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Le cancer de la joue. - Congrès de

La partie déclive du vestibule buccal, le cul-de-sac gingivogénien, est le point de départ habituel de la lésion. Même quand celle-ci est

point.

• Partie de là, la lésion épithéliale remonte d’une part à là face portion alvéolaire du maxillaire. De très bonne heure, dès le priri 3

généralement respecté, et enfin à l’indolence.

Le mécanisme de la perforation génienne est en général complexe, et les infections secondaires entrent pour une bonne part dans cette

du cancer de la joue. Ce sont eux parfois qui attirent l’attention de ce côté et révèlent sa présence. Il arrive aussi qu’ils la détournent, et que l’on traite l’affection aiguë secondaire, sans en avoir soupçonné le point de départ.

Le canal de Sténon vient s’ouvrir au milieu des végétations cancéreuses, ou tout à côté de l’ulcération. C’est un fait remarquable qu’il ne se produise point, dans de telles conditions, des infections

ja tuberculose de la langue, — Joi

Le procédé que j 'utilise pourrait être appelé procédé anatomique ;

> cherchée, peut être quelquefois lié

Quand on a terminé cette première partie de l’opération, qui est la partie essentielle , on a sous les yeux une véritable préparation des régions sus-hyoïdiènne latérale et carotidienne.

Vient maintenant l’ablation de la moitié correspondante de la langue. Un coup de ciseaux débride en avant la sangle mylo-hyoïdienne, puis la muqueuse buccale est sectionnée le long de la mâchoire, et la langue saisie avec une pince est attirée à l’extérieur.

Avec des ciseaux on fend alors la langue en deux selon la longueur jusqu’à sa racine, section qui se fait à blanc, même quand on a omis de pincer la linguale.

ciseaux tranche l’hyo-glosse, les fibres du muscle s’écartent et Taries vaisseaux rencontrés au cours de l’opération. Puis l’on achève de

Il reste maintenant à réparer, après avoir placé les ligatures.

Tout d’abord, il importe de protéger la région carotidienne de l’infection d’origine buccale, de l’isoler aussi complètement que possible. Pour cela, j’établis avec soin des sutures unissant le ventre

Un drain est laissé, au point le plus déclive de l’incision carotidienne. Il doit être enlevé au bout de vingt-quatre heures.

bords de la tranche de section, avec des anses de soie fine. Cette partie de la langue prend alors un aspect cylindro-conique.

Du côté de la base, la largeur de la perte de substance est une grosse difficulté pour la réparation ultérieure. Pour abréger autant que possible cette période, j’ai soin de libérer la partie restante de cette base par une petite incision transversale, ce qui permet de l’attirer jusqu’au contact du maxillaire. Pour la maintenir dans cette situation, quelques points à la soie fine sont placés et, en outre, deux crins qui passent à travers les parties molles sous ou derrière la mâchoire, vont encore se nouer sur une lanière de gaze placée extérieurement.

H ne reste plus qu’à réunir les incisions cutanées, réunion qu’il Vaut mieux laisser incomplète.

C’est surtout pour les cas observés par bonheur dans leur début qu’il faut déployer une thérapeutique énergique : suppression de la moitié delà langue et de tous les ganglions lymphatiques correspon-

Ma conclusion n’est point de prêcher l’extirpation à outrance dés néoplasmes étendus. C’est au prix d’opérations énormes appliquées à de petits cas que l’on aura des résultats. Il n’est que trop vrai, les insuccès sont nombreux ; ils sont encore la règle. Mais l’espoir d’obtenir quelques résultats durables n’est nullement chimérique. C’est bien là ce qui autorise toute la chirurgie du cancer.

18. Cancer du frein delà langue et du plancher de la bouche. Extirpation par la voie sous-maxillaire. — Bulletins de la Société

19. Cancer du plancher de la bouche. — Bulletins de la Société

20. Cancer du plancher de la bouche. - Bulletins de la Société anatomique , 21 décembre 1900.

J’ai attiré l’attention: 1« sur les résultats de l’examen histologique ; 2° sur l’emploi de la voie sous-hyoïdienne pour extirper ces lé-

1° Verneuil avait affirmé autrefois que le cancer du plancher de la bouche avait pour point de départ habituel la glande sublinguale. Cette opinion devint classique et se trouve exposée dans une série de thèses et même dans des traités récents.

Elle n’est cependant, pas soutenable et l’on établit sans peine, par l’examen des pièces, que la lésion part des couches profondes du revêtement épithélial de la muqueuse du plancher, et que, si les glandes ont à souffrir de ce voisinage, elles n’y sont pouf rieiy

,Ce fait est la règle générale pour les cancers de la bouche, fia muqueuse buccale est richement pourvue de glandes salivaires, et pourtant les épithélioipas qui se développent aux dépens de ces glandules sont tout à fait exceptionnels, au lieu que ceux qui partent de la muqueuse elle-même sont extrêmement fréquents. Le plancher de la bouche est en cela comparable aux autres parois de

la cavité buccale, et ses glandes ne fournissent qu’une faible proportion des tumeurs malignes qu’on y observe.

2° La voie sus-hyoïdienne uni ou bilatérale, sans section du maxillaire, ni des attaches de la langue, est suffisante pour l’extirpation d’un grand nombre de cancers du plancher de la bouche.

