‹ Titres et travaux (volume 2)Chapitre 2 sur 3 · ANALYSE · texte numérisé non relu

ANALYSE

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Dans des travaux récents, von Kupffer chez l’esturgeon, Maurer chez les amphibiens, considèrent la rate comme étant d'origine entodermique. Pour le premier, elle naîtrait des bourgeons pancréatiques comme une prolifération pleine; pour le second, de l'épithélium intestinal même, cellule par cellule. — Chez l’Acanthias comme chez la Truite, la première ébauche de la rate, étudiée à nouveau par nous en surveillant de près les bourgeons pancréatiques, montre à tous les stades l'indépendance des deux organes. Peut-être, pour concilier ces divergences et d'autres semblables, faut-il admettre (comme autrefois Kleinenherg) qu'il n'y a que deux feuillets proprement dits, l’ectodemie et l'enloderme ; ce que l’on désigne sous le nom de mésoderme élant un ensemble de formations secondaires entodermiques, qui peuvent naître en différents points, et b différentes époques

25. - Développement du paucréas chez lee poissons osseux (Organogénie, histogeni'e). Journal de l’anatomie et de la physiologie. Paris, Alcan, 189i. - .N» i (janvier-février), p. 76 ttC. - S figures dans le texte. - 1 planche double lithographiée hors texte.

Il y a quelques années encore, on n'admettait pas l'e.xistence du pancréas chez les poissons osseux, ou bien on le croyait rudimentaire et suppléé par les appendices pyloriqties. (Voyez 5). Ce travail fournil la preuve embryogénique de l'existence d’une glande très développée. — Dans une première partie, il montre la formation du bourgeon pancréatique principal ou dorsal, puis des bourgeons ventraux ou accessoires, et leur soudure en un seul organe (voyez 5 et 20). — Dans la seconde, il suit l'accroissement du pancréas chez l'embryon et chez l'alevin. Il le montre volumineux mais massif à l'origine, puis de plus en plus ramiflé, dissocié, dispersé à travers la cavité abdominale, enfin, pénétré en outre et masqué par la graisse, ce qui le rend difficile à reconnaître chez l’adulte. — Dans la troisième, on étudie quelques points saillants de son développement histogénique (voy. 21,22)' la différenciation des cellules centro-acineuses et principales.

une OIIIIIJIO guuuicic iciivcrsee, luniiee eux aepens ae i epiuielium intestinal, et qui se sépare peu à peu du tube digestif paiun double étranglement, de dehors en dedans (bilatéralement), et d'ari-ière en avant. Sur la poche ainsi formée bourgeonnent les tubes pancréatiques creux ; cette poche et son pédicule constitueront, en s'allongeant et se rétrécissant, le canal excréteur déiinilif. — Les bourgeons pancréatiques ventraux ii'ont pas été signalés jusqu'ici; et, de fait, aucun bourgeon accessoire ne vient s'ajouter à l’ébauche dorsale pour constituer le pancréas de l’adulte. Pourtant, sur le conduit hépatique primitif se développent deux bourgeons latéraux, qui, à la vérité, donnent plus tard du foie, mais qui se comportent à l’origine comme les bourgeons pancréatiques ventraux des autres vertébrés. Il semble qu’on doive les homologuer, et rapprocher ces faits de ceux signalés par le professeur von Kupffer chez l’ammocète, où les deux mêmes bourgeons, plus faciles i homologuer aux pancréas ventraux, contribuent également à la formation du parenchyme hépatique (1).

En comparant les ü-avaux récents sur le développement du pancréas, on voit que : — !• Chez la majorité des vertébrés

33. — Sur l’existeaca de noaxeaax beargeeae paeeriitiiJ» aeeeinlrei

Chez le Moutoji, ces petits pancréas accessoires se développent tardivement sur le diverticule hépato-pancréatique, c'est-à-dire sur le bourgeon creux qui a déjà donné la totalité du foie et le double pancréas ventral. Ils apparaissent tout le long du canal cholédoque sur les embryons de 80 à BS millimètres. Ce sont ees bourgeons que notre élève Debcyre (T hèse 1904) a suivis depuis citez le Rat, où ils prennent une part très notable à la constitution de la glande adulte.

34. ~ Premiers stades du développement histogénique dans le pan-

de Biologie. Séance du -26 octobre 1895.

Un nouveau fait est apporté en faveur de la théorie précédemment soutenue par l’auteur ; à savoir que les flots de^ Langerhans, ou Ilots endocrines sont les organites de la sécrétion interne. Il s'agit de l'existence d'une nouvelle vaiïété très précoce de ces Ilots (Ilots primaires). Chez l’embryon de mouton, ils se développent,' bien avant l'apparition, des acini, sur les tubes encore indiflérents qui représentent là glande en voie de croissance, et forment, en se soudant les uns aux autres, des masses considérables. Le pancréas entier

indifférents, une^giande pleine, formée comme le foie de cordons cellulaires anastomosés, et ne possédant vraisemblablement qu’une sécrétion interne ; les Ilots de Langerhans secondaires représentent la partie persistante, sans cesse renouvelée, de celle glande primitive.

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