième 1 h. 20 après le début de l’expérience.
Ces résultats montrent une fois de plus le rôle important joué par les vaisseaux sanguins dans la résorption de la bile. Mais ils sont aussi intéressants à un autre point de vue ; on est frappé, en effet, de Ja rapidité avec laquelle les pigments biliaires se montrent dans l’urine, tandis qu’à la suite de la simple ligature du canal cholédoque leur apparition serait beaucoup plus tardive ; on admet en général qu’il faut vingt-quatre à trente heures. Le seul auteur qui, à notre connaissance, ait obtenu, à la suite de la ligature du cholédoque, des résultats comparables aux nôtres,, c’est Audioé qui, après cette opération, a constaté la présence delà matière colorante biliaire dans l’urine au bout de trois à quatre heures. Il faut aussi citer, à ce propos. Douillet, un élève de Lépine que l’observation' clinique conduit à cette conclusion r « on peut présenter avec une quasi certitude que le temps qui s’écoule entre le début de l’obstruction biliaire et l’apparition de la jaunisse est de peu d’heures seulement ».
Dans nos expériences, le passage des pigments biliaires dans l’urine est plus précoce encore, mais il faut remarquer que la bile
Des expériences de notre maître, M. le professeur Wertheimer ont montré que, chez le chien, la réfrigération de la peau produit non pas ta dilatation, mais la constriction des vaisseaux du rein, et M. Delezenbe, dans dos expériences faites également sur te chien, a constaté nettement que l’application de glace sur la peau diminue la sécrétion urinaire.
M. Lambert (de Nancy), expérimentant sur l’homme, a vu la sécrétion urinaire augmenter à la suite de la réfrigération de la peau, et dans deux cas, il a observé que cette augmentation s’est manifestée au bout d’une courte durée de réfrigération. Ce physiologiste aurait également obtenu des résultats analogues chez le chien.
Il nous a paru intéressant de multiplier les expériences, et de vérifier, sur l’homme même, l’action diurétique delà réfrigération de la peau, en nous plaçant dans les meilleures conditions d’expérimentation.
Dans ces expériences, voici comment on procédait : Chez des sujets sains, auxquels on avait placé une sonde k demeure, on mesurait le volume des urines émises pendant plusieurs périodes de cinq ou dix minutes chacune; on appliquait une