L’intervention peut être menée avec méthode, sans que rien soit laissé à l’imprévu. On commence par enlever la glande sous-maxillaire et les ganglions correspondants ; puis, on ouvre la muqueuse après avoir sectionné le ventre antérieur dü digastrique et le mylohyoïdien. La facilité plus ou moins grande avec laquelle la langue se laisse luxer au dehors est proportionnelle à l’étendue de la tumeur et

peut faire une très bonne opération.

Je joins maintenant le curage préventif de la région carotidienne à l’évidement du creux sous-maxillaire non de toute la région carotidienne, mais de sa partie moyenne. Là se trouve un confluent lymphatique qui est la pierre d’achoppement dans le traitement de presque tous les cancers buccaux ou bucco-pharyngés. C’est là qu’il faut agir pour assurer l’avenir des opérés.

Quand le cancer du plancher est assez étendu, ou médian, et que les deux côtés sont suspects, je pense qu’il faut faire à droite et à gauche l’évidement de la loge sous-maxillaire et commencer par là. D’un côté, ce sera tout ; par l’autre, on achèvera l’opération. Il est préférable de ne couper qu’un seul des digastriques et de n’inciser qu’une seule fois la sangle mylo-hyôïdienne.

Quand la tumeur envahit la gencive, il faut joindre à l’opération sus-hyoïdienne un temps buccal, consistant dans la suppression de toute la portion alvéolaire du maxillaire. On peut être relativement conservateur vis-à : vis de cet os, dont la résection proprement dite doit être, à notre avis, réservée aux tout à fait mauvais.

toutes les causes qui sembleraient devoir rendre cette infection presque inéluctable.

J’insiste en outre sur le rôle de l’espace celluleux sublingual, sur la diffusion des lésions. L’envahissement de cet espace est accusé par deux signes, la douleur résultant de l’altération des filets du lingual et la rigidité du plancher entraînant la diminution ou la perte de la mobilité de la langue avec ses conséquences au point de vue de là phonation et de la déglutition,

2. Tumeur salivaire parotidienne. - XIII e Congrès international de médecine , Paris, 1900, section de Chirurgie. .

Il y avait chez mon malade une ectasie localisée d’une portion des voies salivaires intra-parotidiennes. Ce n’était pas un kyste, car les kystes sont clos. Ici la poche était en libre communication avec le canal de Sténon. Son contenu refluait dans la bouche sous la pression la plus légère. Ce n’était pas non plus une de ces dilatations liées à l’inflammation chronique, ou entretenues par quelque obstacle, comme on en peut trouver sur tous les conduits excréteurs. Le canal excréteur était sain,'ou peu. s’en, faut, complètement perméable et ne contenait aucun corps étranger. D’autre part, la poche pendant fort longtemps avait été remplie par un liquide purement salivaire. A la longue elle s’était infectée secondairement.

J’ai eu la bonne fortune d’obtenir la guérison complète de mon malade par d’énergiques cautérisations au chlorure de zinc, après avoir reconnu l’impossibilité d’extirper la poche et l’avoir drainée.

3. Kyste hydatique de la parotide. — Bulletins de la Société ^ 4. Kyste parotidien. - Bulletins de la Société anatomique ,

Quelques-unes de ces grenouillettes parotidiennes ne sont-elles pas en réalité des kystes à part, prenant naissance par exemple aux dépens de débris branchiaux inclus dans l’épaisseur de la parotide de-

en présence de cas comme celui-ci, la structure de la paroi ne per-

vaire. On croirait plus volontiers à. une production d’origine ecto-dermique, résultant par exemple d’une inclusion datant de la période embryonnaire.

interstice du muscle, vient se montrer à la région sus-hyoïdienne.

Cette théorie de la migration du kyste est en rapport avec ce fait, bien établi par la clinique, qu’une tumeur sublinguale a précédé la tumeur sus-hyoïdienne. Cependant aucune constatation anatomique

La remarquable observation de Dieu vint prouver qu’il s’agissait bien d’un kyste en bissac, étranglé à sa partie moyenne par une boutonnière musculaire.

Cependant la manière dont s’effectue ce passage à travers les fibres musculaires, et les conditions qui le favorisent, présentaient encore une certaine obscurité. Quelques recherches entreprises à ce sujet m’ont fait connaître un détail anatomique, généralement omis dans les traités classiques, qui m’a paru en fournir une explication assez satisfaisante (1). Chez un grand nombre de sujets, les glandes

dien des prolongements, parfois volumineux, en continuité avel le reste de la glande. Chez ces sujets, les glandes sublinguales sont pour ainsi dire en sablier, une portion étant située au-dessus, une autre au-dessous du plan musculaire mylo-hyoïdien. Une grenouillette développée dans une de ces glandes évoluerait forcément dans les deux sens et serait d’emblée une grenouillette en bissac. Lasituation immédiatement sous-muqueuse de la partie supérieure fait qu’elle se développe plus librement, plus vite, et qu’elle est plus aisément reconnue que l’inférieure, moins volumineuse et vôilée'par des parties molles relativement épaisses.

Mais qu’un obstacle vienne contrarier le développement par en haut du kyste, et sa partie inférieure deviendra prédominante, s’étendant de plus en plus vers la région sus-hyoïdiennë.

9. Énorme enchondrome delà glande sous-maxillaire. — Bulletins de la Société anatomique , 9 octobre 1903 et Presse médicale , 1904.

La tumeur pesait 6 kilog. 772 gr. — Elle évoluait depuis vingtcinq ans.

depuis longtemps. Ces ca malades, sans dégâts et s; quand il s’agit de poser le:

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