Adénopathie tuberculeuse récidivée et
élasticité, il semble qu’en les rapprochant on eût réparé la solution
L’interprétation qui consiste à voir dans cette lésion une rupture ancienne du diaphragme à son insertion phrénique, paraît extrêmement probable.
La hernie est logée entre le péricarde et la plèvre ; le plus soûles viscères, pourvus ou non d'un sac péritonéal.
Chez notre homme il s’en était formé un adventice aux dépens du tissu cellulaire.
Schwartz et Rochard ont proposé, la hernie reconnue, de s’ouvrir une voie thoracique, pour l’aborder. Or il est certain que dans notre cas il eût été, sinon impossible, du moins très difficile, d’arriver par l’abdomen à un résultat satisfaisant. Au contraire, par une résection costale on aurait pu arriver rapidement dans le sac, réduire les viscères et aborder l’orifice qui leur livre passage.
3. Violent traumatisme du thorax. — Fractures multiples de presque toutes les côtes et enfoncement de la paroi thoracique. — Déchirure du poumon. — Emphysème. —
réductible, infectée secondairement" — Mort quasi-subite sept semaines après l’accident. — Bulletins de la Société anato-
On notait au niveau du 2 e espace intercostal une tumeur de consistance uniforme et molle, assez bien limitée, quasi-fluctuante, facilement et complètement réductible. Elle disparaissait sous la moindre pression ; la main percevait alors une crépitation qui
se montrait de nouveau, elle augmentait par l’expiration et surtout par la toux.
C’est une collection en bissac,intra et extra-thoracique. La portion intra-thoracique de la poche était creusée dans le parenchyme du poumon lui-même. Cet organe était soudé à la paroi ; il n’existait
avec sa cavité. Cette déchirure du poumon s’était produite indépendamment des fragments costaux qui ne pénétraient point dans le tissu pulmonaire. Il y avait eu soit un éclatement sous la pression excessive, soit une rupture par tiraillement de l’organe fixé par des adhérences.
Ces mêmes adhérences empêchant tout déplacement du poumon, il est certain que cet organe n’a pu faire hernie à aucun moment.
La production d’une tumeur hémopneumatique du genre de celle observée chez notre malade n’est guère possible que dans ces
un fait des plus rares.
13o - Mamelle.
1. Deux cas de tuberculose mammaire. — Gazette des hôpitaux ,
La tuberculose mammaire, dont l’existence n’était pas démontrée il y a vingt ans, est actuellement peut-être la plus complètement étudiée dans toutes les maladies du sein.
La maladie n’est pas une, mais variée dans ses formes et dans
L’un de ces cas surtout présente de l’intérêt, car il s’agit d’une forme considérée comme très rare, d’une tuberculose à foyers multiples et disséminés.
Le tissu conjonctif interstitiel de la mamelle est presque complètement respecté. Les lésions sont pour ainsi dire systé-
qu’elle occupe.
2. Volumineux abcès torpide du sein chez une jeune fille de seize ans. — Bulletins de la Société anatomique , 28 décembre' 1900.
En dehors de lapuerpéralité les abcès du sein sont peu fréquents et ce sont presque toujours des abcès chauds, soit superficiels et d’origine externe, soit consécutifs aux mastites des nouveau-nés ou des adolescents. Les abcès à marche lente sont alors de rares exceptions, réserve faite pour les collections froides, sous-mammaires ou intra-mammaires, de nature tuberculeuse.
Un abcès survenant sans cause immédiatement évidente chez un sujet jeune, avec des allures torpides, et guérissant par la simple évacuation, est donc un fait curieux et bien digne d’être relaté.
3. Épithélioma des deux mamelles avec noyaux dermiques secondaires coïncidant avec une péritonite tuberculeuse.
(En collaboration avec le professeur Le Dentu.) — Revue de chirurgie , 10 avril 1900.
Nous ne connaissons point d’observation qui soit rigoureusement comparable. Le cancer occupant les deux seins a présenté des allures tout à fait insolites, et la coïncidence d’une péritonite
rapprocher et à expliquer l’une par l’autre deux lésions développées simultanément dans le même organisme. Or, ici, ce rapprochement ne pouvait conduire qu’à une interprétation erronée.
Il y a eu, en somme, chez notre malade une phase de début, avec tuméfaction dure des seins, survenue brusquement, période de mastite aiguë totale ; une phase où les lésions ont pris l’aspect nodulaire en même temps que se développait la péritonite ascitique ;
guérison apparente de la localisation abdominale ; enfin, une quatrième et dernière phase de néoplasie panglandulaire avec envahis-
suraigu des deux mamelles. Or, la disparition de la tuméfaction générale, le désempâtement et l’assouplissement des seins, la rétrocession des phénomènes alarmants du début, et toute la suite ultérieure de la maladie prouvent qu'il ne s’agissait point de la mastite carcinomateuse.
Plus tard, l’aspect des glandes était tellement différent de ce qu'il était au début et, d’autre part, la lésion abdominale devenue à ce point prédominante que la notion de cancer semblait s’éloigner de plus en plus.
