V. — SYSTÈME NERVEUX
De l’action des anesthésiques sur les réflexes ganglionnaires. — Thèse de doctorat en Médecine 1900.
La question du pouvoir réflexe des ganglions du sympathique, si importante au point de vue de la physiologie générale du système nerveux central est toujours en discussion. Nous lui avons cofisacré notre thèse inaugurale.
. Nos expériences ont porté principalement sur le ganglion sousmaxillaire. Claude Bernard avait trouvé que, si on sectionne le nerf lingual à quelque distance au-dessus du ganglion, l’excitation
les réllcxes cérébro-spinaux. Cette opinion se trouve confirmée par des expériences de MM. WertheiMer et Lepage, d’où il résulte que les réflexes pancréatiques dont le centre se trouve dans les ganglions abdominaux du grand sympathique ne sont nullement influencés par l’anesthésie la plus profonde. Nous rapportons nous-même dans notre thèse quelques exemples de ce genre empruntés à la physiologie de la glande abdominale, et, si no's expériences lie nous ont pas permis d’apporter, comme nous l'espérions, un argument nouveau en taveur du pouvoir réflexe du ganglion sous-nàaxillaire, elles téndént par conirè a prouver.
tère le muscle temporal. Puis, on pratiquait dans la région temporo-pariétale une large brèche avec le trépan et avec la pince à
en recherchant si la fonction vaso-dilatatrice du lingual se rétablissait et quels étaient les caractères de motricité des deux tronçons nerveux h la suite de leur réunion.
Nos expériences montrent en effet que le bout périphérique de l’hypoglosse ne se reconstitue pas par un travail autogène :
!• Parce que de vaso-constricteur qu’il est h l’état normal, il devient vaso-dilatateur et que ses nouvelles propriétés ne peuvent lui venir que des fibres de la corde du tympan, émanées du bout central du lingual.
2” Parce que l’excitation soit du bout périphérique de l’hypoglosse, soit du bout central du lingual provoque des mouvements, dont les caractères sont ceux des mouvements dits pseudomoteurs, commandés par la corde du tympan, et non ceux des mouvements propres à l’hypoglosse.
Comme autres preuves que les fibres motrices de l’hypoglosse ont disparu, nous avons également utilisé des observations empruntées à Vulpian et à Heindexhain, d’où il résulte :
1” Que le lingual perd ses propriétés motrices dès que l’hypoglosse régénère.
2° Que la dégénéreseence de la corde du tympan après section des deux nerfs prive de sa motricité aussi bien le bout périphérique de l’hypoglosse que le bout central du lingual.