11 était acquis qu’elle avait une péritonite tuberculeuse à forme
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pperplasique de leur paroi.
tinuis, des difficultés, des dangers que comporte la cure d’une die infirmité. Une hystérectomie abdominale pour suppuration elvienne a été suivie d’une large fistule stercorale déversant la
montre. Il y avait anurie complète, vomissements exclusivement bilieux, augmentation assez considérable du volume de l’abdomen. Circonstance bien curieuse, il existait une matité complète du ventre depuis l’ombilic jusqu’au pubis et d'une épine iliaque à
.prudente, de la boutonnière mésentérique.
Ce cas est un des plus intéressants qui aient été signalés. Quand la malade fut observée pour la première fois, elle présentâmes signes d’une hémorrhagie interne, et l’on pensa à une inondation
Une fistule persista longtemps, donnant issue à un liquide rappelant le suc pancréatique. Je me proposais d’aboucher cette
pancréatique accessoire ; mais cet orifice finit par s’oblitérer complètement. La malade ayant, succombé récemment à une
qui ne permettent nullement d’attribuer au kyste une origine néoplasique.
la surface intestinale dépourvue de séreuse.
C’est par là, en effet, qu’elles échappent le plus souvent à une thérapeutique rigoureuse et régulière. Ce sont les mauvais cas. Pour eux, la cure radicale est souvent illusoire, parfois impossible. L’intervention, toujours délicate, est parfois périlleuse, et
autres opérations de hernies.
La solution, commode et pratique aux grosses difficultés que rencontre ici l’acte opératoire, étant encore à trouver, je me suis
! complète que possible de
L’opération me paraît devoir être pratiquée de la manière suivante, sur le plan incliné et après traitemént préopératoire (repos, purgatifs répétés, etc.).
1° Mise à nu de l’orifice inguinal, débridement en dehors de cet orifice dans le sens des fibres du grand oblique. Ouverture du péritoine au niveau du trajet inguinal. On s’épargne ainsi tout tâtonnement dans la recherche du sac, et tout ennui du côté de l’intestin.
2° Libération de celui-ci par voie de décollement.
3° Incision soit sur le bord externe du muscle droit, soit au voisinage de la crête iliaque.
4° Réfection du mésocôlon et fixation l’un à l’autre de ses deux feuillets à l’aide d’un grand nombre de sutures à la soie fine, soit à points séparés, soit en surjets disposés en lignes radiées dans
les interstices des vaisseaux ; fixation de la base du méso à l’aponé-
névrose iliaque, à la partie la plus reculée de la fosse iliaque.
5° Suture de la plaie abdominale.
6® Réfection aussi soignée que possible du trajet inguinal.
Ainsi comprise, l’opération est un peu plus compliquée que celle qui est adoptée généralement. Mais dans les cas où elle est possible, le malade sera, sans aucun doute, dans des conditions meilleures.
En pratiquant l’incision abdominale par la gaine du muscle droit
résistantes. J’attirai ce fond jusqu’à la plaie pariétale où je le suturai, ne pouvant ni le réduire, ni le supprimer. Ma malade guérit fort bien.
nécessaire par une suppuration intarissable, il en est d’aütres'où elle est non moins légitime, quand, par exemple, le fonctionnement de l’intestin est troublé d'une façon durable par les adhérences qui en effacent le calibre, ou déterminent des coudures.
Appendicite
entre la psoïtis et les affections voisines (suppurations péricæcales, etc.)* Le traitement est plus précoce et mieux compris.
cas observés en dehors de la puerpéralité. Les deux observations
mentionnées plus haut (Th. de Petit) viennent entre autres à l’appui de cette proposition.
Mais j’ai en outre insisté sur les formes franchement bénignes, auxquelles appartenaient deux cas que j’ai pu recueillir à l’hôpital Saint-Louis.
Dans l'un il s’est formé lentement un abcès du psoas, non seulement sans phénomènes inquiétants, mais sans trouble bien apparent de la santé générale.
Une simple incision a amené la guérison; encore fut-elle tardivement pratiquée, car la malade se refusa d’abord à toute opération.
Cette observation, en elle-même fort simple, tire précisément son intérêt de la pauvreté des symptômes déterminés par la suppuration, de son évolution tranquille et sans retentissement sur la santé générale, de sa guérison par les soins les plus sommaires.
Il existe donc une forme de psoïtis dans laquelle l’abcès évolue avec une bénignité remarquable.
Mais il y a plus, et la guérison peut survenir par résolution complète, alors même que la lésion est bilatérale, l’envahissement simultané ou successif des deux côtés ayant toujours été pourtant
un tel degré d’atténuation qu’à titre d’exceptions. Cependant il en faut tenir compte dans la pratique. Si le pronostic général de la maladie est sérieux, il s’est grandement amélioré pour les cas ordinaires, et il peut même être tout à fait favorable.
Cette observation présente un certain intérêt âu point de vue spécial de la pathogénie du varicocèle symptomatique. On a voulu établir une relation .étroite entre le varicocèle des tumeurs du rein et l’envahissement secondaire des ganglions du hile, dont il serait une conséquence, ce qui a de l’importance au sujet du diagnostic de l’étendue des lésions et des déterminations à prendre. Or, chez ce sujet il y avait un varicocèle énorme qui a disparu après l’opération, et pas d’adénopathie appréciable. Sa présence était donc due à la tumeur rénale, et à elle seule.
2. De la greffe des uretères dans le rectum.— Bulletins de la Société
En 1892, ce sujet était tout; nouveau encore, et l’on pouvait
nombreux auteurs qui depuis ont repris la question ont toujours.
De ces expériences se dégageait Une impression assez peu favorable, caries infections ascendantes étaient presque la règle quand.
pouvait être reconnu par la palpation. L’examen de la pièce montre que c’eût été matériellement impossible.
C’est évidemment la solution idéale que celle qui consiste à extirper la ou les tumeurs sans ouvrir la cavité utérine, en laissant le fœtus avec l’espoir de voir la grossesse continuer.son évolution. Toutefois, il faut grandement réfléchir avant d’entreprendre lé
détruite <
la présence sur les parois du bassin de deux abcès d’une variété très exceptionnelle.
Or, comment expliquer la présence en ces points symétriques de la cavité pelvienne de deux collections indépendantes des
conservé aucun doute sur l’existence d’un psoïtis primitif, que si les lésions avaient été plus étenduès, le corps charnu du muscle plus complètement détruit ; on n’aurait non plus élevé aucun soupçon sur le siège primitif de la suppuration dans l’épaisseur du
en évidence par la dissection de cette pièce s’applique à un grand nombre de cas analogues. On a émis plusieurs hypothèses au sujet de la fréquence du psoïtis chez les accouchées ; quelquesunes sont sans grand fondement.
En général on admet qu’il s’agit d’une détermination locale de l’infection générale, favorisée d’une part par la texture plus fine de ce muscle, de l’autre par les tiraillements plus ou moins réels dus aux efforts de la parturition.
Je ne voudrais point trancher ce point de doctrine, mais il est probable que cette explication n’est point générale, et que pour
locale et répond au mode pathogénique mis ici en évidence.
i atrophiantes pratiqué
permet de pénétrer très largement dans le bassin et en particulier d’atteindre des parties très élevées du rectum.
l’anus, il faut renoncer à la voie sacrée. Leur extirpation peut être pratiquée par les voies naturelles ou par la voie périnéale.
iube digestif et du rectum en particulier et apporter des puleux dans ce traitement préliminaire, ndispensable, pour éviter des suites opératoires fâ-
pensé qu’on pouvait et qu’il valait même mieux s’en passer dans la plupart des cas, mais que si on adoptait cette pratique très
l’intervention sacrée. Cette conduite semblait devoir être adoptée, surtout dans les cas exceptionnels où Ton croirait devoir opérer pour un rétrécissement non cancéreux.
Willems et Gersuny avaient proposé, pour remédier à l’incontinence fécale, de créer des sphincters artificiels. Les conséquences
considérables si W succès avait répondu à ces tentatives. J’ai donc repris cette question expérimentalement et si ce travail de critique m’a conduit à louer l’ingéniosité de ces auteurs, j’ai dû considérer
Chez quelques éphalique dans l’i
parmi les os courts, le calcanéum est de beaucoup celui qui est le plus souvent frappé, prédisposition qui tient sans doute à son volume et à sa structure. Cependant les cas publiés, dont je donne les indications dans mon mémoire, n’én sont pas très nombreux.
L’affection débute habituellement au centre du calcanéum, dans le point où le tissu spongieux, largement creusé d’aréoles, est le plus riche en moelle. Ces sarcomes centraux ont une période latente, pendant laquelle ils ne déterminent que d’obscures douleurs, puis ils effondrent la coque compacte et font saillie au dehors. Pendant cette période de début on peut hésiter dans le diagnostic et songer à des lésions d’ostéite fongueuse. Ces difficultés se présentaient par exemplè dans le cas très connu de M. Duplay (ÎDuret, Soc. mat., 1874 ; Duplay, Soc. chir ., 1876) ou celui de Fahlenbock.
Le cas que j’ai observé diffère de ces sarcomes centraux. lia pris naissance à la partie postérieure et superficielle de l’os, au niveau du périoste de la mince épiphyse qui couvre comme d’une croûtéjjâ région talonnière du calcanéum. La tumeur a fait relief tout de suite sous les téguments distendus et a rendu bientôt impossible le port d’une chaussure. On est généralement conduit à traiter cette lésion par l’amputation de jambe ou tout au moins par la suppression du tarse postérieur à la manière, de Wladimiroff-Mickulicz. Ici, l’os n’étant envahi que ! dans une faible épaisseur, on a pu essayer la résection partielle du
Côté gauche, vu d’avant. Côté droit, vu d’avant,
vail l’énumération critique. L’opération d’Ogston est la seule qui